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La vision des faits. De l'a posteriori à l'a priori dans la saisie des langues
Nicolaï Robert
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782296038929
Comment, nous, les utilisateurs des langues et leurs descripteurs, nous situons-nous face à l'interprétation des phénomènes linguistiques ? C'est cette question qui sous-tend cet ouvrage. Parce que sans interprétation il n'y a pas d'usage des langues, il n'y a pas d'analyse des faits de langues, il n'y a peut-être même pas de langues ! Conséquemment, trois dynamiques qui se croisent : l'identification des données linguistiques à toutes fins utiles, leur interprétation et leur actualisation par les utilisateurs, leur interprétation et leur objectivation par ceux qui les décrivent. On s'intéresse alors à l'interprétation des phénomènes, à la sélection des données et à l'élaboration des théories dans les sciences du langage considérées comme des sciences anthroposociales. Mais au-delà, on s'intéresse aussi aux arrière-plans qui nous structurent dans nos choix de théories . La réflexion s'engage sur quelques points d'analyse phonologique et ouvre une discussion sur la construction des faits décrits et les contraintes d'élaboration de frontières en rapport. Finalement le champ s'élargit et la question devient : qu'est-ce qui entre en jeu dans le rendu compte des phénomènes et la construction des faits ? Et parmi les domaines de connaissance concernant l'homme et la société il n'en est guère qui soient exclus : anthropologie, sociologie, linguistique, histoire sont au rendez-vous, sans oublier l'acteur essentiel qui, dans un procès intersubjectivement validé le liant aux phénomènes du monde et au monde des autres acteurs, détermine l'élaboration de ces domaines de connaissance. . . Linguiste africaniste connu et spécialiste des langues songhay sur lesquelles il a beaucoup écrit, membre de l'Institut universitaire de France et Professeur à l'Université de Nice, Robert Nicolai s'intéresse à la fois au contact des langues et à la théorisation dans ce domaine, à l'épistémologie des sciences humaines et aux modalités de l'élaboration des connaissances.
Soliloques rimés pour la chaleur du rythme. Eclairs des sentiments, états d'âme traduits en quelques pieds choisis pulsés pour leur cadence… c'est dans le temps long que ces "palimpsestes" sont nés. Entre éclats, couleurs et ressacs, ils résonnent de voix et fulgurent d'images. Sous la vibration des mots tirés de ces poèmes, les moments crayonnés chaque fois reconstruits, c'est l'auteur qui se cache aussi bien qu'il s'affiche dans le clair contre-jour d'un verbe omniprésent.
La pratique du politiquement correct semblant intimement liée à toute conduite sociale, ce n'est pas l'existence du politiquement correct en soi qui peut poser problème, mais sa non-reconnaissance en tant que phénomène, laquelle implique la non-reconnaissance des contraintes qu'il impose sur l'individu et sur le groupe. Autrement dit, ce qui est dénoncé, ce n'est pas la langue dans sa nature, mais l'impact nocif de certaines pratiques langagières (volontaires ou non) sur les individus. Robert Nicolaï démêle ici avec finesse les multiples problématiques qui gravitent autour de ce thème et, décryptant les réflexions d'Orwell, nous propose un renversement de perspective : il nous invite, en effet, à réfléchir non plus à ce qu'on fait avec les langues, mais à ce que nous faisons, nous, dans la langue... Ainsi met-il au jour, à l'occasion d'analyses magistrales, les enjeux et les risques ultimes de la pratique de la langue de bois et du politiquement correct : réduire au minimum, voire rendre impossible, notre capacité de distanciation, de réflexion et de critique.
Voici une sélection de contes et récits de vie enregistrés par l'auteur, il y a un demi-siècle, au cours d'enquêtes menées dans l'Azawagh nigérien. Ces textes illustrent la vie sociale et culturelle traditionnelle propre à cette partie de l'Afrique sahélo-saharienne. Après une approche du cadre de vie des populations sédentaires de la région, la première partie offre deux récits suivis de vingt contes tasawaq recueillis à In Gall. La deuxième partie ouvre au monde nomade avec des récits de vie qui montrent aussi bien l'organisation sociale et économique que la conception du monde de ces tribus de langue tagdalt (Igdalen, Idorfen, Iberogan) et de langue tadaksahak (Idaksahak). Enfin, la dernière partie fournit une documentation complémentaire sur les contes qui illustre la richesse de la culture orale de cette partie du monde.
Ce volume questionne les dynamiques de mise en signification que nous actualisons et la façon dont nous construisons nos représentations et élaborons nos théories. L'approche est structurée en trois "parcours". Partant d'une saisie empirique de terrain, le premier parcours prend pour objet l'étude morphosémantique du lexique. Soit une thématique défrichée en son temps par Guiraud et que la recherche cognitive a récemment retrouvée sous le terme de submorphémie. Le deuxième met en contrepoint deux cadres théoriques qui, partis de bases non commensurables, concernent nos procès de mise en signification et d'élaboration du sens : soit la dynamique sémiotique conceptualisée et élaborée par l'auteur, et la sémanalyse introduite par Kristeva dans les années 1970. Parvenu à ce stade, l'ouvrage dégage une perspective nouvelle d'analyse en s'intéressant au flou constitutif qui caractérise les lexiques des langues et à la nécessaire retenue de l'historicité comme facteur déterminant dans les dynamiques de mise en signification et de création de sens que nous activons. Il ouvre ainsi la réflexion à la fois vers la considération d'une circularité propre à nos saisies épistémiques et vers la reconnaissance de la dynamique de leur développement au sein d'une spirale herméneutique dans laquelle sont inclus les acteurs de la communication que nous sommes.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.