Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'Antéchrist. Anathème contre le christianisme précédé de Nietzsche, l'esprit moderne et l'Antéchris
Nietzsche Friedrich ; Mascolo Dionys
BENOIT JACOB
10,50 €
Épuisé
EAN :9782913645059
Nous ne savons ce qu'est l'homme. Mais nous savons ce qu'il ne doit pas être, ce que nous ne pouvons plus admettre qu'il soit. Nous ne savons de même ce qu'est le monde; mais nous savons que nous ne pouvons plus admettre aucun des sens dont on a tenté de le charger. Nous n'apercevons aucune issue à notre vie dans ce monde. Comprendre serait l'issue: comprendre est comprendre qu'il n'y a pas d'issue, et comprendre est la seule issue. - Dionys MascoloL'homme de la croyance, le « croyant » de toute sorte, est nécessairement un homme dépendant, un homme incapable de se prendre lui-même pour fin, de se fixer spontanément quelque fin que ce soit, Le « croyant » ne s'appartient pas, il ne peut être qu'un moyen, il lui faut être utilisé, il a besoin de quelqu'un qui l'utilise. Son instinct fait le plus grand honneur à une morale de l'aliénation de soi: tout la lui persuade, sa prudence, son expérience, sa vanité. Toute espèce de foi est elle-même l'expression d'un renoncement à soi, d'une aliénation de soi... - Frédéric Nietzsche
A première vue, ce problème de la valeur de la pitié et de la morale de la pitié semble n'être qu'une question isolée, un point d'interrogation à part : mais à celui qui s'arrêtera ici, qui apprendra à interroger ici, il arrivera ce qui m'est arrivé : une perspective nouvelle et immense s'ouvrira devant lui, la foi en la morale, en toute morale s'en trouvera ébranlée - enfin une nouvelle exigence se fera entendre. Nous avons besoin d'une critique des valeurs morales, il faut commencer par mettre en question la valeur même de ces valeurs, et cela suppose une connaissance telle qu'il n'en a pas existé jusqu'à présent et telle qu'on ne l'a même pas souhaitée."
Inactuelle, cette considération l'est encore parce que je cherche à comprendre comme un mal, un dommage, une carence, quelque chose dont l'époque se glorifie à juste titre, à savoir sa culture historique ; (...) nous sommes tous rongés de fièvre historienne, et nous devrions tout au moins nous en rendre compte. (...) Certes, nous avons besoin de l'histoire, mais pour vivre et pour agir, non pas pour nous détourner commodément de la vie et de l'action, encore moins pour embellir une vie égoïste et des actions lâches et mauvaises. Nous ne voulons servir l'histoire que dans la mesure où elle sert la vie. (...) Toute action exige l'oubli, de même que toute vie organique exige non seulement de la lumière, mais aussi l'obscurité. Un homme qui voudrait sentir les choses de façon absolument et exclusivement historique ressemblerait à quelqu'un qu'on aurait contraint à se priver de sommeil ou à un animal qui ne devrait vivre que de ruminer continuellement les mêmes aliments. Il est donc possible de vivre, et même de vivre heureux, presque sans aucune mémoire, comme le montre l'animal ; mais il est absolument impossible de vivre sans oubli (...) ; il a un degré d'insomnie, de rumination, de sens historique, au-delà duquel l'être vivant se trouve ébranlé et finalement détruit, qu'il s'agisse d'un individu, d'un peuple ou d'une civilisation."
