Qui était Nicolas de Staël, cet étranger, apatride, arrivé en 1922 orphelin en Belgique où il vécut quatorze ans et suivit ses années de formation. Quelle fut sa vie d'élève puis d'étudiant ? Quel rôle jouèrent les lieux d'enseignement fréquentés telle l'Académie des Beaux-arts de Bruxelles et de Saint-Gilles ? Qui furent ses professeurs ? Ses camarades de promotion ? Comment vécut-il toutes ses années d'étude ? L'accent est ici mis sur une période quasi jamais étudiée avant 2012, celle de la formation de Nicolas de Staël. Peu d'étudiants ont laissé autant de documents : dessins, aquarelles, peintures de jeunesse, souvenirs épars de l'atelier, de ses relations avec ses maîtres, ses condisciples, de ses voyages d'étudiant, de sa première exposition, et des rencontres qui décidèrent de son avenir avant son départ pour le Maroc en 1936 et le début de sa vie d'artiste. Depuis 2012, de nouvelles découvertes en Belgique témoignent de ce riche terreau qui a nourri l'étudiant Nicolas de Staël. di Où il passait, il soulevait l'intérêt et l'amitié. Paul Casa En couverture : Nicolas de Stael à La Panne,1933 ® Archives de Staël (photo : Frans smeers ? ) 25 ? 6II9 3I je517OeCk.y .,.
Devons-nous rester muets devant Dieu en présence du mal et de la souffrance qui nous encerclent comme un cauchemar ? S'il est vrai que nous pouvons être responsables devant Dieu, serait-il impie, en présence d'un Dieu de promesses, de l'interroger sur celles-ci ? Mais que peut la théologie pour répondre à l'immense dignité des questions que l'homme souffrant se pose, " chair offerte à la morsure du réel " (A. Comte-Sponville) ? Nous croyons précisément que la " Rédemption " a un sens. Que le Dieu de la Croix détient un secret et une vérité que nous devons retrouver. Car il s'agit là d'un Dieu qui partage notre cri, au plus réel de celui-ci. L'antique question de la toute-puissance de Dieu, mise en cause avec celle de sa bonté, en un débat qui dure depuis toujours, est abordée de front. Une réponse, théorique et pratique, est tentée qui cherche à rompre avec les redites et ne craint pas de procéder à des révisions. Dans le même temps, Dieu ainsi mis à l'épreuve de notre cri se découvre être tout nouveau, un Dieu qui n'a guère à voir avec ce que tant de siècles de prudence et de faux respect en ont fait. Nous l'avions oublié et méconnu. Il sort grandi de notre question. Le Dieu de Jésus-Christ apparaît enfin comme le Dieu plausible qu'on attend et qu'on souhaite en ces temps qui passent parfois pour être les derniers. Comme si notre époque était celle qui découvre la seule manière possible et soutenable d'être Dieu.
L'abbé Adolphe Gesché, de l'Académie royale de Belgique, est professeur émérite de la Faculté de théologie de l'Université catholique de Louvain à Louvain-la-Neuve. Il a déjà publié cinq livres dans sa série « Dieu pour penser », pour lesquels il a reçu le grand prix de philosophie 1998 de l'Académie française.
Et si Dieu n'existait pas! Qu'est-ce que cela changerait? Presque rien, sans doute. Mais quelle est la portée de ce presque rien si proche de l'unique nécessaire? La question radicale de l'éventuelle non existence de Dieu appartient à la responsabilité du théologien. S'il l'esquivait, tout en présentant Dieu comme une bonne nouvelle pour l'homme, ne serait-il pas un faux-monnayeur? Présenter à la pensée un Dieu qui serait faux à la manière d'un faux billet de banque, ce n'est pas simplement parler d'un Dieu qui n'existe pas, mais manifester un Dieu trompeur parce que sans consistance, une idole. La question de l'existence est ici une question proprement théologique puisqu'elle est un aspect de la question de l'idolâtrie. Or, la foi en Dieu est radicalement une lutte contre l'idolâtrie et une victoire sur celle-ci. Cette interrogation théologique doit être menée avec rigueur, pour l'honneur de la théologie elle-même, en la confrontant à une pluralité de discours. La théologie s'élabore ici en dialogue avec la philosophie, compagne depuis toujours! (Françoise Mies), avec des sciences qualifiées d'humaines comme la psychanalyse et la sociologie (Marie Balmary et Luc Van Campenhoudt), l'éthique (Paul Valadier), et d'autres grandes traditions de sagesse (Jacques Scheuer à propos du bouddhisme).
