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Les Carnets du coursier. Journal 1990-1999
Nizon Paul ; Meur Diane ; Kässens Wend
ACTES SUD
23,40 €
Épuisé
EAN :9782742796465
Consacré à la décennie 1990-1999, le quatrième tome du journal de Paul Nizon témoigne de la profusion de ses sources et révèle la diversité de ses inspirations. S?il a atteint l?âge de la maturité et de la consécration, il n?en reste pas moins un créateur en perpétuel devenir, toujours à la recherche de la forme d?expression la plus juste. Paul Nizon est à présent un auteur reconnu, récompensé par de nombreux prix prestigieux et enfin honoré par la publication de ses oeuvres complètes en allemand en sept volumes. Ni l?âge ni la gloire n?interrompent pourtant sa quête artistique, son existence restant toute entière dédiée à l?art littéraire. De jour en jour s?impose à l?auteur le besoin de mettre des mots sur le monde pour mieux le comprendre ou tout simplement le faire sien. Mais Paul Nizon rend aussi compte de ses voyages, en Toscane, à Madrid, à Alger, en Allemagne, aux Etats-Unis, à l?occasion de lectures ou bien en compagnie de ses proches. Il aime être en partance. Sa double appartenance suisse et française est d?ailleurs évoquée dans ce tome. Pour la première fois, il livre les questionnements engendrés par son double héritage linguistique. Les notes prises au cours de ces dix années retracent la genèse de son roman Chien. Confession à midi. Un travail de longue haleine, commencé en 1992, abandonné pour un temps, puis repris en 1997 pour finalement paraître simultanément en Allemagne et en France en 1998. L?année 1994 sera jalonnée de longs séjours à Bergen-Enkheim, commune dont il a été élu Ecrivain d?honneur. C?est aussi l?année de la parution de L??il du coursier, texte qui tient une place importante dans son Journal. Aux souvenirs d?enfance, de jeunesse et de sa vie de famille d?autrefois se mêlent des méditations plus générales sur ses relations avec les femmes. En érudit passionné par toutes les formes d?art et par les artistes eux-mêmes, il dissémine au fil du Journal ses propres analyses de films (Fellini), ses réflexions sur la musique et bien sûr celles sur les lectures qui accompagnent le processus d?écriture. Dans ce volume, il revient aussi sur le rôle fondamental des journaux dans le processus créatif, les définissant comme l??Autre face? de ses livres. Plutôt qu?une ?uvre achevée, Paul Nizon nous donne ici à voir un ?déballage impitoyable?, un portait de l?artiste au travail, en plein chantier. L?auteur lui-même présente son journal comme ?des coups d?oeil dans l?atelier de l?écrivain?, pour reprendre les termes de Wend Kässens, qui explique dans sa postface que ?le titre Les Fiches du coursier renvoie aux milliers de pages de journal qui sont le fruit du travail créateur de Paul Nizon sur le texte littéraire, le précèdent, l?accompagnent et le complètent?. Les textes publiés ici ne représentent qu?une partie de cette activité d?écriture, la plus passionnante pour le lecteur.
Voici un homme qui n'avait pas de talent évident pour l'art. Il n'avait pas plus de talent pour la vie bourgeoise. Il n'eut ni femme ni enfant. Il se vouait à la carrière religieuse, mais, rongé par le doute, choisit de devenir artiste. Privé de toute reconnaissance, il s'acharna néanmoins, sans douter de son génie, un génie simple et humain. A force de persévérance, il parvint à créer une oeuvre universelle. Il se plia d'abord à une observation minutieuse des gens du peuple, pauvres et laborieux. Il exécuta de nombreux dessins, au trait appuyé, emplis de compassion, bien loin des peintures flamboyantes de la maturité. Dans les paysages de la campagne hollandaise, il comprit à sa façon l'infini des routes et la densité des arbres. Pourtant, les premiers dessins de Vincent Van Gogh n'ont rien de pittoresque. Ils expriment un appel à une humanité délivrée de ses traumatismes, une humanité nouvelle, telle que Friedrich Nietzsche, le contemporain du peintre, l'avait aussi méditée. Ce sont ces dessins de jeunesse qu'a choisi d'examiner le jeune Paul Nizon, alors étudiant en histoire de l'art. On y décèle déjà l'écrivain précis, à la complicité profonde, au lyrisme mesuré.
