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Autobiographies, autocritiques, aveux dans le monde communiste
Noiriel Gérard ; Pennetier Claude ; Pudal Bernard
BELIN
24,85 €
Épuisé
EAN :9782701130613
Fondé sur des matériaux nouveaux, en particulier les archives de l'Internationale communiste, Autobiographies, autocritiques, aveux analyse l'immense travail biographique et autobiographique qui caractérise le fonctionnement de l'URSS, de l'Internationale communiste et des différents partis communistes (notamment français et italiens), et après-guerre, celui des " Démocraties populaires ". Inhérents aux mécanismes de gestion des populations des Etats socialistes et aux mécanismes de sélection, de promotion et de contrôle des élites sociales et politiques, les multiples usages du biographique nous introduisent au c?ur du travail de légitimation du système communiste. Le principe idéologique en est simple : le récit de l'histoire sociale et politique de chacun devient le critérium à partir duquel la hiérarchie sociale s'ordonne, l'idéal étant d'épouser par sa trajectoire sociale le mythe prolétarien et par sa trajectoire politique l'histoire du bolchevisme. A partir de ce canevas, les récits obligatoires ou suscités, inventés ou revendiqués, susceptibles de se retourner contre soi ou de servir ses intérêts vont se généraliser. De l'autobiographie communiste d'institution (les fameuses " bios "), exigée de tous les cadres, à la culture autocritique en passant parfois, par les aveux, sans oublier les multiples biographies édifiantes, se met en place la culture stalinienne de " l'homme nouveau ".
Résumé : La séparation du savant et du politique s'est imposée au France au début de la IIIe République, libérant un espace dans le débat public qui fut occupé, à partir de l'affaire Dreyfus, par trois nouveaux personnages. Il y eut d'abord, par ordre d'entrée en scène, l'intellectuel révolutionnaire, philosophe d'obédience marxiste, qui se battait pour l'abolition de la division du travail et de l'exploitation de l'homme par l'homme. Vint ensuite l'intellectuel de gouvernement, souvent historien, qui invoqua les " leçons de l'histoire " pour prôner des réformes modérées. Enfin, l'intellectuel spécifique, dans la lignée de Pierre Bourdieu, affirme depuis peu que la science sociale est susceptible de guider la marche des hommes d'action. Tout au long du XXe siècle, ces trois figures de l'engagement intellectuel se sont affrontés sans merci. Tant que la conjoncture a nourri la croyance selon laquelle les savants étaient doués d'une lucidité particulière dans le domaine de la politique, les intellectuels ont eu le vent en poupe. Mais l'effondrement du mouvement ouvrier leur a été fatal. Aujourd'hui, privés d'appuis extérieurs pour se faire entendre sur la place publique, ils sont condamnés à se regrouper et à coordonner leurs efforts s'ils veulent continuer à exercer un magistère dans la cité. C'est ainsi que l'avenir des intellectuels français dépend finalement de la réponse qu'ils apporteront à la seule question qu'ils n'ont encore jamais oser affronter : " Qu'avons-nous en commun ? "
Les mutations récentes qu'a connues l'histoire comme discipline (tant sur le plan des pratiques que sur le plan dusavoir), mais aussi l'arrivée sur le devant de la scène d'unenouvelle génération d'historiens soucieux de se démarquer de la précédente, nourrissent les interrogations de la profession sur son identité et sur son avenir. Gérard Noiriel mesure l'ampleur structurelle de cette "crise" en la situant dans le prolongement des relations contradictoires que l'histoire entretient avec la philosophie. Contestant l'Idée que le"retour du récit" pourrait résoudre les difficultés actuelles, l'auteur nous invite à relire le "testament" de Marc Bloch - Apologie pour l'histoire afin d'y puiser les matériaux nécessaires à l'élaboration d'une définition "pragmatiste" de la discipline. La réflexion sur la connaissance historique est conçue ici comme un travail collectif de clarification des pratiques de recherche visant à mieux comprendre, donc à mieux maîtriser, les activités de savoir, de mémoire et de pouvoir qui entrent dans l'exercice du "métier d'historien." Biographie de l'auteur De Gérard Noiriel paraît en même temps État, nation. immigration. Vers une histoire du pouvoir (Folio histoire, n°137)
