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Dits & médits
Nil Gai Abed ; Biga Daniel
UNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782877042130
Tout parle : mais qui entend ? " , demande Abed le prophète. Mais quel prophète ? Usurpateur et sincère, profond et profane, parodique, répétitif, quel est ce demi-fou qui parle aux banquiers, aux voyageurs, aux pharaons et à leurs ministres ? Qui interpelle l'homme et la femme, l'enseignant et l'élève, le plus petit et le plus grand ? Roi de la contradiction, maître du paradoxe, il mélange les influences et les spiritualités. Comme tout élu, il se fait porteur de la parole sacrée, mais quelle parole ? Quand on lui demande qui est dieu, seul le silence répond. Quelle parole alors ? Celle dont Daniel Biga se fait le rapporteur et le traducteur, disparaissant derrière elle, abandonnant toute prétention à la véracité, endossant un rôle d'auteur en chausse-trappe. Il mêle fragments certifiés exacts et d'autres apocryphes, mêle le vrai au faux sans distinction, entre créations, emprunts, citations, banalités, provocations, sarcasmes, supercherie ; comment savoir quel discours est à l'oeuvre ? Celui d'Abed Nil Gai, libertaire, vaurien, à moitié clown oecuménique, anagramme espiègle, pure invention comme l'est toute parole. Il exhorte les autres à inventer la vérité, se contredit sans cesse : c'est qu'on a réponse à tout quand on peut dire n'importe quoi. Enfant facétieux, Abed, dont les mots sont insaisissables, et qui nous place, à coups de rires et de grimaces, face à ce devoir absolu de chacun qui est de ne pas prendre la parole pour ce qu'elle est, de ne pas la figer dans sa pure énonciation. Daniel Biga opère ici à une démonstration par l'absurde de la sacralisation de la parole, qui n'est jamais qu'une parole d'homme, créée par les hommes pour les hommes. Il la jette en l'air comme une pièce aux mille facettes, faisant jouer ses reflets, et laissant à chacun le loisir de s'aveugler et de se perdre dans les digressions infinies des textes. "Ni dieu ni idole ni rien ni personne hors toi" , Abed et son traducteur croient paradoxalement à la vertu du silence, au scepticisme, aux répétitions erronées. Aimer, être doucement, débattre en soi-même, face à la relativité des vérités imposées, "la clef secrète, l'outil magique" c'est la pensée, c'est inventer sa liberté.
C'est la fin du monde ! On va tous y rester et crever dans d'atroces souffrances et... une bombe atomique me kiffe ?! La vie est vraiment fantastique !" Un étrange phénomène se propage dans la capitale française et sa banlieue, transformant la majorité de la population en monstres avides de chair humaine. Pour une raison inconnue, certains survivants ne présentent aucun symptômes. L'épidémie est vécue à travers les yeux de femmes et d'hommes que rien ne prédestinait à se rencontrer. Mathieu, Natacha et Louis vont se croiser d'une manière bien singulière. Se croyant bien à l'abri, ils apprendront que les hordes de morts-vivants qui sillonnent les rues sont loin d'être leur seul problème. Malgré eux, ils vont s'immerger jusqu'aux origines du mal. Le Début de la Faim est également le récit d'une histoire d'amour déguisée en roman apocalyptique.
Résumé : Ces dernières années, l'influence du droit public dans la vie des affaires a été plus prégnante. Les règles contraignantes de la domanialité publique et de la passation des marchés publics, ainsi qu'une interprétation extensive du principe de liberté contractuelle des collectivités territoriales ont créé les conditions propices au développement de formules contractuelles innovantes. Ce traité offre une analyse exhaustive des montages contractuels complexes publics. Il analyse dans une première partie les contraintes relatives au droit commun de la commande publique et à la protection du domaine public, afin de fixer les limites de l'action de l'État et des collectivités territoriales. La deuxième partie traite des montages complexes issus du droit privé, qui permettent d'externaliser la maîtrise d'ouvrage et/ou de financer l'opération de manière innovante. Enfin, la troisième partie concerne les montages contractuels publics, qui présentent des solutions de financement originales et permettent également de recourir à une maîtrise d'ouvrage privée.
Cet ouvrage collectif, fruit d'un projet de recherche financé par l'ANR, propose d'explorer le rôle des consommateurs, des entreprises et des institutions dans la fabrique de l'ethnicité. Après avoir clarifié les concepts, leur origine et leur mesure, la deuxième partie étudie comment le marché s'approprie l'ethnicité et la troisième partie appréhende la construction de formes identitaires proches telles que le régionalisme, le cosmopolitisme ou la "seconde" génération. L'ambition des auteurs est de "bousculer les idées reçues et les stéréotypes en matière d'ethnicité et soulever la question de l'importance des définitions et des concepts lorsqu'on analyse l'ethnicité et son évolution. Surtout, cet ouvrage propose une vision dynamique de l'ethnicité et le mot "Fabrique" est particulièrement éclairant du contenu de l'ouvrage, de son caractère stimulant et original, pour les chercheurs comme pour les entreprises". (Bernard Pras, Préface de l'ouvrage). En outre, il examine les directions que peut prendre le marketing ethnique entre inauthenticité, forme de reproduction déterministe de l'identité ou éclectisme et cosmopolitisme inscrits dans l'esprit de l'autonomie et de l'existentialisme. "S'il sait participer de ce que Bergson appelait "les sociétés ouvertes", contre les "sociétés closes", il peut monter la rue Saint-Jacques." (Philippe Robert-Demontrond, postface).