Résumé : Deux figures singulières de la littérature contemporaine, Paul Nizon et Frédéric Pajak, discutent à bâtons rompus de l'écriture, de la lecture, de l'art, des rencontres, de la vie et de la mort. Une conversation inédite, menée par le journaliste et écrivain Amaury da Cunha, entre deux personnalités hors du commun, amis de longue date.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
Salomon Thierry ; Jedliczka Marc ; Marignac Yves ;
Depuis toujours l'énergie sous-tend et structure l'histoire des sociétés humaines et celle des individus. Ceci est d'autant plus vrai aujourd'hui, dans nos sociétés mécanisées, industrielles, consommatrices de loisirs et de temps. Se chauffer, s?éclairer, se déplacer, faire fonctionner tous les appareils qui nous entourent: l'énergie est au c?ur de nos vies. Nous vivons encore l?illusion d?un monde aux ressources infinies. Pourtant, la fin prévisible des réserves disponibles, les bouleversements climatiques de jour en jour confirmés et Deep Water Horizon, Tchernobyl ou encore Fukushima, sont autant de signaux d?alerte, qui ne laissent plus la place au doute, quant à la nécessité de changer notre manière d?appréhender l?énergie aujourd?hui. En 2003, vingt-quatre ingénieurs engagés dans la recherche d?un avenir énergétique durable réalisaient le Scénario Négawatt, certainement la proposition la plus aboutie pour repenser la politique énergétique de la France. Ce travail repose sur une méthodologie rigoureuse constituée de trois piliers fondamentaux: la sobriété énergétique, l?efficacité énergétique, et le recours aux énergies renouvelables. Cette grille de lecture simple et efficace permet de repenser intégralement notre rapport à la consommation énergétique et d?envisager un futur positif, constitué d?énergies propres, où la société revoit tout à la fois sa manière de consommer et celle de produire l?énergie dont elle a besoin. A l?horizon 2050 ce scénario, qui a déjà été actualisé une première fois en 2006, prévoit de se passer totalement du nucléaire, de réduire la dépendance aux énergies fossiles, de développer les énergies renouvelables et de réduire considérablement les dépenses. Cet ouvrage présente, dans une approche pédagogique et intelligible par tous, la toute dernière actualisation de ce scénario. Un guide à la fois théorique et pratique destiné à tous ceux qui, par un changement de leur rapport à l?énergie, souhaitent contribuer à la préservation et au partage équitable des ressources naturelles. Ce « manifeste négaWatt » est aussi et surtout un appel à oser résister aux conformismes et aux habitudes, à s?engager, avec volonté et lucidité, vers un autre paysage énergétique.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Cherchons étudiant(e) pour donner des cours de soutien scolaire à quatre enfants (de huit à seize ans) tous les jours." Dans les années 1990, afin de financer ses études, la jeune Margot Vanderstraeten répond à une petite annonce. En se rendant à l'entretien d'embauche, elle ignore qu'elle s'apprête à entrer dans un monde à des années-lumière du sien : celui d'une famille juive orthodoxe de la ville d'Anvers. Dans Mazel tov ! , elle revient sur cette expérience et offre aux lecteurs une immersion unique dans cette communauté. Elle qui vivait à l'époque avec un Iranien, réfugié politique, s'est peu à peu vu accepter dans un environnement très religieux, respectueux de traditions séculaires. Mazel tov ! , c'est le récit du choc des cultures, le portrait d'une famille qui peine à concilier coutumes et modernité, mais a pourtant su nouer avec l'auteure des rapports privilégiés. Dans un contexte politique alors particulièrement tendu, marqué par la guerre du Golfe et les intifadas, Margot Vanderstraeten nous parle de respect, de curiosité, d'humour, et interroge avec brio le thème, plus brûlant que jamais, du vivre-ensemble.
