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Langue de bois et politiquement correct
Nicolaï Robert
UPPR
7,50 €
Épuisé
EAN :9782371681408
La pratique du politiquement correct semblant intimement liée à toute conduite sociale, ce n'est pas l'existence du politiquement correct en soi qui peut poser problème, mais sa non-reconnaissance en tant que phénomène, laquelle implique la non-reconnaissance des contraintes qu'il impose sur l'individu et sur le groupe. Autrement dit, ce qui est dénoncé, ce n'est pas la langue dans sa nature, mais l'impact nocif de certaines pratiques langagières (volontaires ou non) sur les individus. Robert Nicolaï démêle ici avec finesse les multiples problématiques qui gravitent autour de ce thème et, décryptant les réflexions d'Orwell, nous propose un renversement de perspective : il nous invite, en effet, à réfléchir non plus à ce qu'on fait avec les langues, mais à ce que nous faisons, nous, dans la langue... Ainsi met-il au jour, à l'occasion d'analyses magistrales, les enjeux et les risques ultimes de la pratique de la langue de bois et du politiquement correct : réduire au minimum, voire rendre impossible, notre capacité de distanciation, de réflexion et de critique.
Voici des récits brefs dont le décor s'étire de Lyon à Arles, et l'époque de référence va du Moyen-âge à aujourd'hui. Mais tous prétendent à l'universel ! Entre Le Cardonnel, doux poète valentinois et Conti, baba-cool assassin, les traits d
Ce volume questionne les dynamiques de mise en signification que nous actualisons et la façon dont nous construisons nos représentations et élaborons nos théories. L'approche est structurée en trois "parcours". Partant d'une saisie empirique de terrain, le premier parcours prend pour objet l'étude morphosémantique du lexique. Soit une thématique défrichée en son temps par Guiraud et que la recherche cognitive a récemment retrouvée sous le terme de submorphémie. Le deuxième met en contrepoint deux cadres théoriques qui, partis de bases non commensurables, concernent nos procès de mise en signification et d'élaboration du sens : soit la dynamique sémiotique conceptualisée et élaborée par l'auteur, et la sémanalyse introduite par Kristeva dans les années 1970. Parvenu à ce stade, l'ouvrage dégage une perspective nouvelle d'analyse en s'intéressant au flou constitutif qui caractérise les lexiques des langues et à la nécessaire retenue de l'historicité comme facteur déterminant dans les dynamiques de mise en signification et de création de sens que nous activons. Il ouvre ainsi la réflexion à la fois vers la considération d'une circularité propre à nos saisies épistémiques et vers la reconnaissance de la dynamique de leur développement au sein d'une spirale herméneutique dans laquelle sont inclus les acteurs de la communication que nous sommes.
Les dernières découvertes archéologiques établissent que les hommes boivent du vin depuis le Néolithique, et l'on en retrouve les traces aussi bien dans des jarres iraniennes vieilles de 7000 ans, qu'en Turquie, dans des vases vieux de 6000 ans, ou encore dans des tombes de rois de l'Antiquité égyptienne. Certes, les hommes n'ont pas toujours dégusté ni vinifié le vin comme nous le faisons aujourd'hui. Toutefois, le vin a toujours été un breuvage spécial, parfois à caractère sacré, souvent métaphoriquement associé aux expériences mystiques. D'un autre côté, l'industrie s'est emparée de ce "produit", mettant en avant les valeurs de plaisir et de partage qu'il véhicule, mais aussi ses atouts socio-économiques. Or, depuis quelques années, des anciens et de nouveaux venus dans le monde vigneron défendent une conception de la culture, du gout et de la convivialité du vin qui rompt avec la standardisation et la logique du rendement. Les nouveaux buveurs qui les soutiennent recherchent des vins sans maquillage ni trucage chimique, qui parlent de la générosité de la nature et du savoir-faire respectueux d'hommes et de femmes qui la conduisent jusqu'au verre à travers la fructification du cep. Ces vins, que l'on dit "nature" car sans intrants chimiques ni dans le vignoble ni au chai, sont reconnus plus digestes. Mais surtout, ils expriment un gout unique, non reproductible, aussi nouveau qu'il est ancien : celui d'une nature qui s'offre à la dégustation de ceux qui abandonnent l'illusion paranoïaque de la dominer. Ce gout dit vin cache un essai d'éthique contemporaine?
