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La théologie africaine selon Tshibangu, Bimwenyi-Kweshi, Kä Mana, Sarr
Niang Pierre-Marie ; Barbey Francis
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782343222806
La théologie africaine selon Tshibangu, Bimwenyi-Kweshi, Kä Mana, Sarr pose une problématique qui se noue autour de deux questions essentielles : quels sont les fondements épistémologiques de leur théologie respective et quelle est leur pertinence ? A l'image des Pères de l'Eglise, ils sont à la fois dans une attitude d'ouverture et de rupture dans l'approche de la culture africaine. Fort de ce modèle patristique, ils vont "africaniser" en désoccidentalisant la foi. Mais non sans disqualifier les éléments nocturnes constitutifs de la culture africaine. La pertinence de la théologie africaine réside dans l'effort fourni en vue de rendre scientifique le discours théologique négro-africain. Après Tshibangu, le précurseur, Oscar Bimwenyi-Kweshi a exploré la théologie de l'incarnation, Kä Mana a travaillé sur la théologie de la reconstruction de l'Afrique en déliquescence, tandis que Benjamin Sombel Sarr a innové avec la théologie du développement pour hâter le progrès du continent.
La méthode herméneutique peut-elle mettre à l'abri de toute critique la théologie chrétienne africaine ? En rappelant le tournant herméneutique de la théologie africaine, l'auteur, dominicain sénégalais, le démontre en reprenant les intuitions de Claude Geffré, lui aussi dominicain, et dresse ainsi un pont entre les deux pôles théologiques occidental et africain, et même au-delà. Fidèle à sa vocation de toujours faire dialoguer les cultures et les religions, il réaffirme que la diversité culturelle et le pluralisme religieux sont essentiels pour le progrès de l'humanité. Dans un discours théologique arrimé à la science comme le fit jadis Marie-Dominique Chenu, un autre dominicain français, l'auteur montre qu'en réalité toutes les théologies font de l'inculturation. En affirmant donc que l'inculturation est une herméneutique, il sort définitivement la théologie africaine du ghetto conceptuel où on a toujours voulu l'enfermer.
Dépossédée par la grande industrie minière etexclue des chaînes de transformation et d'échange, l'exploitation traditionnelle de l'or (ou orpaillage) vit aujourd'hui, au Sénégal, les derniers jours d'une pratique ancestrale, vieille de plusieurs siècles avec les changements et mutations à la fois rapides et profonds. Ces changements concernent généralement les phénomènes technico-économiques demeurés jusque-là relativement inaperçus, qui bouleversent le modus operandi de l'activité d'orpaillage. Avec l'introduction des machines concasseurs-broyeurs, et parfois même laveurs, l'orpaillage perd son caractère traditionnel et sacré, son charme et ses attributs mythico-mystiques pour devenir une banale activité à haute intensité de main-d'oeuvre qui comporte d'énormes inconvénients sur la santé humaine et sur l'environnement et les ressources naturelles. A défaut d'une politique minière cohérente et rationnelle, nous assisterons inéluctablement à la fin des orpailleurs dans la région de Kédougou et la disparition d'une civilisation millénaire porteuse de sens, caractérisée par une économie de subsistance. Les orpailleurs traditionnels sont progressivement remplacés par des exploitants miniers qui organisent leur production selon un ordre capitaliste et cannibale qui bouleverse toute la structure de l'orpaillage traditionnel devenue aujourd'hui anomique.
Ce livre pose les fondements épistémologiques et théologiques du dialogue islamo-chrétien. A noter que ce dialogue avec l'Islam confrérique est pensé en lien avec l'étude tout autant systématique de la relation Eglise/Etat en contexte africain sénégalais. Du reste, en nous fondant sur les résultats de notre étude de la relation ecclesio-étatique, nous osons affirmer que le Président de la République est le gardien de ce dialogue si précieux. Justement ce dialogue, nous l'avons salué, chanté, magnifié voire même glorifié en ce qu'il traduit en acte la cordialité et la convivialité qui caractérisent la rencontre islamo-chrétienne au Sénégal qui n'est plus un modèle à présenter. Puissent les acteurs de ce dialogue dont nous dressons le portrait inspirer les générations futures qui auront la lourde tâche de le pérenniser.
Mody Niang consacre son cinquième ouvrage aux quarante ans d'Abdou Diouf " au coeur de l'Etat socialiste ". Il suit pas à pas la " Longue Marche " qui a conduit le natif de Louga, de la fonction de gouverneur de région, à l'âge de 25 ans, à celle de président de la République, le Zef janvier 1981. Ce sont ses dix-neuf années de pouvoir que l'auteur passe minutieusement en revue, en faisant la part entre ce qu'il appelle l'envers et l'endroit de cette longue présidence. Abdou Diouf a incontestablement bonifié l'héritage qu'il a reçu de son prédécesseur, en renforçant notamment, de façon notable, la démocratie au Sénégal. Il a aussi su faire montre d'esprit de dépassement et de concession lors des nombreuses crises auxquelles son gouvernement était confronté. De l'avis de certains observateurs, il était un homme d'Etat qui entretenait des rapports très discrets avec l'argent. Malheureusement, il traînait aussi un grand défaut pour un chef d'Etat : son penchant à faire totalement confiance à un second qui exerçait pratiquement la réalité du pouvoir, et presque sans contrôle de sa part. Il en est résulté parfois des dérives, des actes caractéristiques de mauvaise gestion qui ont expliqué pour l'essentiel, avec l'usure du temps et la demande sociale non satisfaite, sa défaite cuisante du 19 avril 2000. Comme ses prédécesseurs, ce cinquième livre de Mody Niang bien documenté et agréable à lire, est écrit avec beaucoup de rigueur dans l'analyse.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.