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Allilich, une histoire marocaine
Niame Ghani
PUBLIBOOK
14,60 €
Épuisé
EAN :9782342155457
Des youyous stridents et des chants guerriers tapageurs accompagnèrent la marche des troupes dans un froid automnal qui suintait la mort, le sang et les larmes. Le guide rebelle se prosterna pour prier pour tous les morts, des deux camps, qui allaient joncher ses terres devenues aussi effroyables que géhenne... " Allilich, un pauvre orphelin de l'atlas marocain, est berger de son village. Le début du " protectorat " français et ses tourments vont le plonger dans le tourbillon de ces années de pacification du Maroc. Son chemin va croiser celui d'illustres personnages (Lyautey, Mouha Ou Hammou Zayani...) qui ont marqué cette période. Entre engagement patriotique, amours folles et solides amitiés, Allilich illustre un morceau de la vie des redoutables guerriers " zayanes " par son courage et son dévouement aux gens qu'il aime.
Couleur de terre, pierres forgées/Femmes, vous êtes une voix, la voie de la liberté/Femmes, j'ai rêvé de Ndèr/Femmes, joyaux héroïques/Vous portez l'Afrique libre/Vous êtes le rempart, la ligne du refus (Mary Teuw Niane, Le futur naît de la mort de la nuit).
Ahmed observait le ciel chauffé à blanc par un soleil de plomb. Il faisait craquer nerveusement ses doigts longs comme des tiges en bois. Ses babouches trouées soulevaient, quand il bougeait, la poussière rougeâtre. Ses yeux fixaient de temps à autre la terre crevassée. Il portait son regard sur ses oliviers chétifs qui crevaient à petit feu... " L'histoire d'Ahmed et de son village s'inspire d'une histoire vraie, liée à la tentative de révolutionnaires marocains, dans les années soixante-dix, celles de plomb, de fomenter des foyers de soulèvement contre le pouvoir à la manière guévariste. Une tentative avortée car non coordonnée. Ce récit romancé imagine que les villageois marocains spoliés de leur terre, tellement chérie, par une bande d'agents du " makhzen ", prennent les armes à leur tour. La répression est féroce, les intrigues nombreuses. Ahmed personnifie toute une génération de militants marocains qui ont connu les geôles de notre ami le roi. Un clin d'oeil à cette période qui précède celle vécue aujourd'hui par mes compatriotes, dans des conditions quasi similaires.
Moins qu'une critique des trois premières générations (époque coloniale - années 90) de l'élite politico-administrative sénégalaise, l'ouvrage propose plutôt un décryptage, un éclairage de leurs handicaps substantiels, des effets de champ qui ne leur ont pas permis d'opérer des changements profonds, des mutations essentielles. Pour ce faire, sont analysés leurs statuts, profils et postures durant plusieurs séquences temporelles déterminantes dans l'histoire sociopolitique du Sénégal, en repérant notamment les éléments qui n'ont pas contribué à faire du national le lieu de pertinence stratégique de leurs investissements et anticipations. A l'ère de la globalisation, un tel comportement des segments sociaux concernés équivaudrait à un cosmopolitisme réducteur, récusant, pour une large part, toute posture identitaire nationale. Les pratiques et performances desdites élites dans l'espace du pouvoir étatique ainsi que les exigences des "méta- Etats" ont contribué, un tant soit peu, à renforcer certaines dépendances structurales, en même temps qu'elles sont au principe de mutations dans l'espace socioéconomique national. Et dans ce processus de "stagmutation", des acteurs "hérétiques", issus ou se prévalant du secteur dit de l'informel, apparaissent assez déterminants, avec des valeurs ajoutées socioéconomiques et culturelles préfigurant les "numéros un" de demain.
Résumé : "Nous sommes tous différents. Moi, je bégaie depuis l'âge de 4 ans. Depuis que je suis tout petit ce handicap me suit partout et les autres ne manquent pas de me le rappeler. Imitations, moqueries, insultes, depuis le début de ma scolarité, mon quotidien c'était cela. Tout ceci m'affectait profondément mais une certaine habitude s'installa. En effet, je m'attendais à ces insultes chaque matin en allant à l'école. Mais mon année de 6e au collège Georges Brassens ne s'est pas déroulée comme je le pressentais ; outre les remarques vexantes j'allais avoir droit à un traitement de choc." Un témoignage poignant de sincérité et de fragilité, mais également impressionnant de courage. Le jeune auteur dévoile avec pudeur son expérience douloureuse du collège, en raison d'un bégaiement tenace, les brimades, les moqueries, les coups, sans jamais se départir d'une dignité que l'on sent latente. Une belle leçon de vie pour tous ceux qui souffrent d'un quelconque handicap, mais également pour ceux qui jouissent d'une nature sans défaut.
Pourquoi les noms d'habitants s'écrivent-ils tantôt avec une majuscule, tantôt avec une minuscule ? Que retenir de façon non intuitive sur l'accentuation des lettres capitales et sur la cédille en français ? Quelle est cette tendance normale à l'écrit dans plusieurs langues, mais considérée comme abusive en français standard ? Pourquoi certaines abréviations n'exigent-elles pas de point abréviatif ? Quelles valeurs guident le choix de la virgule dans les productions écrites ? Qu'en est-il des titres de fonction ou de l'abréviation des déterminants ordinaux ? Quelles habitudes relèveraient de la norme endogène du français au Gabon ? Ainsi se déclinent quelques thèmes de cette étude inspirée de formes non standard, issues de vingt-trois archives du baccalauréat général gabonais, sessions 2020 et 2021. "Oser se relire de façon avertie" , pour rectifier ses erreurs et assumer des choix d'écriture, rappeler certaines conventions orthotypographiques et grammaticales françaises, tel est le défi de cet ouvrage. Apprenants, formateurs, éditeurs, administratifs, hommes de média, écrivains, francophones et non francophones, pourront en faire un vademecum original.
A l'été 1960, j'étais le nageur le plus rapide du monde. L'année précédente, j'avais remporté sept titres nationaux et internationaux dans les épreuves du 100 mètres, du 110 yards et du 200 mètres/220-yards nage libre et, au cours des six mois précédents, j'avais établi onze records nationaux individuels. Aucun nageur n'était considéré comme ayant plus de chances de se qualifier dans l'équipe américaine qui allait concourir aux Jeux olympiques de Rome en août 1960, et il était de notoriété publique que j'étais presque sûr d'être médaillé d'or au 100 mètres nage libre. Mais le destin me réservait une très déplaisante surprise...