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Médias audiovisuels et tolérance administrative au Cameroun. Enjeux communicationnels et logiques d'
Ngono Simon ; Cabedoche Bertrand
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782343232171
Hormis la radio et la télévision publique nationale, aucun des médias audiovisuels camerounais n'est en règle. Simon Ngono propose un décryptage du flou constitutif du système de régulation des médias au Cameroun. Il démontre que la tolérance administrative est une technique de musellement des acteurs médiatiques jugés hostiles à l'establishment. Cette recherche analyse comment le pouvoir exploite l'opacité juridique qui règne dans ce territoire. Le rationnement de l'attribution des licences est le corollaire de ce pouvoir, autorisant ainsi, certains médias audiovisuels privés à émettre. L'enjeu pour l'Etat est de tirer les ficelles en ce qui concerne la qualité et la quantité des informations qui circulent dans le pays. La réflexion met aussi en évidence les jeux tactiques de certains promoteurs afin de se déjouer du contrôle étatique. Ils deviennent implicitement des personnalités apparentées au système en place. Dans cette introspection du paysage médiatique camerounais, l'étude porte également sur le rapport des citoyens et de l'Etat. Il en va du respect des règles de lois dans un pays où l'écart tend à s'ériger en norme et cette dernière est vouée à être constamment élargie. Cette approche s'inscrit dans le domaine scientifique de la sociologie politique des médias, du droit de la communication et parallèlement, de l'analyse communicationnelle des régimes de continuité autoritaires.
Quels sont les mécanismes, les enjeux, les modalités et les facteurs explicatifs de la communication de l'Etat dans les pays d'Afrique ? Comment est-elle pensée, élaborée, mise en oeuvre ? Pour quels objectifs, affichés ou souterrains ? A l'aide de quels outils info-communicationnels ? Comment accueille-t-elle les nouveaux acteurs producteurs devenus eux-mêmes producteurs d'information par leurs pratiques plus ou moins affirmées des technologies de l'information et de la communication ? Quelles en sont les forces et les faiblesses ? Avec la mise en perspective internationale à laquelle procède l'ouvrage, peut-on encore parler de spécificités de la communication de l'Etat en Afrique quand les enjeux et les jeux d'acteurs se présentent désormais croisés au-delà des frontières ? Les propositions en éclairage de ce questionnement s'inscrivent dans une perspective compréhensive et critique. Elles privilégient parallèlement des terrains empiriques. Les contributions de ce livre permettent de mieux appréhender et apprécier comment la communication de l'Etat s'organise aujourd'hui sur le continent à partir de l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique centrale. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants, doctorants, enseignants-chercheurs et décideurs politiques désireux de comprendre les rouages et enjeux de la communication de l'Etat en contexte africain.
Le présent ouvrage est le fruit d'une réflexion réalisée par un citoyen africain, admirateur de la vie politique du Mali. Le président Amadou Toumani Touré (ATT) a réussi un exploit politique rare : se faire élire et réélire sans avoir une formation politique propre. D'autres hommes de valeur, dans les mêmes circonstances, ne l'ont jamais réussi. Le secret "apparent" réside dans le fait qu'il est parvenu à fédérer autour de sa personne des partis politiques qui l'ont soutenu à deux reprises, sur la base d'une espèce d'oecuménisme politique dénommé "consensus". A l'époque des faits, le président ATT a l'avantage de porter l'auréole du "sauveur de la République" pour avoir, d'une part, restauré la démocratie après son coup d'Etat du 26 mars 1991 et, d'autre part, conduit une transition dite "exemplaire". L'auteur soupçonne un autre secret pour expliquer l'exploit du président ATT : l'existence d'un "deal" entre celui-ci et le président Alpha Oumar Konaré (AOK). Ledit "oecuménisme politique" malien est curieusement mal géré parce qu'il se conclut par le déclin de l'Etat malien. Enfin, l'auteur se saisit de cette expérience pour appeler l'attention du président Ibrahim Boubacar Keita (IBK) sur l'essentiel de sa charge : faire du Mali un pays véritablement souverain et respecté, pour la dignité et la fierté de l'Afrique et des Africains.
Les Camerounais, dans leurs cultures traditionnelles, estimaient que la transaction efface l'infraction plutôt que le châtiment. Malheureusement, le système de sanction colonial hérité par les Camerounais privilégie plutôt la rétribution, imposant la rupture avec la conception traditionnelle de répression et de la peine. Il est donc primordial de déplacer la problématique de la réforme du système pénitentiaire camerounais sur un terrain autre que celui de la simple amélioration des conditions de détention.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.