Résumé : Une jurée d'assises qui influence malgré elle l'issue d'un procès, un groupe d'enfants qui s'acharne sur un vieil homme isolé, un homme dont la poupée gonflable est attaquée, une jeune avocate qui doit défendre le chef d'un réseau de prostitution... Dans ces douze nouvelles appartenant à l'univers de la justice, la plume incisive de Ferdinand von Schirach saisit des existences banales à l'instant précis où elles basculent, et interroge la part sombre qui sommeille en chacun de nous.
Résumé : Une femme quitte la chambre où son amant continue à dormir et descend à la cuisine. Elle commence à préparer un gâteau, au milieu de la nuit, et ses pensées s'évadent, la ramènent à sa rencontre avec Ton, quelques années plus tôt, et à cette attraction immédiate entre eux. Les images d'une sortie en patins à glace sur les canaux gelés lui reviennent en mémoire, sans doute le moment qui avait scellé leur histoire d'amour ; elle repense aussi à sa décision de s'installer à la campagne avec lui, dans cette maison où elle vit encore à présent. Car Ton, malgré de brillantes études de droit, croit qu'il sera plus heureux en reprenant la pépinière de ses parents. Deux ans plus tard, il se suicide dans une des serres... La narratrice décide de rester, devient l'institutrice du village. Elle se met à rencontrer d'autres hommes, grâce à des petites annonces. Elle les fait venir chez elle, mais après avoir fait l'amour, elle ne parvient pas à dormir avec eux... Au premier regard est le récit d'une épiphanie, ou d'une acceptation. La voix d'une femme qui assume sa sexualité, et qui essaie de faire la paix avec son passé, afin de faire cohabiter le souvenir d'un grand amour et le besoin d'avancer. Le charme du livre de Margriet de Moor tient à cette alliance entre sensualité et réflexion, ainsi qu'à une langue musicale d'une grande beauté qui explore les méandres de l'âme humaine avec une clairvoyance rare.
En trois tableaux et trois voyages, ce roman dessine des itinéraires italiens, loin des sentiers battus. Le premier trajet qu?emprunte la narratrice, seule, avait été planifié à deux. Mais M., l?être aimé, est décédé deux mois plus tôt. Nous sommes en janvier, et les brumes enveloppent les collines autour d?Olevano, près de Rome, où une maison avait été louée par le couple. La narratrice a emporté quelques vêtements du défunt, mais on lui dérobe la valise juste avant son arrivée. Elle essaie de prendre ses marques malgré tout, se promène dans les oliveraies, va jusqu?au cimetière de la petite commune, se renseigne sur les gens enterrés sur place. Un autre souvenir d?Italie lui revient. Elle est adolescente, son père est amoureux de la langue italienne et du pays. Une effrayante dispute entre ses parents précède alors un incident sur la plage, quand le père nage si longtemps et si loin de la côte que tout le monde le croit noyé. La petite fille pense qu?elle devra rester en Italie et se débrouiller avec les quelques mots que le père lui a appris? Puis la narratrice adulte entreprend un autre voyage en explorant la région du delta du Pô. Elle cherche le jardin des Finzi-Contini à Ferrare, longe des canaux déserts et découvre des stations balnéaires abandonnées. Elle visite une nécropole étrusque, et devant les mosaïques de Ravenne, repense à son père et à ses explications.Les choses rapportées, les anecdotes et péripéties se déploient sous nos yeux dans des nuances infinies pour dire les couleurs, les odeurs d?un bosquet, d?une colline, d?une plage, d?un canal, d?un olivier, du ciel. En creux, ce texte d?une infinie richesse, sublimant les paysages et les lieux traversés par une langue inouïe de précision, raconte le deuil, l?absence et l?amour.Traduit de l'allemand par Olivier Le LayNotes Biographiques : Esther Kinsky est née en 1956. Traductrice renommée en Allemagne, notamment de poésie anglo-saxonne, elle a longtemps vécu à Londres, puis séjourné en Europe Centrale et en Italie. Parmi les nombreuses distinctions qu?elle a reçues, citons le Prix Paul Celan et le Prix Franz Hessel, et, pour Bosquet, le prestigieux Prix de la Foire de Leipzig. La traduction de son roman La Rivière chez Gallimard en septembre 2017 lui a valu un accueil enthousiaste.