Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La prescription canonique des délits sexuels sur des personnes mineures
Nkouaya Mbandji Valère
LETHIELLEUX
21,70 €
Épuisé
EAN :9782249626449
Laprotection des mineurs contre les abus sexuels est une des priorités dulégislateur canonique. Comme la plupart des législateurs séculiers, il a admisdans son ordonnancement juridique l'institution de la prescription héritée dudroit romain tout en y intégrant des éléments éthiques. Dans des cas de crimessexuels perpétrés sur des mineurs par des membres de l'Eglise, il advient parfois que, les" survivants " de ces abus, ne puissent faire entendre leur cause enjustice lorsque le temps accordé par le droit pour se plaindre est écoulé. Devantle juge aussi bien séculier qu'ecclésiastique, la question de l'opportunité del'institution de la prescription desdits actes se pose avec acuité. Pour d'aucuns, la prescription criminelle canonique serait la manifestationde la volonté de protéger la structure qu'est l'Eglise, au détriment de lapersonne humaine, des valeurs de justice et d'équité. Quelles sont les raisons favorables quilégitimeraient l'instauration et le maintien de la prescription en général etde la prescription criminelle en particulier dans l'Eglise ? L'institutioncanonique de la prescription telle que règlementée par le Code de droitcanonique de 1983 se justifie-elle encore aujourd'hui lorsqu'il s'agit des crimescontre les personnes et plus particulièrement des delicta graviora contra mores commis par des clercs et desreligieux sur des personnes mineures et des personnes vulnérables ? ValèreNkouaya Mbandji est un prêtre jésuite, titulaire d'un Doctorat en droitcanonique (Ph. D) de l'Université Saint Paul d'Ottawa, d'une licence en droitcanonique (Master) de l'Université Pontificale Grégorienne de Rome et d'unelicence en droit civil de l'Université de Yaoundé II. Il détient entre autres uncertificat en droit international humanitaire de l'Institut International desdroits de l'homme de Strasbourg et un certificat en " tierce partieneutre " de l'Institut Canadien pour la Résolution des Conflits (ICRC). Ilest actuellement professeur de droit canonique à l'Université Saint Paul auCanada.
Cet ouvrage propose une réflexion approfondie sur la question du scandale et sur son impact profond tant dans la société que dans la vie des fidèles de l'Eglise catholique. Au coeur de cette étude se trouve le canon 1399, souvent sujet de débats doctrinaux quant à sa portée juridique et à son applicabilité concrète. Ce canon, perçu comme une exception - ou plutôt une atténuation - au principe de légalité, soulève des interrogations concernant le risque d'interprétations arbitraires pouvant compromettre les droits fondamentaux des fidèles. La pertinence du sujet s'impose avec force dans le contexte actuel, marqué par les crises de scandales qui ébranlent l'Eglise universelle. Ce travail, à la fois académique, juridique et pastoral, entend nourrir le débat sur la justice, la responsabilité et la transparence au sein de la communauté ecclésiale. L'étude offre une analyse systématique et pastorale de cette norme canonique, en s'appuyant sur des cas jurisprudentiels issus de la pratique du droit canonique. Elle met en lumière le lien entre justice ecclésiale et protection du bien commun des fidèles. L'auteur propose en conclusion une reformulation du canon 1399 à la lumière de la finalité du droit pénal canonique et des exigences de justice et de dignité.
L'intransigeance en morale, en politique ou en religion a une longue histoire mais, de nos jours, elle trouve des accents nouveaux. En dépit de tous les clichés sur l'actuel relativisme, elle ne manque pas d'imprimer sa marque, notamment dans l'Eglise catholique. Pourquoi en est-il ainsi? Comment expliquer la mauvaise réputation de l'idée de compromis alors que toute vie humaine est une négociation permanente avec principes, normes et valeurs? Telles sont les questions agitées dans ce livre, qui touchent tout à la fois aux domaines religieux, politique et culturel. Entre le relativisme total des valeurs et une intransigeance qui traduit souvent une fragilité, existe-t-il une voie possible? Plus largement, Paul Valadier se livre à une critique de l'attitude intransigeante et à un plaidoyer pour un compromis bien compris, seul capable de faire droit à ce qu'il en est de l'homme et de ses relations, tant avec la nature qu'avec les autres.