Résumé : Ce livre raconte l'incroyable destin d'un jeune esclave cubain, vendu à un marchand espagnol, puis engagé comme domestique par un clown anglais. Il arrive à Paris en 1886 et s'impose rapidement comme mime, danseur et comédien. Avec son compère Foottit, ils inventent la comédie clownesque et deviennent des stars de la Belle Epoque, avant de sombrer dans l'oubli. Pendant six ans, Gérard Noiriel a mené l'enquête de La Havane à Paris, pour retrouver les traces de Chocolat et pour tenter de comprendre pourquoi nous l'avons oublié. Il découvre des archives inédites, rencontre des descendants, recueille des témoignages : l'artiste Chocolat sort peu à peu de sa nuit. Commence alors le combat pour réhabiliter sa mémoire. Combat qui suscite d'abord le scepticisme et l'indifférence, jusqu'au jour où le cinéma s'empare de ce personnage pour lui rendre la popularité qu'il n'aurait jamais dû perdre.
Le 17 août 1893, dans les marais salants d'Aigues-Mortes où la récolte du sel rassemblait des centaines de travailleurs français et italiens, s'est déroulé le plus sanglant "pogrom" de l'histoire française contemporaine: des émeutes entre ouvriers ont provoqué la mort d'au moins 8 d'entre eux et fait plus de 50 blessés - tous des Italiens massacrés par des Français. En dépit des preuves accablantes réunies contre eux, les assassins furent tous acquittés. Cet événement a placé la France au ban des nations européennes et l'a conduite à deux doigts d'une guerre avec l'Italie. Finalement, afin de préserver la paix, les deux gouvernements ont préféré enterrer l'affaire. Spécialiste reconnu de l'immigration et de la question nationale, Gérard Noiriel rouvre ce douloureux dossier et explique pourquoi les mutations politiques et économiques de la fin du XIXe siècle ont rendu un tel massacre possible. Comment les discours officiels sur la fierté d'être français ont-ils incité les laissés-pour-compte de la République à s'acharner contre les étrangers? Comment le patronat, les militaires, les journalistes, les juges et les politiciens sont-ils parvenus à échapper à leurs propres responsabilités? L'affaire d'Aigues-Mortes montre aussi que, lorsque le pouvoir d'État interdit la "repentance", le sentiment de culpabilité des acteurs ou complices d'une tuerie peut se transmettre de génération en génération. En accomplissant avec brio son "devoir d'histoire", Gérard Noiriel donne enfin au massacre des Italiens sa juste place dans notre mémoire collective.
Nous le savons tous plus ou moins : l'état de notre cerveau influe grandement sur celui de notre corps. Mais nous l'ignorons peut-être : l'état même de notre esprit et de nos pensées, si nous sommes heureux et détendus par exemple, modifie le fonctionnement et la structure du cerveau, dans un sens bénéfique à la santé. C'est ce que révèlent les scientifiques qui commencent à comprendre les mécanismes d'une nouvelle médecine. Hypnose, acupuncture, remédiation cognitive, neurofeedback, EMDR, Qi-Gong, musicothérapie, entre autres, se développent dans les services de soins. Leurs applications sont multiples : guérir d'un traumatisme psychique, atténuer une douleur chronique, traiter l'anxiété, l'épilepsie, l'hyperactivité, éviter les effets secondaires des médicaments, limiter les maladies cardiaques? Il ne s'agit pas seulement de soigner, mais aussi de prévenir. Méditer, se relaxer, penser positivement, améliorer son mode de vie, tout cela fait du bien, au cerveau et au corps, et évite de tomber malade. En prenant en considération ce lien " corps-esprit ", nous pouvons tous devenir acteurs de notre bien-être et de notre santé. Publié sous la direction de deux spécialistes reconnus, ce livre est un recueil d'articles parus dans la revue "Cerveau & Psycho". Il a le mérite d'apporter des explications scientifiques à des pratiques qui connaissent un regain d'intérêt auprès du public et du corps médical.