Le Commentaire sur le Cantique de Nil d'Ancyre est le plus ancien commentaire grec complet de ce livre biblique qui soit transmis dans la langue originale. Alors que les autres commentaires conservés s'arrêtent avant la fin, celui-ci va jusqu'au bout du livre. Prenant la suite du tome I (SC 403), le présent volume offre précisément toute la fin du Commentaire, de Ct 4, 2 à 8, 14. Composé au tournant des ive et ve siècles par un moine, l'ouvrage montre différents aspects de la vie spirituelle proprement monastique dans l'effort qui tend à l'union avec le divin. Du poème dramatique qu'est le Cantique des cantiques, l'exégèse nilienne fait une sorte de roman dont l'héroïne est une prostituée qui change de vie pour devenir digne de noces royales. Elle figure la vie de l'âme et ses divers mouvements. Le Cantique est une prophétie de l'union du Verbe de Dieu et de l'âme, telle qu'elle se réalise dans l'histoire du salut à travers la mort et la résurrection du Christ et comme la vivent les fidèles à travers la liturgie pascale et baptismale. Dans ces dernières pages, l'auteur figure l'âme unie au Verbe, jusque après la Résurrection, dans la lumière et la profusion paradisiaque de son Ascension.
Patiente figure entre l'orgue et l'oranger. Quand ils s'étranglent, chaîne et trame, le fil de la lumière et le fil de la mort tissent l'espace éblouissant.
Jamais auparavant Alvaro de Campos n'avait poussé si loin cet acharnement contre soi-même, cette rage destructrice à laquelle rien ne résiste, pas même sa dignité d'homme souffrant. Cette histoire est la revanche du poète réel sur le vivant imaginaire, la suprême comédie si l'on veut du comédien, mais comédie jouée jusqu'au bout avec la plus grande virtuosité. Alvaro de Campos a sans doute raté sa vie, mais Pessoa, qui écrit sous son nom, n'a pas raté son oeuvre.
José Angel Valente appartient par son âge à ce qu'il est convenu d'appeler la génération de l'après-guerre civile - la troisième, pour être précis ; autrement dit cette génération de poètes qui publient leurs premiers livres dans les année 50 au moment où naissent les "novisimos", les "tout nouveaux", qui arrivent à maturité aujourd'hui. C'est dire sa position charnière dans le panorama de la poésie espagnole de ce siècle." Jacques Ancet..."Situé au carrefour de la philosophie et de l'histoire, de la poésie et de la prose, très à l'écoute des voies ouvertes par la musique et la peinture, l'écriture de José Ángel Valente est une des plus vastes et des plus profondes de la littérature estpagnole contemporaine." G. de Cortanze..."José Ángel Valente, un des grands poètes du siècle, mystique, mystique de l'immanence, héritier de la tradition espagnole, nous conduit en ces chemins de l'indicible, il nous rapproche du vide, du rien (...), il ouvre ces chambres d'une interminable clarté voilée." Gaspard Hons
Sharif Solmaz ; Hanea Raluca Maria ; Heusbourg Fra
Pour ceux qui l'ont vécue, une guerre n'est jamais terminée, toute image mentale lui doit quelque chose, sans elle les images des êtres n'ont pas d'ancrage. Solmaz Sharif embrasse l'histoire récente : la guerre Iran-Iraq, les attaques américaines au Moyen-Orient, Guantanamo... , parce que c'est avant tout son histoire. Née en exil, elle cherche à la fois sa mémoire et son foyer et la guerre est comme un lien naturel au monde. "Mire" est un tableau virtuose de poèmes, de listes, de fragments et de séquences, Sharif rassemble les récits éparpillés de sa famille plongée dans des conflits qui la dépassent mais la plongent dans la destruction. Livre en errance, en migration permanente, en quête d'abri, d'une femme qui n'est chez elle nulle part, qui mesure la distance qui la sépare des êtres perdus. Dialogue morcelé avec des images, Solmaz Sharif nous force à regarder les morts en face, les cadavres d'écoliers, les civils bombardés, les mosquées détruites, le poids de chaque homme. Elle nous force à identifier les corps inertes de notre histoire. "Mire" est saturé par la violation constante de l'intimité, les fouilles au corps, les intrusions policières, les mises sur écoute, les ségrégations. En sécurité nulle part, que ce soit dans le présent ou dans les souvenirs, le rêve américain est une solitude et une déception, avec des uniformes prêts à enfoncer votre porte à chaque instant. Sharif montre aussi comment la violence s'exerce contre le langage. Elle injecte dans son livre des mots tirés du Dictionnaire Militaire Américain ; qui viennent faire exploser le rapport à l'autre, elle expose les euphémismes dévastateurs utilisés pour stériliser la langue, contrôler ses effets et influencer notre résolution collective. Il s'agit de vivre avec "le langage qu'ils ont fait de notre langage", dans l'abîme qui sépare les individus que nous sommes des histoires racontées. Que faut-il tirer de l'abîme pour faire exister son histoire, ses proches emprisonnés et disparus ? Où peut-on porter son histoire dangereuse car sensible comme un champ de mines, précise comme un dictionnaire de termes qui désignent des mises à mort dans l'intervalle de la mire à l'écran, l'ordre de tirer et l'impact. Mais Un élan de survie, une sensualité limpide nous signalent la présence d'une conscience lumineuse, un étonnant apaisement.