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La foi des ancêtres. Chrétiens cachés et catholiques dans la société villageoise japonaise (XVIIe-XI
Nogueira Ramos Martin
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271116833
Le 17 mars 1865, un groupe d'une dizaine de paysans d'un village voisin de Nagasaki se presse devant les portes de l'église, symbole de l'ouverture du Japon à l'Occident. Ces Japonais tiennent absolument à adorer la statue de la Vierge à l'Enfant qui se trouve dans l'édifice, et à rencontrer les " moines français " pour leur avouer un secret : ce sont des chrétiens cachés, des descendants de catholiques de la première évangélisation (XVIe-XVIIe siècles). Malgré la proscription, ils ont continué à respecter la foi et les rites ancestraux chrétiens tout en portant en apparence un culte aux bouddhas et divinités locales. C'est l'histoire de ces communautés que retrace ici Martin Nogueira Ramos. Une histoire au long cours qui s'ouvre en 1614, date de l'interdiction du catholicisme par les autorités, pour s'achever à la fin du XIXe siècle, avec la promulgation de la première Constitution moderne qui octroie la liberté religieuse aux Japonais. Epoque de clandestinité, partielle ou totale, pour ces chrétiens qui doivent pratiquer leur religion en secret ; époque aussi d'échanges entre l'Occident et le Japon dont ces villageois sont souvent parties prenantes. A partir de nombreux documents manuscrits éparpillés entre Kyushu, Tokyo, Paris et Rome, l'auteur fait revivre la vie sociale et religieuse de ces communautés. Il montre que les chrétiens participent, eux aussi, aux transformations qui bousculent alors l'archipel, tout en assumant la continuité des modes d'organisation légués par leurs ancêtres. Leur histoire permet de revisiter par le bas la société japonaise pré-moderne.
Le taoïsme est le fondement de la spiritualité de la Chine ancienne. Comment en appréhender la dimension initiatique?Un Français fut initié aux mystères du taoïsme sous le nom de Matgioï («Oeil du jour»), et il nous offrit un chemin de connaissance à travers ses traductions et commentaires du Livre de la Voie (Tao), du Livre de la Vertu (Te), et du Livre des actions et réactions concordantes (Kan-Ing).José Nogueira nous invite à découvrir ce message grâce à ces textes essentiels et à la mise en lumière des concepts qu'ils développent: la création, les nombres, l'agir, l'art de gouverner... Claire et approfondie, cette initiation à la pensée taoïste permet d'en apprécier la richesse.
Nogueira Rui ; Melville Jean-Pierre ; Labro Philip
Résumé : De Martin Scorsese à John Woo en passant par Quentin Tarantino ou Jim Jarmusch, nombreux sont les cinéastes à se réclamer de Jean-Pierre Melville (1917-1973), tant celui-ci aura renouvelé le cinéma de genre. Dans ce livre d'entretien devenu un classique depuis sa première parution en 1973, le cinéaste revient généreusement sur son parcours et la genèse de ses films. Il y aborde ses influences, son expérience de la Seconde Guerre mondiale, les grands thèmes de son oeuvre et son travail de metteur en scène. Peu à peu se profile une personnalité complexe, parfois contradictoire : le portrait d'un homme secret et orgueilleux, réputé pour ses brouilles et ses colères, mais porté par un amour inconditionnel du cinéma. Cette nouvelle édition est augmentée d'un chapitre inédit sur Le Chagrin et la Pitié de Marcel Ophuls, qui avait marqué Melville à sa sortie en 1971, ainsi que d'une postface de Rui Nogueira.
L'oeuvre de Matgioï révèle un trésor, les arcanes du Yiking, texte fondamental de l'ésotérisme chinois, rédigé par l'énigmatique empereur Fohi plus de trois mille ans avant notre ère. Premier monument de la Connaissance, le Ming est la source de l'enseignement taoïste. Les "graphiques de Dieu" donnent accès à la tradition primordiale qui fut dévoilée à Matgioï ("Oeil du jour" en tonkinois), né Albert de Puyou, comte de Pouvourville. Cet accès direct à la sagesse de l'Orient demeure irremplaçable.
Les arts plastiques et la pensée critique au Portugal, tou tau long de la période que nous délimitons entre le début du Marcellisme (1968) et la fin du XXe siècle (2000), constituent un territoire d'étude fécond. Il est déjà possible de comprendre ce panorama, parfois complexe, en raison des mutations politiques, sociales et culturelles qui à cette époque survenaient dans la vie portugaise, notamment avec la Révolution d'Avril 1974 et la chute de la dictature qui s'ensuivit, mais aussi avec sa propre voie vers la stabilisation de la démocratie. L'objet de cette étude se fonde sur des événements, parcours d'artistes, oeuvres, politiques culturelles, institutions, enseignement artistique, publications périodiques spécialisées, problématisation théorique et critique, et trait d'union, bien sûr, avec la toile de fond internationale.
(Texte provisoire) En bref Tout sur la monarchie à son âge d'or. Le livre Issue d'un ouvrage collectif sur les monarchies à toutes époques, cette contribution d'Yves-Marie Bercé, synthèse sur une forme politique dominante en Occident de la Renaissance à la Révolution française, est une formidable introduction à l'histoire de l'Europe à l'époque moderne. Il ne s'agit pas d'un catalogue des rois et reines du XVIe au XVIIIe siècle, mais bien d'une histoire de la monarchie à travers l'analyse des fonctions royales. Roi-père, roi-justicier, garant de la Paix. Les nombreux attributs du souverain - vrais ou supposés - soulignent le caractère sacré alors attaché à cette fonction. Mais qu'en est-il vraiment du pouvoir du roi ? Que nous disent les chutes de trône du caractère supposément divin de leur élection ? Quels sont les rapports du roi à l'Etat, alors naissant dans le courant du XVIIe siècle ? Comment l'épithète " absolue " que l'on accole alors à " royauté " se traduit-il dans la pratique ? Et surtout, quelles relations le roi entretient-il avec son peuple ? De François 1er à Louis XVI, d'Elisabeth 1re à Jacques II, de Charles Quint à Charles III le Bourbon, c'est l'âge d'or de la monarchie que nous fait revivre Yves-Marie Bercé, en fin connaisseur de la période. L'auteur Yves-Marie Bercé, chartiste, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur d'histoire moderne. Arguments - Une synthèse claire et accessible.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.