Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La sociologie de Erving Goffman
Nizet Jean ; Rigaux Natalie
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782707179111
Que se passe-t-il lorsque deux ou plusieurs personnes sont face à face ? Comment se déroule l'interaction lorsque l'une d'entre elles commet un impair ou présente un handicap physique ? Ou si elle est considérée comme un malade mental ? C'est ce type de questions que le sociologue canadien Erving Goffman (1922-1982) a explorées tout au long de sa vie de chercheur. Il en résulte une oeuvre foisonnante, passionnante, mais aussi très controversée : certains voient en Goffman le plus grand sociologue de la seconde moitié du XXe siècle, alors que d'autres estiment que ses analyses ne sont que le reflet d'un point de vue petit-bourgeois sur la société urbaine américaine. Ce livre s'attache à présenter de façon synthétique différentes facettes de l'oeuvre et à discuter les multiples critiques qu'elle a suscitées.
Qu'est-ce qu'apprendre? Comment les adultes apprennent-ils en situation de formation? Y a-t-il une spécificité de l'apprentissage adulte? Quel est l'impact de la trajectoire de vie de l'adulte sur ses apprentissages? Quel rôle les interactions avec les pairs et le formateur jouent-elles dans l'apprentissage? Quelle conditions pédagogiques et institutionnelles peut-on mettre en place pour favoriser l'apprentissage dans un contexte de formation d'adultes? Voilà quelques unes des préoccupations essentielles abordées dans l'ouvrage. Pour traiter ces questions, celui-ci propose un cadre théorique articulant en un ensemble cohérent une grande diversité d'éclairages théoriques et d'apports de recherche jusqu'ici rarement mis en relation. On trouvera également tout au long de l'ouvrage une réflexion sur les implications de ces apports pour l'amélioration des pratiques de formation.
Depuis ses origines, le management est dominé par la recherche d'un mode optimal d'organisation. Prenant ses distances par rapport à cette quête du "one best way', l'ouvrage entend rétablir la primauté d'une analyse en profondeur des fonctionnements organisationnels dans leur diversité. Il est le fruit d'un long travail de réflexion commune entre les deux auteurs, à la fois en tant qu'enseignants, analystes et intervenants en organisation."
Résumé : Qu'est-ce que le pouvoir ? A quelles conditions des acteurs vont-ils se mettre à mobiliser des stratégies de pouvoir pour réaliser leurs objectifs ? Quels types de stratégies peuvent-ils utiliser ? Dans quelles conditions peut-on s'attendre à voir se développer tel type de stratégie plutôt que tel autre ? Autant de questions qui sont au c?ur de cet ouvrage. Depuis longtemps, de nombreux auteurs se sont penchés sur la question du pouvoir, en l'abordant à des niveaux d'analyse très divers : le niveau de l'individu, de la relation interpersonnelle, de l'organisation et enfin, le niveau de la société globale. L'ambition du présent ouvrage est d'articuler plusieurs de ces approches en une problématique originale, à plusieurs égards. Alors que la plupart des autres travaux adoptent une approche " objectiviste " du pouvoir, la problématique présentée ici fait largement place au point de vue " constructiviste ", en examinant le rôle que jouent les représentations, ou les perceptions, des acteurs dans les relations de pouvoir qu'ils entretiennent les uns avec les autres. Une des thèses majeures de l'ouvrage est en effet que les représentations interviennent non seulement dans la décision d'exercer ou non du pouvoir dans une situation donnée, mais également dans le choix des stratégies qui seront mobilisées. Dans cette perspective, ce sont moins les caractéristiques objectives de la situation dans laquelle sont plongés les acteurs qui déterminent ces choix que les représentations qu'ils se font dans cette situation. Un autre apport majeur de l'ouvrage est l'idée selon laquelle le pouvoir peut s'exercer fondamentalement selon deux modalités, la pression et la légitimation. Cette distinction se révèle féconde, à plus d'un titre. Elle invite notamment à relire de manière critique, à compléter et à articuler les divers travaux relatifs aux ressources du pouvoir, dont ceux de Crozier, Pfeffer, Mintzberg, Frech et Raven, etc. Elle conduit aussi à des hypothèses relatives aux transformations qu'ont connues les relations de pouvoir au cours de l'histoire contemporaine.
La communication interne en entreprise peut évoquer aussi bien l'ensemble des messages émis au sein d'une organisation que l'action réalisée par un service particulier, ou encore faire surgir une constatation : " on ne communique pas assez ". En regard des théories classiques de la communication et de leur utilisation dans l'entreprise, cet ouvrage propose d'adopter l'approche communicationnelle de l'école de Palo Alto. Dans cette perspective, il revisite les concepts de communication et de relation et débouche sur une définition de l'organisation comme système de communication. Il nous convie ensuite à changer notre regard et à adopter un point de vue interactionnel et systémique sur l'entreprise, son fonctionnement et sa communication. Comment, dans cette perspective, intervenir sur le système de communication? Quel objectif assigner à cette intervention interne? Quelles pratiques mettre en place, quand émergent des préoccupations d'équilibre dynamique et de régulation souple du système ? L'auteur répond : en d'adoptant une position qui privilégie l'attention aux interactions et à leurs logiques de fonctionnement. Ce livre intéressera tout particulièrement les cadres d'entreprise, les managers et dirigeants ainsi que les représentants syndicaux, les formateurs, la direction et les gestionnaires des ressources humaines ou encore les consultants en entreprise.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.