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Fascisme et totalitarisme
Nolte Ernst ; Courtois Stéphane ; Bruneteau Bernar
BOUQUINS
32,00 €
Épuisé
EAN :9782221109601
Grâce à « Bouquins », les textes fondamentaux du philosophe et historien allemand contemporain Ernst Nolte sont enfin republiés.Ernst Nolte (né en 1923) est devenu célèbre en publiant en 1963 Le Fascisme dans son époque, triptyque présentant une étude comparée des deux mouvements fascistes principaux le fascisme de Mussolini et le national-socialisme de Hitler, et de l Action française considérée comme un phénomène précurseur. Paru en français en 1970, ce texte a marqué une date fondatrice dans l approche historienne du fascisme: dépassant l analyse statique du totalitarisme en termes de structures analogues (Arendt, Aron, Friedrich, Brzezinski), Nolte inaugure une approche « historico-génétique » qui voit dans l émergence du fascisme le fruit d un enchaînement dialectique, et en particulier une réaction de type révolutionnaire au mouvement marxiste européen d avant 1914 et surtout à la révolution bolchevique de 1917.Considéré comme l un des spécialistes mondiaux de l analyse du fascisme, Nolte dresse le panorama de l ensemble de ces mouvements, de la Norvège à l Espagne et de la Grande-Bretagne à l URSS. Ernst Nolte publia en 1986 un article fameux, « Ce passé qui ne veut pas passer », où, dépassant la théorie des circonstances la brutalisation due à la guerre de 1914-1918, la défaite allemande de 1918, l antisémitisme, il avance l hypothèse que la dimension exterminationiste du nazisme à partir de 1941 serait due à l existence d un précédent: les gigantesques massacres de masse inaugurés par les bolcheviks en Russie dès la guerre civile de 1918-1922, et systématisés par Staline entre 1929 et 1941. Nolte en venait à se demander si le Goulag n avait pas servi de modèle à Auschwitz, ce qui mit le feu aux poudres en Allemagne où débuta une vaste « querelle des historiens », formidable polémique qui valut à Nolte d être largement ostracisé. Un demi-siècle d une réflexion approfondie sur notre tragique XXe siècle, dont François Furet a loué l originalité dans Le Passé d une illusion.La chute tout à fait inattendue du Mur de Berlin mit fin à la « querelle » en Allemagne, mais elle rebondit en France en 1995 avec l attention portée par François Furet aux thèses de Nolte dans Le Passé d une illusion, puis lors de la parution du Livre noir du communisme en 1997. Ce volume contient ainsi les principaux textes d Ernst Nolte, précédés d une longue autobiographie inédite où l historien allemand rappelle les moments principaux de son itinéraire tant personnel qu intellectuel. Le volume est introduit par Stéphane Courtois qui revient en détail sur les tribulations de la réception de la pensée de Nolte en France. Le triptyque du Fascisme dans son époque est accompagné de textes de présentation par des spécialistes reconnus: Bernard Bruneteau, Emilio Gentile, Andreas Wirsching et Gilbert Merlio.
Comment le fascisme s'est-il développé ? Par quelles figures a-t-il été porté au pouvoir ? Tout en cherchant à définir les traits essentiels de l'idéologie fasciste, Ernst Nolte examine les singularités de chacun des mouvements qui s'en revendiquent, livrant une analyse comparative de la montée du fascisme en Europe. Salazarisme portugais, métaxisme grec, oustachis croates, Croix fléchées hongroises : tous sont ici présentés et étudiés à l'aune d'un contexte historique européen aux enjeux complexes. Né en 1923, Ernst Nolte est professeur émérite à la Freie Universitât de Berlin. Grand spécialiste des mouvements politiques de l'entre-deux-guerres, auteur notamment de La Guerre civile européenne (2000), il signe avec cet ouvrage une synthèse incontournable sur la montée du fascisme en Europe.
Ce livre présente le travail et la pensée de Bartolomé de Las Casas, figure majeure de l'histoire de l'Eglise et des arts, qui a combattu toute sa vie pour les peuples du Nouveau-Monde, découverts et dominés par les Espagnols. Las Casas a en effet défendu, notamment lors de la célèbre controverse de Valladolid, le droit des peuples amérindiens à vivre en liberté, à résister à la domination espagnole, à respecter et à préserver leurs propres cultures, leur religiosité, et à conserver après conversion les éléments compatibles avec le christianisme. La défense de ces droits et de l'unité et de l'égalité de la famille humaine fait de Bartolomé de Las Casas un " précurseur " à la fois du Concile Vatican II et du monde postcolonial et mondialisé de notre époque.