Cette nouvelle série, intitulée "Pensées pour penser", s'inscrit dans la lignée de "Dieu pour penser": montrer que l'idée de Dieu, loin d'être une idée perdue et hors de propos, peut aider à penser. Elle recèle une intelligibilité propre qui permet de penser jusqu'à son extrême toute question que l'homme vient à se poser, sur lui-même, sur les autres ou sur l'universMême propos donc, mais sous une forme différente. Il s'agira de réflexions personnelles et de citations empruntées à autrui. Livres à l'espace plus dégagé, où le lecteur peut circuler, se faufiler plus libre. Mouvement de respiration et de choix. Pensées qui ne se pressent pas vers une conclusion et qui n'ont même pas peur parfois de se contredire pour laisser le lecteur décider librement. Pensées parfois excessives, pensées de passage en tout cas. Toute citation, toute réflexion brève, sur lesquelles on ne s'appesantit pas trop, ont cet avantage merveilleux de parler "à mots couverts". Venant souvent des contrées inédites et inexplorées de notre conscience, elles ont plus de nouveauté et moins d'usure que la pensée trop longtemps ressassée. Ces livres se voudront des cadeaux d'idées. Mais il ne s'agira pas ici de choses insignifiantes. On continuera d'évoquer les grandes et infinies questions que se pose l'homme. Pourquoi le mal et la souffrance? Qu'est-ce donc que l'homme? Comment comprendre le monde qu'il habite? Les dieux ou le Dieu qu'il se donne? Que peut-on imaginer de sa destinée, de ce qui lui donne sens? Cet ensemble sera donc adossé, livre après livre et dans le même ordre, à la première série: Le Mal; L'Homme, Dieu; Le Cosmos; La Destinée, Le Christ; Le Sens, etc. On y trouvera compléments et prolongements, mais aussi et souvent tout ce qui n'a pas pu être exprimé dans ces ouvrages. Place pour l'étincelle, pour l'instantané, pour une plus grande spontanéité, qui instaure plus de complicité et plus de simultanéité avec le lecteur! "Cet ouvrage n'est pas un écrit composé dans les règles de l'art pour l'ostentation, ce sont des notes que j'ai thésaurisées" (Clément d'Alexandrie, Stromate I, I, 11,1)
Cette présentation d'une sélection d'oeuvres de la collection du Musée des beaux-arts de Gand permet de découvrir les principaux courants de l'art moderne belge entre 1880 à 1940, du symbolisme au surréalisme. Des oeuvres néerlandaises illustrent en outre les influences artistiques réciproques entre la Belgique et les Pays-Bas.
A l'occasion de la 31e édition du Festival International du Photojournalisme Visa pour l'Image - Perpignan, les éditions Snoeck ont le plaisir de publier, pour la douzième fois, le catalogue officiel du festival. Depuis sa première édition en 1989, le festival nous rappelle que, pour une information visuelle de qualité, le regard du photojournaliste est indispensable. Rendez-vous immanquable des amoureux de la photographie et du reportage, le festival réunit plus de 220 000 visiteurs chaque année à Perpignan. Depuis 30 ans, Visa pour l'Image - Perpignan accompagne les mutations économiques et politiques des métiers du photojournalisme et de la presse, et soutient les professionnels en leur donnant l'opportunité de montrer leur travail et de le faire découvrir au plus grand nombre. Plus que jamais, le festival s'avère nécessaire pour défendre ceux qui exercent un métier qui permet d'informer, de comprendre et d'alerter, dans des conditions toujours plus dangereuses et précaires. Cette année, nous présentons toutes les expositions de l'édition 2019 avec, pour chacun des photographes, huit pages consacrées à leur reportage.
Le Musée des Beaux-Arts de La Boverie, à Liège, compte plusieurs milliers d'oeuvres d'art dans ses collections, depuis la Renaissance jusqu'au XXIe siècle, couvrant essentiellement la peinture, la sculpture et les arts graphiques. Ce beau livre d'art invite à une promenade passionnante, vivante et riche en découvertes, à travers une sélection inédite de chefs-d'oeuvre, belges et internationaux, rassemblés depuis plus d'un siècle dans les collections publiques de la Ville de Liège. Ce nouvel ouvrage constitue le deuxième volume du Catalogue des collections du Musée des Beaux-Arts de Liège. Il contient 100 notices d'oeuvres, une vingtaine de textes et études, et plus de 160 illustrations. Il intéressera tous ceux qui souhaitent acquérir une meilleure connaissance des collections du Musée des Beaux-Arts de Liège. Mais il passionnera également celui qui, simple amateur, historien d'art ou chercheur chevronné, désire parcourir, grâce à des images de qualité et un langage accessible, les pages de l'histoire de l'art en Europe, ses influences et ses prolongements. De Lambert Lombard à James Ensor, d'Eugène Fromentin à Théo Van Rysselberghe, de Joseph Csaky à Jean Arp, en passant par Sonia Delaunay, Paul Delvaux ou le mouvement Cobra, cet ouvrage offre une vue en profondeur sur l'une des plus riches collections publiques de Belgique.
L'exposition La Fête et la kermesse dans la peinture flamande du XVIe et XVIIe siècles se déroulera du 16 mars au 14 juillet 2019. Cette exposition s'inscrit dans le cadre des festivités liées à l'anniversaire de la mort de Pieter Brueghel l'Ancien (mort en 1569), dont le nom est indiscutablement lié à la fête villageoise. Un comité scientifique composé d'historiens de l'art, de spécialistes de la littérature et de musicologues des XVIe et XVIIe siècles rédigeront les articles du catalogue et permettront de mieux souligner les interactions entre ces domaines artistiques et de replacer les oeuvres dans leur contexte de création afin d'apporter un nouvel éclairage. Dans l'imaginaire collectif, les réunions villageoises sont principalement associées au nom de Brueghel mais ce genre ne se limite pas à cet artiste. Il prend en outre une autre coloration avec la représentation des scènes galantes, souvent légitimées par l'histoire du Fils prodigue. L'exposition rassemblera plus d'une centaine d'oeuvres provenant de musées nationaux et internationaux, parmi lesquels une majorité de tableaux mais aussi des gravures, des dessins et des enluminures. En outre, les instruments de musique, qui figurent souvent dans les compositions peintes, seront mis en relation avec ces dernières.