L'islam paraît avoir un rapport contradictoire avec la démocratie. D'un côté, l'appel à la volonté populaire s'exprime avec insistance dans les pays musulmans. Simultanément le pluralisme démocratique peine à y prendre racine. Au-delà des vicissitudes de l'histoire, un rapport au monde marqué par la fascination pour l'unité et la certitude, alimente ce double rapport à la démocratie. Déjà présent dans le Coran, on le retrouve dans la philosophie islamique et la conception du pouvoir qui la marque. Comment l'islam, en dépassant les réductions des discours juridiques et sans trahir son expérience intérieure, peut-il prendre part à la culture occidentale, dans l'esprit des Lumières ? L'auteur nous convie ici à partager, soutenue par une prose claire et dense, une réflexion et des analyses décisives sur ce thème dont les enjeux sont déterminants pour l'avenir de notre civilisation.
En plus du traumatisme de "L'affaire Merah" de mars 2012 et des attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher de Vincennes en janvier 2015, la France a connu, avec les attentats du 13 novembre 2015, l'une des semaines les plus bouleversantes de son histoire récente. Ces attaques ont marqué définitivement les esprits des Français et du monde. Chems Akrouf présente ici des analyses fines et percutantes pour nous aider, non seulement à mieux comprendre les tenants et les aboutissants de ces événements décisifs, mais aussi à prendre la mesure de la menace que les groupes djihadistes font peser sur la France. Rappelant les origines du djihadisme et des mouvements majeurs qui s'en réclament, Chems Akrouf étudie leurs objectifs, leurs moyens d'action, leurs ressources financières et les "raisons" qui les motivent. Après avoir examiné les moyens mis en oeuvre par les services en charge de lutter contre eux en France, il s'interroge sur les rôles de la Russie, de l'Iran et d'Israël, sans oublier le double jeu de la Turquie. Aujourd'hui, la menace est inédite par son ampleur et son caractère protéiforme. Chems Akrouf partage ici des analyses indispensables pour mieux la comprendre.
L'Homme a-t-il oublié les valeurs qui le font "Homme" ? Notre époque individualiste et consumériste vit le dilemme de devoir répondre aux bouleversements qui s'annoncent par l'affirmation de notre "humanité", celle qui devrait seule nous guider collectivement vers plus de justice, de solidarité et de bien-être. Le progrès, dit-on, c'est ce qui va de l'avant encore faut-il aller dans la bonne direction. La mondialisation de l'économie, les menaces écologiques, l'évolution de la Science et des technologies s'imposent à l'Humanité sans qu'elle ne l'ait vraiment choisi ni n'en ait la maîtrise. Dans le même temps, une autre mondialisation, celle de l'information, rend de plus en plus visibles et insupportables les injustices et les drames de notre planète. Cette mondialisation révèle en tous domaines nos contradictions et nos limites : car le progrès technologique et scientifique ne garantit ni l'amélioration des conditions de vie, ni la démocratisation des institutions. Finalement, de quelles valeurs et de quel progrès parle-t-on donc ? C'est tout l'enjeu de ce livre : après s'être interrogée sur l'Humain face aux mutations, puis avoir réfléchi à la façon dont la laïcité pourrait être une réponse moderne et universelle aux migrations et aux métissages religieux et culturels qui se dessinent, la Loge Roger Leray du Grand Orient de France nous appelle au retour de ce qui nous fait Hommes la pensée critique et à un véritable inventaire de la démocratie et du progrès. Des pensées critiques pour répondre à une situation critique.