Il a tout fait pour qu'elle s'en aille. Maintenant, il est prêt à tout pour qu'elle reste. Ca fait des mois qu'Alexander ne s'est pas senti libre. Et les gardes-malades que sa soeur s'entête à lui imposer n'aident pas. Il a beau les faire fuir l'une après l'autre, elle continue de les embaucher sans lui demander son avis. Tout ça parce qu'elle ne veut pas qu'il reste seul. Une fois de plus, il va devoir se montrer exécrable pour faire décamper la petite nouvelle. Sauf que Lizzie est pleine de surprises... et beaucoup plus coriace que prévu. Sous ses dehors fragiles, cette femme a du cran et ça lui plaît. Son sourire, sa douceur et son audace lui feraient presque du bien. Mais Alexander n'a pas le droit de tomber amoureux. Pas maintenant.
Le célèbre historien allemand se penche sur le cas Nietzsche. Il retrace une biographie de l'auteur d' " Ainsi parlait Zarathoustra ", expose les thèses de sa pensée tumultueuse et fulgurante, dévoile sa descendance intellectuelle, jusqu'à la Première Guerre mondiale. C'est le propre de la philosophie nietzschéenne que d'avoir connu toutes sortes d'interprétations provenant de sphères diverses. Passage obligé, l'œuvre de Nietzsche est devenue un champ de bataille. Ernst Nolte, dans cet essai original, où il reprend sa grille de lecture du XXe siècle exposée dans d'autres ouvrages, nous aide à mieux saisir cet esprit essentiel à la compréhension de la modernité. Un livre utile pour le publie français où bien des aspects méconnus de Nietzsche, notamment de sa correspondance, sont ici mis en lumière.
Depuis trois quarts de siècle, le Kobbé est l?ouvrage de référence des amateurs d?opéras dans le monde entier. Paru pour la première fois en 1922 ? quatre ans après la mort accidentelle de son auteur, Gustave Kobbé (1857-1918), écrasé par un hydravion alors qu?il faisait du bateau au large de Long Island ?, cette bible des mélomanes a connu d?innombrables rééditions et de nombreuses traductions.À trois reprises (1954, 1976, 1985), Lord Harewood ? qui a dirigé pendant plus de vingt ans le Royal Opera House de Londres, puis l?Opéra de Covent Garden ? a complété et mis à jour cet incomparable instrument de travail.Aujourd?hui, il présente, secondé par Antony Peattie, une version entièrement renouvelée. Enrichi de soixante oeuvres nouvelles, portant à près de cinq cents les opéras répertoriés, le Nouveau Kobbé présente, par ordre alphabétique des compositeurs, des analyses fouillées et faciles à lire d?un répertoire en constante évolution. Un classique dont le succès ne se dément pas.
Les romans de la Table Ronde sont de grands récits d'amour : autour d'Arthur, le roi légendaire, l'élite de la chevalerie s'adonne aux exploits qu'alimente la force du désir. Lancelot, l'amant idéal, éprouve pour Guenièvre, l'épouse de son souverain, une folle passion qui doit rester secrète ! Mais Gauvain, le neveu d'Arthur, peut faire état du prestige de sa séduction : beau et galant, ardent, il est disponible à la moindre invite des dames, parfois au risque de sa vie - car une nuit auprès d'une jeune fille nue et consentante qu'un père livre à son hôte est bien périlleuse : une épée aux attaches d'argent interdit la jouissance ! Gauvain se prête aux fantasmes les plus divers : sa force suit le cours du soleil... Le fantastique aussi imprègne les récits. Merlin l'Enchanteur, né d'une copulation du diable avec une jeune fille, est à l'origine de la Table Ronde. C'est grâce à lui qu'Uterpendragon, passionnément épris d'Ygerne, prend les traits de l'époux absent et c'est dans l'illusion d'une nuit que sera conçu Arthur. Merlin établira la souveraineté du jeune homme, roi de la Table Ronde. Une femme peut elle aussi accomplir un acte extraordinaire : pour sauver Caradoc, la belle Guinier accepte de se plonger dans une cuve de lait, une nuit de pleine lune, et de sacrifier l'extrémité de son sein blanc. Les quêtes des chevaliers de la Table Ronde mènent au Graal, qui garde le mystère de son nom et de son origine : objet magique, source de vie, il fait partie des talismans de l'autre monde. L'initiation du jeune Perceval et son échec dans cette quête imprègneront profondément la sensibilité occidentale. Du XIIème au XVème siècle, la légende arthurienne, en français et en langue d'oc, a essaimé dans l'Europe entière, témoin de la séduction de la "matière de Bretagne".