Y a-t-il une alliance possible entre la lucidité et la joie ? Quelle force faut-il pour aimer la réalité telle qu'elle est, pour assumer les contradictions de la vie ? Une puissance rare qui est le privilège de ceux qui savent jouir de ce monde-ci. La plupart des hommes imaginent que la vraie vie est ailleurs et cette fiction d'un au-delà idéal les réconforte et leur permet de supporter leur condition temporelle. Cette peur de l'éphémère et de l'instable, convertie en haine pour leur vie, est à la source de ces chimères prodigieuses que sont les grands systèmes philosophiques aux vertus narcotiques. Invitant son lecteur à goûter les joies de la clairvoyance, Nietzsche l'exhorte à se défaire du vain espoir d'un autre monde où tentent de le maintenir la philosophie idéaliste aussi bien que la religion chrétienne. Le gai savoir, qui consiste en une adhésion totale au réel, ne suppose pas la pensée d'une Providence ni, bien sûr, une philosophie de l'Histoire, mais implique au contraire une connaissance du tragique ! Courage, jouissons ! --Paul Klein
4e de couverture : Quand il commence Ainsi parlait Zarathoustra, Nietzsche a déjà une importante oeuvre critique derrière lui. Ce travail d'examen des valeurs culturelles ne constitue cependant qu'un aspect de sa mission de philosophe. Il sait aussi qu'une oeuvre affirmative doit suivre. Ainsi naît la figure de Zarathoustra, double grandiose de son auteur, porte-parole des vertus qu'il entend exalter.Livre "à part", comme son auteur le nomma lui-même. Livre où apparaissent pour la première fois des thèmes comme la volonté de puissance ou le surhomme. Ces idées, diversement comprises, et quelquefois à contresens, comptent au nombre de celles qui ont le plus fortement marqué la pensée depuis lors.Notes Biographiques : Friedrich Nietzsche est né à Rocken, près de Leipzig, le 15 octobre 1844. Après ses études, il occupe la chaire de philologie classique de l'université de Bâle, fréquentant le milieu intellectuel bâlois et Richard Wagner avec qui il se brouillera en 1878. Gravement malade, relevé de ses fonctions de professeur à sa demande, il mène une vie errante entre Sils-Maria, Nice, Menton et plusieurs villes italiennes. Frappé de folie au début de 1889, il meurt le 25 août 1900 à Weimar.
Par une nuit d'orage, quatre voix rythmées par le murmure du ressac évoquent le souvenir d'une femme fatale... Dans une communauté de marginaux " la magique étude du bonheur " semble être à l'ordre du jour... À Quito, désireux d'arrêter l'instant, un homme erre en proie aux vertiges du temps... Quelque part au Costa Rica, quatre routards à l'affût d'aventures songent à organiser l'évasion d'un prisonnier. Les récits de Maurizio Ferrara prennent l'Amérique latine pour toile de fond. Vagabonds ou déserteurs, ses personnages à égale distance de l'utopie et du réel habitent un entre-deux qu'ils voudraient éternel. A l'image de l'un des protagonistes au visage défiguré, ils offrent un bon ou un mauvais profil, voyageant autant dans les vastes espaces du continent qu'au cœur de leurs propres ténèbres.
Présentation de l'éditeur "Vous voulez savoir pourquoi je fais la cuisine ? Parce que jaime beaucoup ça Cest lendroit le plus antinomique de lécrit et pourtant on est dans la même solitude, quand on fait la cuisine, la même inventivité On est un auteur ". Cuisiner, rédiger ses recettes, Marguerite Duras songea un moment à en publier quelques-unes dans La Vie Matérielle, mais le projet fut abandonné. Ce livre na pas dautre prétention que de rendre un hommage intime à Marguerite Duras pour cette activité quotidienne quelle nhésitait pas à tenir pour aussi créatrice que lécriture et dont nombre de ses amis se souviennent. Edgar Morin : "Rue Saint Benoît, Marguerite était la reine des abeilles qui faisait la cuisine, torréfiait le café sur sa poêle . Pendant la guerre elle recevait des sacs de riz de sa mère en provenance dIndochine et nous préparait des plats vietnamiens. Elle invitait à déjeuner ou à dîner écrivains célèbres ou inconnus Elle régentait tout, et de plus trouvait le temps décrire " in Les Cahiers de lHerne, 2005. Les textes rassemblés dans ce livre en dehors des recettes inédites proviennent des entretiens du "Bon plaisir de Marguerite Duras" sur France Culture en 1984. De textes issus de Outside en 1981, de La Vie Matérielle en 1987 et de récits chez Gallimard en 1954.
Résumé : " En langage courant, l'amour est une utopie. Tout comme l'homme est une utopie. Justement parce qu'il est l'espace privilégié où il se dépense peut-être le plus d'efforts pour tenir en respect l'inhumanité qui est en l'homme, l'amour, plus que les guerres ou toutes les luttes de prestige possibles, met en évidence la part que l'on dirait irréductible, non réduite en tout cas, de cette inhumanité. Mais contre tous les humanismes qui font comme si l'on savait déjà ce que c'est, l'homme lui-même, répétons-le, est une utopie. Nous sortons à peine des cavernes. Le processus d'hominisation est en cours. L'amour suit ce cours. Dans quelque temps, l'homme sera probablement capable d'aimer dans la certitude d'aimer. "