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LE BRODEUR DE HUE
NGUYEN KIEN
TABLE RONDE
20,90 €
Épuisé
EAN :9782710325932
Vietnam, 1916 - Sur la Rivière des Parfums glisse une barque de laque rouge. A l'intérieur de la cabine, une mariée attend avec anxiété de rencontrer son promis. Lorsqu'elle le voit pour la première fois elle est abasourdie de découvrir un jeune garçon de sept ans. Elle en a vingt de plus et se rend compte que ce mariage n'a été arrangé que pour fournir une servante à bas prix à la famille. Plus mère qu'épouse, Ven prend soin du jeune Dan jusqu'au jour où il laissera son enfance à jamais derrière lui lors de la décapitation de son père, accusé par le maire corrompu du village de complot contre l'administration française. Avant de s'enfuir et afin de protéger Dan jusqu'à ce qu'il soit assez grand pour venger la mort de son père, Ven le vend comme esclave dans la propre famille de ses ennemis. Mais Dan tombe amoureux de la seule femme qui lui soit interdite : la petite fille du tortionnaire de son père. Il s'enfuit à Hué où il deviendra un brodeur renommé et tentera de reconquérir le coeur de sa bien-aimée.
Résumé : Sur un apparent coup de tête, une femme quitte sa famille. Clara, sa fille de seize ans, ne l'accepte pas et la renie : quand on aime, on ne quitte pas ! Huit ans plus tard, un inconnu lui envoie un carnet portant le nom de sa mère et l'exhorte à le lire. Le passé peut-il tout justifier ? Les incendies des âmes s'éteignent-ils toujours, à l'image de ceux des forêts ? Roman de fureurs et de douleurs, de passions et d'abnégations, Soie et Métal est avant tout un roman d'amour. Sur fond de guerre du Vietnam, l'auteure nous plonge dans un récit captivant. Sa plume nous invite à un voyage au coeur des émotions.
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Indochine, 1916. Sur la Rivière des Parfums glisse une jonque écarlate. A bord, Ven, rêveuse, attend son promis. Et découvre, abasourdie, qu'il s'agit d'un garçon de sept ans. Servante plutôt que femme, mère plutôt qu'amante, Ven n'en épousera pas moins le tumultueux destin du jeune Dan. Elle le suivra dans le malheur, la fuite, l'esclavage. Elle l'accompagnera dans la rébellion, le long apprentissage qui fera de lui le plus grand brodeur de Huê. Elle le soutiendra, surtout, dans le seul amour vraiment interdit au maître en tapisserie qu'il sera devenu. Mais peut-on renouer les fils du temps? L'art peut-il sauver du mal? Et la passion guérir l'enfance? Sur fond de lumières des tropiques et d'une flamboyante fresque coloniale, ce roman célèbre les forces de la vie.
En 1938, désespéré par les compromissions de l'Eglise et par la lâcheté des démocraties, Georges Bernanos quitte l'Europe avec sa femme et ses six enfants pour recréer une "nouvelle France" en Amérique latine. Au Brésil, l'écrivain passe sept longues années en exil, à Rio de Janeiro, Itaipava, Juiz de Fora, Vassouras, Pirapora et Barbacena. Contrairement à Stefan Zweig, venu lui rendre visite dans sa ferme quelques jours avant son suicide, le romancier français n'a pas laissé de livre pour célébrer ce pays qu'il a tant aimé. Toutefois, au fil des pages consacrées à cette terre d'espérance et d'amitié dans Lettre aux Anglais, Les Enfants humiliés, Le Chemin de la Croix-des-Ames, sa correspondance trop peu connue et quelques articles publiés après son retour en France, on découvre que Bernanos s'est fait du Brésil une image toute à lui, au coeur des soubresauts de la Seconde Guerre mondiale. Et l'on comprend que c'est un homme profondément changé qui a dit adieu au Cristo Redemptor du Corcovado, le 2 juin 1945.
Ohl Michel ; Dussert Eric ; Ohl Jean-Pierre ; Nogu
C'est par pur altruisme que Michel Ohl a rejoint le groupe des écrivains imaginatifs débordants, et s'est laissé classer dans ce club informel des gens d'esprit avec ses pairs Maurice Roche, Jean-Pierre Verheggen, Alphonse Allais, Raymond Queneau, Boris Vian, Alfred Jarry et quelques moralistes carabinés du genre de Félix Fénéon. Ajoutez à cela son goût personnel pour les collages à usage épistolaire, vous avez le portrait de l'original bravant les conventions d'un monde codifié qui n'apprécie rien tant que le sérieux et la morgue. Dans ces pages où se percutent les notes de zinc, les détournements, les anagrammes, les calembours, les anecdotes, les récits de rêves fous et ses méditations de lecteur frénétique, ces pages où résonne le "mastaraglu", la langue des morts de son invention, on retrouve toute la jubilation et toute la déflagration de la littérature en marche.
Au début des années 1990, Mark Senders, dessinateur bohème et amateur de paradis artificiels, se retrouve vautré comme un SDF dans un parc new-yorkais. Il écoute un homme qui décrit le crépuscule sur la baie de l'Hudson. C'est parce que la précision des termes employés le frappe qu'il s'approche de l'inconnu et assiste à son assassinat. Pour percer le secret du "sourire contenu" - expression la plus difficile à rendre pour un dessinateur - d'une femme aux yeux violets qu'un tueur s'est juré de crever, Mark va se lancer dans une enquête, du New York des médiums au Cambodge déchiré par les coups d'Etat, en passant par Hong-Kong à la veille de la rétrocession à la Chine. Dans ce roman noir qui s'attache autant à un monde finissant qu'au sort des cochons en Asie du Sud-Est, Serge Quadruppani est en quête d'une "Shelter Island", d'une île-abri. Inutile de dire qu'il ne l'a pas encore trouvée, vingt ans après la première parution de cette errance géostratégique et sentimentale.
«C'est étrange, il me semble que les touristes qui regagnent leurs véhicules m'observent comme si, soudain, une veste recouvrait mes épaules, comme si mes galoches écrasaient encore les cailloux du chemin. Car si nous ne savons pas comment s'établit en nous le contact entre passé et présent, il n'en est pas moins vrai qu'un fluide imperceptible et puissant nous traverse parfois et que la proximité de cette atmosphère inhabituelle, insolite, fait tressaillir les autres comme une barque sur une vague soudaine. Il est peut-être resté sur moi quelque chose des jours d'autrefois.» Quarante ans après sa déportation dans le camp de concentration de Struthof, un Slovène, mêlé à la foule anonyme des touristes, revient sur les lieux de son martyre. Ce récit convoque, avec pudeur et humanité, des souvenirs douloureux. Au-delà du témoignage, ce livre est aussi un hymne à l'espérance.