La communauté, l'abbé et la Règle sont les trois piliers du monachisme repris et enrichis par saint Benoît de Nursie, fondateur du Mont-Cassin au milieu du VIe siècle. Quinze siècles plus tard, des dizaines de milliers de moines et de moniales continuent à se réclamer de cette tradition et à vivre selon ces mêmes principes sur les cinq continents, qu'il s'agisse des Bénédictins, des Cisterciens, des Olivétains et de bien d'autres... Dans le monastère, tous, moines ou moniales, abbés et abbesses, sont soumis à ce petit texte, la Règle de saint Benoît. Constamment lu et relu, commenté et expliqué, puisque l'on compte plus de 1 500 éditions depuis le XVIe siècle, il forme le coeur de cet ouvrage. Chacun de ses 73 chapitres ainsi que son prologue sont analysés par des spécialistes, chercheurs et moines qui présentent ainsi l'histoire des pratiques bénédictines du vie au XXIe siècle. Quel est le rôle du supérieur ? Quelle est la forme de la prière ? Comment les moines et moniales se nourrissent-ils ? Où dorment-ils ? Comment s'habillent-ils ? Quel sens donnent-ils à leur séparation d'avec le monde ? Comment conduisent-ils la gestion économique des communautés ? Comment ont-ils appréhendé l'arrivée du téléphone puis d'Internet et des réseaux sociaux ? Comment vivent-ils la pauvreté individuelle ? Voici quelques-unes des questions auxquelles ce livre répond à travers l'étude des chapitres de la Règle. Cette Règle, véritable ADN de la vie monastique occidentale, devient ainsi accessible à un large lectorat, au-delà des seuls habitués des monastères, et cela sans doute pour la première fois depuis l'invention de l'imprimerie.
Dès leurs premières incursions en Occident à l'extrême fin du VIIIe siècle, les Vikings héritèrent une réputation sulfureuse. Indignés par le sort que ces prédateurs venus du Nord réservaient aux riches abbayes, les clercs brossèrent d'eux un portrait sans nuances: barbares païens d'une cruauté inouïe, égorgeant hommes, femmes et enfants, buvant le sang de leurs ennemis dans des crânes et sachant, de surcroît, mourir dans un éclat de rire. Cette image de monstres sans toi ni loi - certains même n'hésiteront pas à les qualifier plus tard de surhommes - va perdurer jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle. Depuis, pour démêler le faux du vrai, le mythe de la réalité, les chercheurs ont sollicité l'archéologie, l'histoire, la numismatique, la philologie, la runologie et proposé une lecture plus subtile de cette société scandinave. Pillards, certes à l'occasion, mercenaires au service du plus offrant, les Vikings furent avant tout des marchands: vendeurs de fourrures, d'ambre et d'esclaves, acheteurs de tissus, d'armes et de grains. Ils furent également de grands artisans, mettant au point, entre autres, un bateau extraordinaire, aussi maniable en eaux peu profondes qu'en haute mer. Le droit coutumier et la religion des Vikings, d'une grande tolérance, jouèrent un rôle important dans le développement de cette société sans préjugés qui ignorait la violence gratuite et la torture. Ces hommes, dont la civilisation dura près de deux cent cinquante ans (v. 800-v. 1050) et qu'un concours exceptionnel de circonstances a portés sur le devant de la scène de l'histoire, apparaissent ici tels qu'ils turent réellement, loin des fantasmes de notre imagination.
Résumé : Durant des décennies, il a été d'usage d'associer libéralisme économique et libéralisme politique, économie de marché et démocratie. Mais l'évolution du capitalisme, entre accroissement vertigineux des inégalités et emballement des politiques identitaires, contredit chaque jour un peu plus cette vision optimiste. Contrairement à une idée reçue, l'Etat apparaît comme un enjeu central pour les néolibéraux, en ce qu'il permet une réorientation des politiques publiques en faveur des plus riches et que, naguère régulateur, il est désormais devenu l'instrument même de la dérégulation économique. Servira-t-il aussi d'ultime rempart répressif à l'oligarchie face aux troubles que sa politique aura causés ? Retour inquiet d'un quinquagénaire sur l'échec de sa génération, élevée dans l'idée du progrès à venir et aujourd'hui confrontée à une crise protéiforme, cet essai montre comment la généralisation à tous les champs de l'activité humaine de ce qui est présenté comme la "rationalité économique" est à l'origine de l'instabilité actuelle. Mais aussi qu'à rebours de ce que les tenants du néolibéralisme aimeraient faire croire, le coeur du problème demeure politique plus qu'économique. Ce qui ouvre un espace à l'action.