Juillet 1940. Vichy, ville d'eaux et de villégiature, devient capitale de l'Etat français. Les somptueux palais se muent en bureaux du nouveau gouvernement et le Maréchal s'installe dans le luxueux Hôtel du Parc. Durant quatre années de guerre, les Vichyssois observent et attendent. Habitués à être au service de leurs hôtes, ils ne prennent que rarement position. Après la guerre, les récits se superposent, se complètent, et se contredisent parfois. Les commémorations se multiplient. La ville semble stigmatisée mais l'ostracisme est limité : le tourisme thermal connaît un regain fulgurant et la guerre n'est plus qu'un mauvais souvenir qu'il faut oublier ou, tout du moins, taire. Vichy reste à ce jour un non-lieu de mémoire et une anomalie dans le paysage mémoriel français de la Seconde Guerre mondiale. Audrey Mallet retrace toute l'histoire de cette capitale sans mémoire.
Quelle que soit la civilisation à laquelle il appartient - celte, aborigène, grecque, égyptienne, arabe, chinoise, maya, etc. -, l'être humain cherche dans le ciel des réponses aux questions qu'il se pose sur son origine, son avenir et sa finalité. Ainsi, l'astronomie a commencé à travers les mythes célestes imaginés par les Anciens pour expliquer l'ordre du monde, et la place qu'ils y occupaient. Dans ce livre, l'auteur mène une passionnante enquête à travers le monde sur les astronomies anciennes, de Stonehenge à Gizeh en passant par Pékin et Mexico, en se fondant sur l'étude des monuments et des sources écrites encore accessibles. Les savoirs astronomiques passés étaient loin d'être négligeables, et certainement pas limités aux seuls travaux des Grecs. Les tablettes mésopotamiennes, les annales chinoises et les chroniques médiévales sont en outre d'une singulière utilité pour les astronomes modernes : comment sinon remonter aux variations de la durée du jour au cours des siècles, ou percer la nature de l'explosion qui a frappé tant d'observateurs en 1054 ? Ce livre offre ainsi un voyage magnifiquement illustré à travers les âges, entre astronomie et archéologie. Avec passion, l'auteur raconte les toutes dernières avancées et les découvertes récentes du domaine. Angkor Vat, Pétra, l'Ile de Pâques, les lignes de Nazca, le Machu Picchu ... ces monuments mythiques et leur contenu astronomique n'auront plus de secrets pour vous ! Une première édition de cet ouvrage a été publiée en 2009 sous le titre L'astronomie des anciens (prix Jean Rostand 2009).
Durant plus de 130 ans de présence française, de 1830 à 1962, colons et Algériens se sont côtoyés, croisés, affrontés, haïs, aimés... Durant plus de 130 ans, ils ont vécu sur la même terre et été les acteurs volontaires ou désignés de la domination coloniale. Draria, aujourd'hui faubourg d'Alger, a été l'une des premières implantations françaises. En une dizaine d'années à peine, ce hameau agricole s'est peuplé de familles de paysans et d'artisans venus de France ou d'Europe. Les nouveaux arrivants ont pris possession des lieux et établi les règles d'une coexistence qui s'est achevée avec la guerre d'indépendance de l'Algérie. Colette Zytnicki se penche sur un siècle de vies partagées dans le village de Draria. Elle suit, génération après génération, l'histoire quotidienne des familles de colons et d'" indigènes ". Elle révèle les bouleversements les plus profonds et les histoires banales ou hors du commun qui dessinent les contours de la vie d'un village à l'heure coloniale.