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Le peuple rwandais un pied dans la tombe. Récit d'un réfugié étudiant
Niwese Maurice ; Reyntjens Filip
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782747508032
Bukavu, Goma, Tingi Tingi, Lubutu, Kasese,... des noms qui ont envahi les médias occidentaux en 1996-1997 et puis ont basculé dans le silence. Que s'est-il passé dans ces villes ou villages du Zaïre rebaptisé Congo ? Où et comment ont-ils disparu, par dizaines de milliers, ces réfugiés rwandais — hommes, femmes, enfants, vieillards, bébés — pourchassés comme le gibier par l'Armée de Kigali, jetés sur les pistes, poussés dans les forêts jusqu'à l'extermination ? Et le silence assourdissant de la "communauté internationale" si mal nommée ! Etudiant en 1994 au Rwanda, lors du génocide des Tutsi doublé des massacres de certains Hutu, l'auteur retrace son calvaire, dévoilant ainsi un peu du cataclysme des Grands Lacs encore largement méconnu dans ses détails. B décrit deux microcosmes : l'Université et Nyakabanda sa commune d'origine, avant et pendant le génocide. Puis l'exil au Kivu parmi deux millions d'autres Rwandais qui croupissent ou s'enrichissent dans les camps de réfugiés adossés à la frontière... Soudain, en 1996, l'attaque de 1'APR venue de Kigali détruit les abris bleus du HCR. Des centaines de milliers de Hutu vont rentrer au Rwanda, sous l'exil médusé des médias occidentaux, mais des centaines de milliers d'autres vont devoir fuir éperdument vers l'Ouest au plus profond du Zaïre. Ces réfugiés-là seront exposés à un véritable programme d'élimination ethnique concocté par le général Paul Kagame, actuel Président du Rwanda et l'APR, le bras armé et omnipotent du FPR (Front Patriotique Rwandais)... Rescapé, l'étudiant rattrapé par ses poursuivants est rapatrié volontaire au Rwanda grâce aux Agences de l'ONU, mais là son calvaire n'est pas terminé. Il devra reprendre la route de l'exil.
Niwese Maurice ; Lafont-Terranova Jacqueline ; Jau
Il est désormais admis qu'on apprend à écrire non seulement à l'école, mais aussi tout au long de la vie. Il n'en demeure pas moins vrai que des questions essentielles se posent quand il s'agit de l'enseignement postobligatoire. Quelles compétences développer ? Quels modèles convoquer ? Quels dispositifs expérimenter ? L'ouvrage apporte des éléments de réponse à ces interrogations. La première partie porte sur les modèles qui sous-tendent les formations à l'écriture académique ou professionnelle. La deuxième s'attache aux traces des compétences du scripteur dans des écrits universitaires. La troisième partie est consacrée à des dispositifs innovants. Enfin, un épilogue présente la formation à la didactique de l'écriture de futurs enseignants en Belgique francophone, en France, au Québec et en Suisse romande. La variété des contextes, des scripteurs (natifs/allophones, lettrés/infrascolarisés), des disciplines, des modèles et des dispositifs concernés permet de nouveaux éclairages sur l'enseignement-apprentissage de l'écriture.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.