Résumé : Le XXe siècle fut aussi celui du communisme : son irruption violente, les espoirs immenses qu'il suscita sur tous les continents, son apogée et sa trahison dans le stalinisme, enfin sa chute. Au-delà des querelles portant sur l'ampleur de ses méfaits ou le nombre de ses victimes, l'illusion qui en serait le fondement ou le mensonge qui en aurait permis la survie, Alexandre Adler en retrace l'histoire mondiale. Loin de toute orthodoxie, il offre une lecture originale d'un séisme politique dont on chercherait aujourd'hui en vain l'équivalent.
Cassirer Ernst ; Hendel Charles W ; Vergely Bertra
Résumé : Avril 1945. Ernst Cassirer achève peu avant de mourir Le mythe de l'Etat : un ouvrage réalisé à la demande de ses amis afin de tenter de comprendre les origines et les causes du nazisme. Sans jamais prétendre réduire le tragique de l'Histoire, mais sans renoncer non plus à toute explication, il invite la modernité à repenser son rapport au mythe. Les déformations qu'il fait subir à la pensée ne sont-elles pas la préfiguration, voire la caution, des violences politiques qui viennent ensanglanter les sociétés ? L'obscur besoin d'ordre qu'il véhicule et qui hante les fondements de la culture n'est-il pas responsable de la transformation de celle-ci en cauchemar, lorsqu'elle s'avise de ne plus lui résister mais de se confondre avec lui ? Le XXe siècle n'a-t-il pas basculé dans le tragique parce que subitement la culture s'est mise à célébrer le culte du héros, de la race et de l'Etat tout en versant dans un pessimisme dénigrant la Raison ? Ce livre peut être considéré, à bien des égards, comme le testament philosophique de l'un des plus grands penseurs de ce siècle, et en tout cas du plus digne héritier des Lumières. Livre savant attaché à reconstituer la mémoire de la Raison en refaisant l'histoire de toute la pensée politique, c'est aussi un livre de philosophe plaidant, à travers une critique du mythe, pour que la raison politique ne déroge pas à la plus haute de ses fonctions : réaffirmer la culture contre les tentations d'ériger l'idéologie, et donc la violence, en raison. Pour Cassirer, trois cultes particuliers ont propagé la déraison en politique : 1/ le culte du héros qui défend la nécessité de dirigeants politiques forts, voire d'hommes providentiels ; 2/ le culte de la race, véhiculé par Gobineau ; 3/ la conception hégélienne de l'Etat, dans laquelle l'institution étatique n'a pas à être limitée par les droits individuels, car elle est une réalité suprême, transcendante, divine, qui n'a sa finalité qu'en elle-même. Cassirer reproche à cette théorie de fournir une justification à la toute-puissance de l'Etat totalitaire.
Quand, le 8 mai 1945, le Troisième Reich s'effondre enfin, on veut croire à la mort du nazisme. C'est pourtant loin d'être le cas : organisations, militants, théories, ils sont nombreux à avoir survécu à la victoire des Alliés. Très vite émerge la crainte de voir se constituer une "Internationale noire" , laquelle va devenir un thème récurrent de l'industrie pop-culturelle - l'organisation Hydra de l'univers Marvel en est aujourd'hui le cas le plus fameux. Le contexte de guerre froide favorise bientôt la construction d'organisations internationales prônant le "nationalisme européen" , voire le "nazisme universel" . Ces mouvements se réfèrent généralement à l'Europe (le Mouvement social européen, le Nouvel Ordre européen, Jeune Europe étant les plus connus), mais il faut encore y ajouter leurs homologues américains, africains, parfois australiens. Le racisme nazi évolue donc vers une idéologie de préservation de la spécificité du "monde blanc" , hélas encore à l'oeuvre aujourd'hui. Grâce à des archives (surtout françaises et américaines) jamais exploitées, le présent ouvrage se propose de suivre ce ballet incessant et halluciné où se mêlent anciens nazis, collabos et jeunes convertis, pour lesquels le "Reich de mille ans" n'en est qu'à ses débuts. Spécialiste de l'extrême droite, Nicolas Lebourg est historien, chercheur associé au CEPEL (CNRS-Université de Montpellier). Cet ouvrage prolonge les travaux qu'il mène depuis 2015 dans le cadre du programme sur l'histoire des fascismes de l'Université George Washington. Il a notamment publié au Seuil avec Jean-Yves Camus Les Droites extrêmes en Europe (2015).