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Le socle des vertiges
Niangouna Dieudonné
SOLITAIRES INT
13,00 €
Épuisé
EAN :9782846813334
Extrait du prologueUne réserve à protéger, glauque à la lumière, espèce à part, arrivent les années 90. Nous Mouléké, petite bourgade derrière la chaumière de la boulangerie Bouétambongo où s'arrête l'arrondissement quatre de Brazza la verte. Les loubards qui y tiennent viennent jouer les petites frappes dans le dernier chaudron de la ville nord appelé le quartier des Crâneurs.Au départ on était comme des sandales. Fallait se coucher! Et comme nous avons un forfait de «merci» nous y allons de bon coeur jusqu'à ce que s'amenuise le jour pour pleurer dans nos tanières. Faut pas compter sur la police pour tout remettre sur les rails. C'est la faute à l'ennui si aujourd'hui nous sommes tombés par terre, puis on s'est fait ramasser, et le bon Samaritain a dit: «Ramasser n'est pas voler.» L'ennui et le Samaritain étaient la base de notre rage en quête d'identité.Imagine que ça fait un siècle et des poussières qu'on raconte un maintenant, qu'on nous montre un tout autour, une face bien posée dans une vitrine et ça chlingue dans nos excitations: la fulgurante des mécaniques, la poésie technologique et tous les mystères de l'informatique, les cartes postales de France, les tubes jamaïcains, les stars frigorifiées à l'américaine. Imagine qu'on te parle des murs qui restent tendus et des tours jamais déchues, les cathédrales enflammées d'opium, du shoot à sens libre, des bébés plastiques, blême le goût de l'exotisme blême, les cheveux des déesses blondes au vent et la tarte au chocolat. Imagine, l'eau à la bouche mais la gorge sèche, avec et dans les yeux le coeur d'un drum, la redoute et le goût de la langue française, la marque fraîche du son! Puis les fils à papa! Imagine que c'est pas le pied pour toi, mais qu'il y a cent millions d'années et que t'as pas le droit, sauf qu'on continue à te dire: «Imagine.»
Le ring est un dialogue, et la scène est un champ de bataille. Je ne saurais vous dire la joie que j'ai en ce moment, en faisant entendre ma voix, mon corps, toute mon histoire à travers Mohamed Ali. Ce n'est donc pas un nègre dans une cage, ce n'est pas une foire avec un ours à bicyclette. On n'est pas au cirque où l'homme le plus fort soulève quatre cents kilos. Non, mesdames, on est en train d'écrire vie, à partir de maintenant.
Mesdames et messieurs, je vous arrache la garantie de votre innocence. Devenez coupables à moindres frais. Voilà ce que vous dit ce théâtre. On enterre la complaisance, cette nuit. On embrasse les lions. On va faire l'amour avec des hiboux. Tout ne sera pas permis mais votre contraire est invité. Et c'est lui qui ouvrira le bal. Puis vous irez danser avec votre contraire.
Je préfère la lutte des classes aux conflits de générations. Je préfère l'orgueil à la vanité. Les jeunes c'est de la vanité. Le "prenez vite, c'est déjà fait et c'est à vous." Votre jeunesse ne vous sert à rien puisque vous êtes morts en attendant l'héritage de vos pères. Vous faites semblant d'être indépendants. Mais allez-y ! Faites l'histoire et on verra si le monde tiendra une seule journée, avec votre manque de connaissance de l'histoire, votre attrait à la violence, votre suffisance branchée et votre liberté transformée en individualisme exacerbé. Les murs sont en vous. Voilà pourquoi vous vous arrêtez à la tendance, à la mouvance, au snobisme..." Trois frères et soeurs, accompagnés de leur neveu, se retrouvent pour vendre la demeure d'un père qu ils n'ont pas connu. Mais un vieillard, venu s'abriter de la pluie, va semer la zizanie. Pourquoi ressemble-t-il tant à leur père décédé? Comment connaît-il son histoire, celle d'un homme parti chasser le rhinocéros blanc en Afrique et mort là-bas ? Les personnages tentent de démêler la vérité d'une histoire étouffée par la honte et l'opprobre.
Le théâtre de Dieudonné Niangouna est un surgissement, fait de ruptures et d'écoulements de laves incandescentes. Il manipule la quotidienneté des sentiments contradictoires, ainsi que les ressentis qui influencent les comportements. L'évocation, de Sony Labou Tansi est ici, l'occasion d'un plaidoyer au vitriol pour clore toutes les mésalliances. Au coeur des répliques qui s'enfilent en un dialogue intempestif et savoureux, le dramaturge nous convie à l'exploration mouvementée de son univers culturel. Dans ce texte, il nous dit tout, ce qu'il aime ou déteste, sa congolité, ce qui a fait de lui un dramaturge unique et universel à la fois, son désir constant d'émancipation. Le théâtre de Dieudonné Niangouna touche à l'essentiel, c'est-à-dire à ce qui nous permet comme le dirait Sony de nommer les choses et les êtres." Caya Makhélé
Il y a du Bouvard et Pécuchet dans Pippo et Ricardo, les deux "savants" , protagonistes de cette Encyclopédie de phénomènes paranormaux. Le duo réinterroge les lois de l'univers, entre deux parties de ping-pong et la retransmission à la radio d'un match du Real Madrid. Radicalement pessimiste et fondamentalement drôle, l'écriture de Rodrigo García remue plus que jamais le fer dans les plaies du présent. Dans Désolé, mais là j'ai pas le temps, Rodrigo García revient sur la destinée de nos deux savants dont le génie fit même hésiter les membres de l'Académie suédoise : fallait-il leur accorder le prix Nobel de Chimie ou de Littérature ?
Résumé : Cet amour est comme un poème ou une chanson c'est impossible de le résumer il faut le citer que peut-on dire pour résumer un poème ? c'est celui sur l'amour celui qui dit l'amour résiste à tout qu'il faut aimer à tout prix ? ça c'est le résumé de milliers de poèmes. En juxtaposant des versions légèrement différentes des mêmes événements, Tiago Rodrigues explore un moment de crise, comme une course contre la montre, où tout est menacé et où l'on retrouve la force vitale de l'amour.
Résumé : Une ombre s'agite sous ses paupières baissées. Dans l'effusion lumineuse, une silhouette, qui ondule. Comme une algue. Un corbeau crie dans le cerisier. Le fils s'est endormi. La mère, pieds nus, danse calmement dans le sommeil du fils.
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?