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Fantôme
Niangouna Dieudonné
SOLITAIRES INT
14,00 €
Épuisé
EAN :9782846815314
Je préfère la lutte des classes aux conflits de générations. Je préfère l'orgueil à la vanité. Les jeunes c'est de la vanité. Le "prenez vite, c'est déjà fait et c'est à vous." Votre jeunesse ne vous sert à rien puisque vous êtes morts en attendant l'héritage de vos pères. Vous faites semblant d'être indépendants. Mais allez-y ! Faites l'histoire et on verra si le monde tiendra une seule journée, avec votre manque de connaissance de l'histoire, votre attrait à la violence, votre suffisance branchée et votre liberté transformée en individualisme exacerbé. Les murs sont en vous. Voilà pourquoi vous vous arrêtez à la tendance, à la mouvance, au snobisme..." Trois frères et soeurs, accompagnés de leur neveu, se retrouvent pour vendre la demeure d'un père qu ils n'ont pas connu. Mais un vieillard, venu s'abriter de la pluie, va semer la zizanie. Pourquoi ressemble-t-il tant à leur père décédé? Comment connaît-il son histoire, celle d'un homme parti chasser le rhinocéros blanc en Afrique et mort là-bas ? Les personnages tentent de démêler la vérité d'une histoire étouffée par la honte et l'opprobre.
DANS MON ACTE D'ÉCRIREÉcrire pour les autres c'est toujours quelque chose d'assez louche. Pourquoi se donner la peine de croire qu'on va faire plaisir à quelqu'un? Et surtout se dire qu'on va inventer quelque chose? Alors que tant que ça ne raconte pas les miasmes de là-haut, on peut toujours circuler et revenir sur ses pas comme un enfant de la rue qui a égaré sa sébile. On peut tourner autour de soi, mais dommage qu'on ne puisse pas attraper son ombre. Chez moi le théâtre est venu en bateau avec les colons portugais et français, et l'art contemporain en avion, en même temps que la démocratie et les guerres civiles. Donc faire ce que je fais, si ce n'est pas de l'importation c'est une imposition. Partant de là je peux écrire pour tout et rien.Je préfère écrire pour moi, de toute façon je n'écris que pour moi, de telle sorte que les autres, lecteurs ou spectateurs, ne soient que des produits dérivés de mon imaginaire. C'est rigolo parce que l'art on le fait «par soi» mais «pour les autres». Je me trouve dans une zone de contradiction. Et heureusement, parce que sinon ça serait à sens unique.Au commencement, une excitation, tu te sens en danger tant que t'as pas trouvé de quoi t'es coupable. Dans tous les cas l'important c'est d'être mangé. La peur t'assaille de partout; l'envie d'exister arrive ensuite. Méthodiquement le processus de devenir se met en place avec un nerf conducteur qui te tambourine le crâne comme un devoir, et ça fait une musique.Ma grand-mère racontait des histoires à vous tenir un éléphant éveillé pendant huit jours. Sa seule performance restée dans les annales de Massembo-Loubaki, son village natal, c'est d'avoir fait dévier de sa parcelle le chemin de la mission en promettant au curé de le bouffer si jamais la croix repassait devant sa case. Quand elle faisait de sa main rabougrie un tison enflammé pour raviver le foyer, je me disais que son art de nous raconter des histoires inépuisables, sans têtes ni queues, n'était que le prétexte de sa magie, le mystère qui impliquait son corps pour atteindre les sphères de l'inattendu. C'était bien avant que je puisse me convaincre que c'est le corps qui parle: la bouche n'est qu'un tuyau, c'est le corps qui écrit. L'esprit tient, mais le corps est futile; alors elle pouvait bien le brûler: il se ne consumerait plus, puisqu'il était déjà habité. Les nuits étaient frappées et les bêtes de la savane s'égosillaient pour entraver la voix de la grand-mère. Dans ce mélange, le challenge était autant dans la peur de se faire dévorer par les bêtes que dans celle de la ritournelle de ces épopées interminables. Impossible de dissocier la voix de la grand-mère des indiscrétions de la brousse, elle faisait partie d'un ensemble; c'est comme ça qu'elle arrivait à nous faire flipper, sinon on l'aurait défoncée. Elle jouait avec toute la savane, avec l'âge qu'elle avait donné à la savane, avec le vent qu'elle employait pour réveiller les morts, et la foudre pour repousser le Christ. Elle repartait avec ses aïeuls qui lui devaient tous une vie commune traversée par les mythes et les sacrifices humains. La nature et elle, une musique ponctuant le passage du blues des cannibales qui terminait avec l'arrivée du matin. Voilà comment j'ai su que ça ne me servirait absolument à rien de raconter des histoires. Ce que j'ai à faire c'est partager des expressions, les refléter, les faire bouillir le plus ogrement possible et vous enfoncer l'arôme: celui qui a faim ira chercher à la cuisine. Toutefois, il ne faut pas oublier que c'est toi qu'on bouffe à table.- Qu'est-ce qu'il y a aujourd'hui au menu?- Ben, toi!
