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Le point aveugle. L'intention imprévue de la psychanalyse
Noel Jean-François
CERF
18,00 €
Épuisé
EAN :9782204066570
Y a-t-il une psychanalyse chrétienne ? Cette question a-t-elle un sens ? Un croyant souffrant doit-il ou non s'assurer que son psychanalyste est lui-même croyant pour protéger sa foi ? Autrement dit, comment l'analyse intègre-t-elle ou modifie-t-elle une donnée religieuse ? Faire une analyse, c'est accepter de traverser le tragique de sa propre vie. En raison du dévoilement de la vérité que ce processus met en ?uvre, le patient voit se dégager devant lui la perspective d'un désir dont la nouvelle mesure est infinie. Ce désir avait été comblé par des objets qui, jusque-là, semblaient le satisfaire. Puis, le symptôme surgit, déstabilise, perturbe les petits arrangements que le patient s'était autorisés. Première ou dernière scène de son tragique ? Dans le huis clos théâtral qu'est la séance analytique, le patient-acteur reprend et parle toute son histoire. Comme à son insu, il se voit contraint de redéfinir ce qui donne sens à sa vie : sens religieux ? sens éthique ? Bref, tout ce qui échappe à l'analyse et que, paradoxe imprévisible, elle évoque et convoque... Pourtant, un point restera toujours aveugle pour lui, à l'instar d'?dipe qui, les yeux crevés, poursuit son chemin. C'est peut-être en ce même point - tragique-aveugle - que l'homme reconnaît sous une lumière nouvelle que son histoire personnelle rejoint la détresse commune et ordinaire de toute l'humanité.
Prises en 1972 et 1973, ces 31 photographies racontent qu'à cette époque la cité de la Grande-Borne à Grigny (Essonne) ressemblait à ce que son inventeur, l'architecte Emile Aillaud, avait voulu qu'elle soit : la cité de l'enfant. Et qu'elle ne ressemblait à aucun autre de ces (plus ou moins) grands ensembles qui fleurissaient depuis une bonne décennie. Longtemps dormantes dans les archives de leur auteur, ces photos ont pris vie depuis le début des années 2000. Trois d'entre elles ont été retenues pour l'exposition Banlieues chéries au Musée national d'histoire de l'immigration (Palais de la Porte Dorée, Paris).
Berlin. Comme pour nombre de celles et ceux qui sont nés après-guerre, cette ville fait partie de ma vie. J'y arrive pour la première fois en octobre 1988. La coupure de l'Europe entre les deux blocs prend une dimension physique violente, au bout de la longue ligne droite transversale qui se heurte au Mur au pied de la Porte dee Brandebourg. Ce sera ma première photo personnelle de Berlin. Et c'est ainsi que s'ouvre ce livre qui tente, en 66 photos, de raconter Berlin avant et après l'ouverture du Mur, entre 1988 et 1991.
Se changer, s'améliorer... oui, mais comment? Sur quoi peut-on s'appuyer? Si ce n'est pas seulement une question de volonté, peut-on "croire" en l'inconscient ou faut-il s'en méfier? L'expérience de submergement - pulsions, actes manqués... - que nous avons pu en faire nous inciterait plutôt à nous en écarter, ou du moins à essayer de le domestiquer... Jean-François Noel n'est pas de cet avis. Non, l'inconscient n'est pas "la part obscure" de nous-mêmes, et la difficulté ne tient pas au fait qu'il existe, mais plutôt à l'usage que nous en faisons, à la façon dont nous en tirons le meilleur profit. Et si cette interface joue avec le prochain, pourquoi cesserait-elle avec Dieu? Devenu la part lumineuse de nous-mêmes, cet inconscient accueilli n'est-il pas ce que les Anciens avaient désigné par le mot "âme'? Une ouverture spirituelle... et une autre manière de penser la relation de l'homme à Dieu. Biographie de l'auteur Né en 1956, Jean-François Noel est prêtre dans le diocèse d'Aix-en-Provence, il fait partie de la Fraternité des Moines apostoliques de Saint-Blaise. Psychanalyste, il a déjà consacré plusieurs ouvrages à l'articulation entre le psychique, le religieux et le spirituel."
