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Scandale au coeur de la République. Le dossier du COUD
Niang Pape Alé ; Niang Mody
FAUVES EDITIONS
18,50 €
Épuisé
EAN :9791030203233
Elu le 25 mars 2012 quatrième président de la République du Sénégal, Macky Sall s'est voulu l'apôtre de la bonne gouvernance. A l'occasion de son premier discours à la nation, le 3 avril 2012, il déclara solennellement : "L'assainissement de l'environnement des affaires et la lutte contre la corruption et la concussion me tiennent particulièrement à coeur." D'un ton ferme, Macky Sall prévenait sans équivoque ses collaborateurs et les membres de sa coalition en ces termes : "A tous ceux qui assument une part de responsabilité dans la gestion des deniers publics, je tiens à préciser que je ne protégerai personne. Je dis bien personne ! " Malheureusement, à l'épreuve des faits, ces engagements ont fondu comme du beurre au soleil. D'une "gouvernance sobre et vertueuse " on est passé à une "gouvernance sombre et vicieuse". En attestent les révélations du rapport 2014-2015 de l'Office national de lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) sur la scandaleuse gestion du Centre des OEuvres universitaires de Dakar (COUD). Un carnage financier qui est resté sans suite judiciaire. Et qui illustre la tromperie politique de nos dirigeants sur les questions de bonne gouvernance." Pape Alé Niang.
Le plaider coupable est une procédure de jugement simplifiée qui permet d'éviter un procès sur la culpabilité par le biais d'une "transaction". Si la procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) - que l'on désigne par l'expression courante de "plaider coupable" - est différente du plea bargaining américain, il reste que ces deux procédures de jugement dérogatoires reposent sur une renonciation à certaines garanties procédurales par le biais d'un aveu circonstancié. Dès lors, la question qui se pose est de savoir si la procédure du plaider coupable est compatible avec le respect des principes directeurs du procès pénal. Pour y voir plus clair, il convient de s'interroger sur la portée et l'effectivité des principes garantissant une équité procédurale et des principes préservant les droits des parties dans le cadre de cette procédure. Ainsi, il apparaît que la recherche de l'efficience et de l'efficacité se traduit par un aménagement considérable - voire une ineffectivité - de la quasi-totalité de ces principes directeurs. Il est utile et nécessaire de repenser la procédure de CRPC en tirant les enseignements de la pratique judiciaire à la lumière de l'expérience américaine.
Mody Niang consacre son cinquième ouvrage aux quarante ans d'Abdou Diouf " au coeur de l'Etat socialiste ". Il suit pas à pas la " Longue Marche " qui a conduit le natif de Louga, de la fonction de gouverneur de région, à l'âge de 25 ans, à celle de président de la République, le Zef janvier 1981. Ce sont ses dix-neuf années de pouvoir que l'auteur passe minutieusement en revue, en faisant la part entre ce qu'il appelle l'envers et l'endroit de cette longue présidence. Abdou Diouf a incontestablement bonifié l'héritage qu'il a reçu de son prédécesseur, en renforçant notamment, de façon notable, la démocratie au Sénégal. Il a aussi su faire montre d'esprit de dépassement et de concession lors des nombreuses crises auxquelles son gouvernement était confronté. De l'avis de certains observateurs, il était un homme d'Etat qui entretenait des rapports très discrets avec l'argent. Malheureusement, il traînait aussi un grand défaut pour un chef d'Etat : son penchant à faire totalement confiance à un second qui exerçait pratiquement la réalité du pouvoir, et presque sans contrôle de sa part. Il en est résulté parfois des dérives, des actes caractéristiques de mauvaise gestion qui ont expliqué pour l'essentiel, avec l'usure du temps et la demande sociale non satisfaite, sa défaite cuisante du 19 avril 2000. Comme ses prédécesseurs, ce cinquième livre de Mody Niang bien documenté et agréable à lire, est écrit avec beaucoup de rigueur dans l'analyse.
