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Transmettre les langues minorisées. Entre promotion et relégation
Noirard Stephanie
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753581852
Ce volume est le premier fruit publié du travail d'un groupe de chercheurs des universités de Poitiers, de la Sorbonne Nouvelle, de Strasbourg, d'Ulster et de Katowice sur les langues et les cultures minorisées. Par sa volonté d'associer des spécialistes de langues diverses, chercheurs dans des disciplines différentes, et des acteurs de terrain, cet ouvrage décloisonne l'univers de la recherche sur les langues minorisées afin de permettre une émulation scientifique interlangue, poussée par des expériences et des vécus humains. Collectif performatif, donc, cet ensemble prend à bras le corps son sujet d'étude : promouvoir les langues minorisées. Trois dimensions se détachent : les interrogations géopolitiques, un regard sur les succès et les échecs du système éducatif des/en langues minorisées, et des évaluations de différents aspects de la promotion des langues. Des témoignages, à la fois personnels et descriptifs de situations linguistiques particulières, viennent l'illustrer et en faire son originalité.
Goldie David ; Watson Roderick ; Noirard Stéphanie
Cette traduction de poe`mes e ? cossais de la Premie`re et de la Seconde Guerre mondiale - a` l'origine publie ? e en 2014 par Roderick Watson et David Goldie - regroupe les poe`tes e ? cossais les plus ce ? le`bres et des poe`tes combattants moins connus mais dont le te ? moignage reste tout aussi crucial. Elle fait date de par sa spe ? cificite ? e ? cossaise et non britannique. Elle offre ainsi une vision de ? centre ? e, non seulement des deux guerres, mais aussi de la vie a` l'arrie`re, dans des poe`mes traduits de l'anglais, de l'e ? cossais et du gae ? lique. Elle retrace e ? galement l'e ? volution de la poe ? sie e ? cossaise, relativement peu connue en France, depuis des poe`mes folklorisants ou imitatifs des ballades de Kipling, jusqu'aux textes de la Renaissance e ? cossaise ou du mouvement New Apocalypse, par exemple.
Dans cette trilogie autofictionnelle, Elise a successivement neuf, treize et dix-neuf ans. Joie de l'enfance, émois de l'adolescence, questionnements du début de l'âge adulte, son histoire évoque cette expérience universelle à la fois intime et collective : grandir au milieu des autres. En croquant le portrait de nombreux personnages et avec beaucoup d'autodérision, Elise Noiraud nous offre un récit explosif.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.