Résumé : Qu'est-ce que l'orthodoxie ? Qu'est-ce qu'être moine dans la tradition orientale ? Jean-Claude Noyé interroge le père Placide Deseille, fondateur des monastères de Solan (Gard) et de Saint-Laurent-en-Royans (Drôme). Il aborde avec lui les grandes thématiques liées à cet univers spirituel. Parti du monde catholique et cistercien, son parcours vers l'orthodoxie est passionnant. Au total, c'est toute une page de l'histoire de l'Eglise du XXe siècle qui s'écrit ici, faite de recherches, de tâtonnements, de convergences et de divergences, de ruptures et de rapprochements. A sa manière, le père Deseille symbolise et synthétise dans sa personne l'Eglise indivise, à laquelle il se réfère constamment. Staretz des temps modernes qui a su regrouper autour de lui un cercle de fidèles séduits par la vie mystique de l'Eglise orthodoxe, il a beaucoup à nous dire sur la vie de l'Esprit. Et sur la possibilité toujours offerte aux hommes et femmes de ce temps d'y participer...
Résumé : En 2013, Béatrice de Varine publiait Juifs et Chrétiens, Repères pour dix-neuf siècles d'histoire. Il s'agissait plus que de "repères" , car ce volume représente plus de 700 pages. Fruit de plusieurs années d'enseignement donné au SIDIC puis au collège des Bernardins, cet ouvrage est la présentation des rapports entre les deux communautés mais également de la situation et de l'évolution des communautés juives. Il était opportun d'avoir un livre qui soit le condensé de cet important ouvrage, afin de procurer des points de référence rapides à tous ceux que cette question intéresse. Cet ouvrage poursuit l'évolution des relations entre juifs et chrétiens au-delà du Concile Vatican II et donne à voir les fruits de Nostra Ætate § 4. Grâce à ce travail de synthèse, ce livre est un outil facile d'accès, extrêmement clair et un point de départ pour un approfondissement. A l'heure où les actes antisémites sont en pleine croissance un peu partout dans le monde, il est urgent d'avoir un minimum de connaissance historique sur ce sujet. Les éléments historiques, les points de repère, la présentation du développement des attitudes fournis dans cet ouvrage le permettent. Docteur en histoire, Béatrice de Varine a enseigné pendant plus de vingt ans l'histoire des relations entre Juifs et Chrétiens, d'abord au SIDIC (Service d'information et de documentation Juifs-Chrétiens), puis au collège des Bernardins.
La théologie spéculative à la rencontre des mystiques La profondeur peu commune de la vie intérieure des mystiques est, à certains égards, une énigme. Au point qu'on hésite à voir en eux des exemples à suivre et des témoins de la perfection de la vie chrétienne à laquelle nous sommes tous appelés ! Faut-il, alors, soutenir que ce ne sont que des exceptions ? D'autre part, comment expliquer une telle différence entre eux et nous, si les vertus théologales de foi, d'espérance et de charité sont les mêmes chez tous ceux qui sont en état de grâce ? Ces questions sont lourdes de conséquences ! Et, qu'on le veuille ou non, on ne peut les éluder, pour la bonne et simple raison qu'elles sont au coeur de la définition de la sainteté. Le théologien n'a donc pas le choix : il doit les affronter. Encore faut-il qu'il ouvre son intelligence aux vérités mises en lumière par les docteurs mystiques, faute de quoi son analyse ne sera pas pertinente. Ce qui, pour un disciple de saint Thomas, devrait aller de soi ; à condition tout de même qu'il ne reste pas prisonnier de l'"esprit de géométrie". C'est aussi un des enjeux de ce livre !
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.