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L'enfant face à la séparation des parents. Une solution, la résidence alternée, 4e édition
Neyrand Gérard
LA DECOUVERTE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782707157867
La séparation des parents provoque une rupture dans la vie de l'enfant qu'il s'agit de rendre la moins brutale possible: c'est dans ce but qu'a été introduite dans la loi l'autorité parentale conjointe, puis, après bien des hésitations, la résidence en alternance de l'enfant aux domiciles de ses parents (loi votée en mars 2002). Mais ce partage de l'autorité parentale et surtout de la résidence de l'enfant continue à susciter des polémiques. Et les arguments auxquels ont recours ceux qui s'y opposent apparaissent souvent caricaturaux. Dans ce livre, fondé sur la seule recherche qui s'est centrée en France sur ce sujet, Gérard Neyrand analyse en détail les arguments avancés par les partisans et les détracteurs de la résidence alternée, donnant la parole aux parents et aux enfants, aux juges et aux avocats. Cette nouvelle édition fait l'objet d'une préface inédite de l'auteur, qui s'attache à montrer comment ont évolué les positions des uns et des autres, dans une période où lentement la résidence alternée se diffuse, y compris dans les milieux autrefois les plus réticents. Un livre indispensable pour permettre aux parents concernés et aux professionnels de mieux comprendre les conditions et l'intérêt pour les enfants d'une telle solution de résidence, ainsi que les enjeux qu'elle recouvre.
Résumé : Heureux à tout prix, même si le monde est violent et injuste ? Dans une société néolibérale qui nous offre les moyens de nous épanouir en nous adonnant aux joies de la consommation, des objets, des services et des autres, nous devons savoir être positifs, nous réaliser personnellement, trouver en nous-même les clés du bonheur sans critiquer l'ordre établi. Cette idéologie positive, issue de la rhétorique marchande, a une influence décisive sur les représentations et normes comportementales individuelles, notamment le développement personnel, la psychologie, l'éducation et la parentalité. En partant de la mise en place de la publicité, Gérard Neyrand entreprend une sorte d'archéologie de la pensée positive et suit son développement progressif jusqu'à son omniprésence dans le fonctionnement social néolibéral d'aujourd'hui. Dans une approche documentée, il réfute les logiques internes de cette pensée qui, dans une vision fonctionnaliste, comportementaliste et biologisante, promeut la reconnaissance d'un individu supposé libre, c'est-à-dire dégagé de toute détermination aussi bien sociale que psychique.
La parentalité est aujourd'hui un thème majeur de préoccupations qui, au-delà des spécialistes, touche l'ensemble de la société. Gérard Neyrand analyse ici la montée en puissance de cette notion depuis son investissement par les sciences humaines dans le cadre d'une clinique du lien, jusqu'à sa popularisation politico-médiatique récente dans une perspective de soutien mais aussi de contrôle des parents.Alors que les Réseaux d'écoute d'appui et d'accompagnement des parents (REAAP), créés en 1999, avaient pour objectif le soutien à la parentalité devant la précarisation d'un nombre croissant de parents, le virage actuel, impulsé par les pouvoirs publics, vers le contrôle des parents jugés défaillants place les intervenants du soin, du social et de l'éducation au centre d'injonctions paradoxales. Cet ouvrage rend compte des différentes modalités d'intervention possibles sur la parentalité et de leurs éventuelles contradictions, tant au niveau de l'enfant et de la diversification des acteurs parentaux provoquée par les ruptures conjugales et les progrès de la médecine de la procréation, que de la gestion collective des rapports parents-enfant qui se trouvent jugés, voire sanctionnés en cas d'échec ou de dérives.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.