«... L'auteur s'inspire de la structure et du style de la palabre qu'on ne trouve que dans l'expression de la tradition orale pour nous entraîner, à rebrousse-temps, sur les routes parsemées d'embûches de notre histoire... Sur plusieurs phases de la fresque dramatique qu'il donne à voir et à penser, l'auteur qui est un cinéaste raconte, mieux projette, sur la scène les séquences d'une palpitante aventure. L'Arrivée des Européens dans le royaume marque l'apparition du fusil. Cette nouvelle arme au pouvoir de destruction inouï, à l'époque, joue un rôle de premier plan dans le destin des peuples noirs. L'installation des Blancs, l'utilisation du fusil favorisent la déstructuration sociale, la traite des esclaves et la colonisation. La possession du fusil participe à la provocation de conflits autour du pouvoir temporel, incite la résistance du pouvoir religieux face au pouvoir colonial et enfin aboutit au combat final sur la plaine où se jouera le destin des peuples noirs et blancs. Pour Massèye Niang, la tradition orale constitue une source d'inspiration intarissable qui le connecte aux quintessences dont la sève vivifiante imbibe la sagesse africaine. Il utilise un verbe qui sonne clair comme des tambours accompagnent des chants...»
Cet ouvrage nous offre la possibilité de revenir sur la sécurité de proximité au Sénégal. En premier lieu, l'auteur fait l'état des lieux de la situation sécuritaire, passe en revue la notion de sécurité et conceptualise la "Gouvernance de sécurité de proximité" . Dans une seconde partie, il présente l'Agence d'assistance à la sécurité de proximité (ASP) depuis sa genèse, jusqu'à sa mise en uvre et ses activités. Il décline ensuite le mode d'emploi adapté au contexte local avant de terminer avec les champs d'application qui en découlent.
Depuis le mois de juin, parents et soignants ne cessent de se battre afin que l'unité d'oncologie pédiatrique de Garches puisse continuer à exister. Le combat se poursuit désormais avec ce livre, cri d'alerte, de rage et d'urgence de Nicole Delépine qui, au nom des enfants oubliés de l'hôpital public, livre ici sa version des faits. Ce livre est un livre de combat. Puissent citoyens et soignants s'unir pour qu'à nouveau liberté et respect des droits fondamentaux de l'Homme riment avec médecine libérée du poids des lobbies.
Au crépuscule de sa vie, Françoise d'Origny fait revivre des mondes aujourd'hui disparus, décrits avec verve. Sur un rythme soutenu les anecdotes se suivent - rocambolesques souvent, graves parfois, toujours surprenantes - illustrant les étapes inattendues d'un parcours qui semblait pourtant écrit d'avance. A sa suite, le lecteur cheminera de l'avant-guerre à l'exode et l'Occupation puis de Cambridge à Florence. Il l'accompagnera dans les mondanités parisiennes comme dans les forêts de Sologne ou la brousse africaine, des chaleurs équatoriales aux neiges de Sibérie. En marge de toutes les conventions, la mémoire des épreuves dominées, Françoise d'Origny, avec son oeil d'artiste, affirme ici sa vraie noblesse : la liberté.
Les personnes qui jalonnent ce récit existent presque toutes. Certaines sont célèbres dans leur pays, d'autres dans leur village, elles ont marqué votre vie. Vous allez surtout les honorer au fil de ces pages car ce sont, à deux ou trois exceptions près, des gens admirables. Vous jonglerez si vous l'acceptez entre vos paradoxes et vous aimerez partager les plaisirs. Brut de décoffrage et sophistiqué, vous assumez votre esprit vagabond. De bric et de broc, c'est l'histoire d'une vie." Philippe Proisy dénoue le fil des souvenirs et tisse, entre rêve et réalité, un récit étrange et familier, où les hasards de la vie se transforment un jour en lignes de force.
J'étais pro-européen comme tout le monde. Parce que c'est comme ça. Parce que l'on vous répète du berceau à la tombe que l'Union européenne est formidable. Parce que, aimant les autres peuples européens, l'idée d'une union pouvait paraître a priori sympathique, vue rapidement de l'extérieur. Parce que l'on vous répète que la France serait trop petite seule dans la mondialisation. Parce que l'Europe, c'est la paix. Parce qu'en sortir serait la catastrophe. Avec du recul et en creusant le fonctionnement de cette organisation politique, tous les arguments en faveur de l'UE sont pavloviens, basés sur des slogans et sur la peur. Vous allez le comprendre : lorsque l'on analyse l'UE en profondeur et que l'on décide rationnellement qu'il vaut mieux s'en libérer, c'est un combat des faits face à un dogme. C'est d'ailleurs tout l'objet de ce libre, répondre au dogme, à la religion de l'UE, par des faits". Ch. -H. G.