En ce printemps plutôt clément tout à l'air "normal" à Varsovie". Le drapeau rouge flotte sur l'immeuble qui abrite le comité central du Parti. Les voitures de la milice veillent dans la Vieille Ville à empêcher toute manifestation d'opposition. A quelques pas du Rynek - la place du marché - les catholiques font la queue pour se confesser à la cathédrale Saint-Jean. C'est la semaine Sainte, et toute la Pologne prépare la grande fête de Pâques. On fait la queue devant les étals et les camions dees paysans individuels pour acheter des fruits, des légumes et des oeufs qu'on va peindre. Un commerce illégal mais toléré depuis longtemps car il permet d'atténuer les pénuries de biens alimentaires. Mais il est aussi des signes tangibles que ce printemps-là n'est pas comme les autres, ceux qui l'ont précédé depuis que la Pologne a été annexée à son corps défendant à l'empire soviétique.
Résumé : La psychanalyse a produit avec Freud une mutation sans précédent dans la conception de l'homme : désormais nous savons qu'un déterminisme inconscient organise notre existence. Ce déterminisme se révèle clairement, avec Lacan, comme celui du langage lui-même. Dès lors que la psychanalyse reconnaît cette dimension, elle doit, bien sûr, lui laisser toute sa place dans la théorie. Celle-ci a sa rigueur, qui n'est pas seulement liée à un usage réglé des concepts. Mais il faut poser surtout qu'elle ne se réduit jamais à un ensemble d'énoncés où l'on oublierait l'énonciation.
En psychiatrie comme en psychologie clinique, le patient ne se réduit pas à ses symptômes ni à sa maladie qui ne peuvent pas être compris dans leur seule dimension négative et " handicapante " : ils ont un sens au regard de l'histoire du sujet relevant de diverses formes de conflits, de blessures psychiques, de traumatismes et de systèmes défensifs. Les auteurs reprennent ici la description des grands syndromes psychiatriques actuels en leur apportant l'éclairage de la métapsychologie freudienne et postfreudienne ainsi que celui de la psychopathologie psychanalytique et transculturelle d'aujourd'hui, sans ignorer l'apport des neurosciences. Ces approches théoriques de la clinique apparaissent indispensables à une compréhension contemporaine des troubles psychiques et psychiatriques. Elles donnent les moyens de saisir ce qu'aucun scanner ni aucune statistique ne peuvent montrer, à savoir les dynamiques, les conflits et les déchirures psychiques sous-jacents à l'expression de ces troubles.
Freud évoquait le "saut mystérieux" du psychique dans le corporel. Avec les affections psychosomatiques, c'est au problème inverse qu'on a affaire: comment "convertir" en psychique, en représentations et en mots, ce qui s'exprime sous forme de troubles divers, allant de l'insomnie persistante au malaise cardiaque Car aux théâtres du corps, le plus souvent, les mots manquent pour dire l'angoisse et la souffrance; seul le soma parle un langage obscur, comme si les conflits lointains et les émotions étouffées de l'infans n'avaient jamais pu trouver leur lexique propreOn connaît le talent de Joyce McDougall pour faire participer - au plus près de la clinique et des hypothèses théoriques que suscite l'expérience - ses lecteurs à son travail d'analyste et à la passion de comprendre qui l'anime. Ce ne sont pas alors des cas qu'on observe du dehors, c'est un voyage qu'on entreprend avec des êtres humains qui nous ressemblent, pour peu qu'on consente à entendre, comme l'a noté Michelet, "la foule de ceux qui n'ont pas vécu assez" et les mots "qui ne furent jamais dits"
Résumé : "Si rien n'est plus manifeste que l'inconscient, depuis que Freud a passé, il résidait bien moins en nous, pour moi, pour d'autres, qu'à notre porte, dans les choses qui nous assiégeaient, leur dureté, leur mutisme, la tyrannie qu'elles exerçaient sur nos sentiments, les pensées qu'elles nous inspiraient forcément". Pierre Bergounioux s'explique ici sur un certain éloignement, et d'abord géographique, vis-à-vis de la psychanalyse, que le nom de Freud, gravé dans le marbre au-dessus de l'entrée d'un hôtel parisien, confirmera un peu plus tard. Il raconte comment il a affronté un trouble profond, étroitement localisé, auquel les remèdes qui pouvaient parvenir du dehors - l'apport de Freud, la méthode analytique, le divan - étaient impropres.