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L'esclave, le colon et le marabout. Le royaume peul du Fuladu de 1867 à 1936
Ngaïdé Abdarahmane ; Barry Boubacar
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782336006345
Au milieu du XIXe siècle émerge l'un des derniers royaumes de l'espace sénégambien, le Fuladu, dirigé par d'anciens esclaves. Frustrés, les chefs Rimbe - nobles ou libres - des provinces excentrées, contestent l'autorité du jiyaado, esclave devenu guerrier. Cette opposition conduit Musaa Moolo, héritier du trône, à nouer des relations avec la puissance coloniale. En 1883, il signe un traité de protectorat qui permet aux "alliés" de circonstance de consolider leurs positions respectives dans la région. Les intérêts divergents achèvent de démontrer l'antipathie entre les deux pouvoirs. Acculé, Musaa Moolo se réfugie en Gambie en 1903, alors sous domination anglaise. Ayant hérité d'un vaste territoire faiblement occupé, les Français tentent de le peupler. Ils encouragent la migration des Peuls gaabunke sous la direction d'un marabout d'origine haalpulaar. Al hajji Aali Caam. Ce pouvoir maraboutique met en place ses moyens et ses mécanismes de négociation pour s'intégrer dans l'économie coloniale. L'administration marginalise les Jiyaabe exacerbant ainsi les conflits sociaux, politiques et religieux. Même si la condition de l'esclave ne recouvre plus le même sens et que l'insertion dans un monde plus large ne répond pas à cette classification des individus selon leur "extraction sociale" et leurs filiations ancestrales, les stigmates et les stéréotypes nés de la pratique de l'esclavage se perpétuent dans la région. Ce livre analyse cette histoire tumultueuse ; le triptyque - l'esclave, le colon et le marabout - qui structure les développements permet de mieux appréhender la rencontre des trois pouvoirs, les enjeux identitaires et les trajectoires sociopolitiques qui forment les contours de la lutte de positionnement et de visibilité entre les deux "classes sociales" dans l'un des segments du Sénégal postcolonial.
Au kaffe avec Ergës est une errance dans le fantastique du quotidien et ces/ses mille et un fils conducteurs qui interconnectent les discussions, se nouant en se dénouant autour de questions, dépassant largement les préoccupations centrales de ceux qui ensemble co-produisent une partie de la rationalité de leur propre rencontre.
L'auteur nous invite à voyager à travers les ruelles, les ruses langagières, les outrances quotidiennes ; en un mot d'entendre les bruissements de ce qu'il appelle le Mbourourou Mbarara. Il faut saisir les différents charmes de son indiscipline, de sa philosophie et finalement du désordre auquel il donne naissance. Le texte dépeint dans une écriture en transe et ponctuée de locutions wolofs l'une des faces de la société urbaine dakaroise telle qu'elle s'efface de manière quotidienne.
En lisant Tàngana sur tefes, on reprend ces sentiers si sinueux de ce royaume perdu où l'on n'avait point peur de s'égarer. Car l'environnement était une variation de notre être ; les bruits nous parlaient, comme les odeurs nous berçaient et toute cette clameur participait de la célébration d'une autre vie qui se voulait propice à la vie. L'auteur nous rappelle que l'Univers dans toute sa complexité ; dans toute sa majesté et dans toute sa fragilité se déploie, se dévoile sous nos yeux tous les instants et en tous lieux". (extrait de la préface de M. Aziz Fall)
Un voyage est toujours un prétexte pour écrire/décrire. C'est dans le voyage qu'on rencontre les muses, qu'on les identifie comme si chaque territoire visité rendait sa musicalité à celui qui le découvre, surtout pour la première fois. La Guadeloupe exhale son parfum et l'offre volontiers à votre sensibilité olfactive. Elle vous attire par sa beauté, sa majestuosité, sa musicalité matinale désincarnée, car la mer n'a pas réussi à l'engloutir. Son histoire est un chant/champ, ses hommes un peuple divers mais unis par un destin commun. Elle a vécu dans le coeur mou de l'esclavage quand le lucre faisait sienne l'intelligence humaine. Mais depuis des siècles déjà, coulait, en elle, un sang de liberté. Il ne s'est jamais coagulé que pour signifier le refus. L'Homme de Guadeloupe est toujours débout défiant les incohérences du monde. Le peuple guadeloupéen, comme celui des Caraïbes, est partie prenante du monde et participe à la chaîne incessante de sa créolisation. C'est de lui qui sanctifie et relie (relit !) les "Histoires" de Gorée et de Nantes.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.