Les vagues balaient la barque, un pauvre radeau de fortune. Je vois la fragilité de la vie, de toutes ces vies accroupies et mal en point, entassées comme des bêtes sur la barque. Mais où vont-ils ? Personne ne saura hormis le hasard. C'est quoi cette obsession qui leur fait braver les mers, les vagues, les tempêtes et la mort ?
Mesdames et messieurs, je vous arrache la garantie de votre innocence. Devenez coupables à moindres frais. Voilà ce que vous dit ce théâtre. On enterre la complaisance, cette nuit. On embrasse les lions. On va faire l'amour avec des hiboux. Tout ne sera pas permis mais votre contraire est invité. Et c'est lui qui ouvrira le bal. Puis vous irez danser avec votre contraire.
Le ring est un dialogue, et la scène est un champ de bataille. Je ne saurais vous dire la joie que j'ai en ce moment, en faisant entendre ma voix, mon corps, toute mon histoire à travers Mohamed Ali. Ce n'est donc pas un nègre dans une cage, ce n'est pas une foire avec un ours à bicyclette. On n'est pas au cirque où l'homme le plus fort soulève quatre cents kilos. Non, mesdames, on est en train d'écrire vie, à partir de maintenant.
Résumé : C'est ce jour-là, Devant ce nuage noir Que j'ai compris que tout était perdu C'en était fini de nous La démocratie était vaincue Tout Tous nos efforts Tout ce sang versé Toute cette fougue Cette jeunesse Nos espoirs Tout nous était volé. Dans une géographie éclatée entre l'Europe et l'Iran, Les Forteresses déroule le récit de trois destins hors du commun, à la fois conjoints et séparés, exemplaires et universels, où l'intime et le politique sont inextricablement mêlés. Des histoires de femmes, des portraits sous forme de miniatures persanes, qui font la grande histoire de l'humanité.
Shakespeare William ; Bonnaud Irène ; Pauthe Célie
Quant à sa bonté, Elle ne connaissait pas d'hiver ; c'était un automne perpétuel ; Dont les fruits croissaient en mûrissant. Ses plaisirs ; Ressemblaient aux dauphins qui, en sautant, montrent leur dos ; Au-dessus de l'élément où ils vivent. Parmi ses domestiques ; Marchaient des rois, des princes ; îles, royaumes, Semblaient pièces d'argent tombées de sa poche.
Résumé : Quand un cri d'indignation traverse péniblement le brouhaha que le mal entretient, une meute d'experts s'empresse d'assourdir ce cri. Quand un citoyen met en évidence l'ignominie d'une pratique, on lui répond que cette pratique, bien qu'ignominieuse, est légale. Nous, les ligués, ne croyons pas que la loi justifie. Nous défendons une justice supérieure, et c'est l'oeil fixé sur les vérités éternelles que nous égorgeons un démon. C'est le coeur tranquille que nous poursuivons et punissons et purifions les cavaliers qui sèment la misère dans leur course effrénée. Après sept ans d'absence, Zarkariya de Sortes profite des funérailles de sa grand-mère pour revenir dans la maison de son enfance. Le jeune homme - membre d'une ligue religieuse meurtrière - fait son retour pour rétablir la justice au nom des innombrables victimes silencieuses du laboratoire pharmaceutique dont Adrien - son oncle, puis père adoptif - est l'actionnaire majoritaire.