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LE CHANCELIER SEGUIER (1588-1672)
NEXON YANNICK
CHAMP VALLON
29,00 €
Épuisé
EAN :9791026700166
Créature de Richelieu", fidèle à ses leçons politiques pendant quarante ans de carrière, second personnage de l'Etat, maître de la justice et de l'administration, le chancelier Séguier (1588-1672) est l'agent zélé de Louis XIII, d'Anne d'Autriche et de Louis XIV, et l'instructeur de fameux procès politiques : Cinq-Mars et de Thou, Fouquet. Sauveur de l'Académie française, d'une inlassable curiosité intellectuelle, il réunit autour de lui le cercle des "Messieurs de l'hôtel Séguier", instrument au service de Dieu et du roi. Dans cette première étude générale depuis 1874, qui met à profit les récentes découvertes en histoire de l'art, Yannick Nexon évoqué aussi la profonde dévotion du personnage. Ce mécène (le nom commun est créé pour lui en 1657) se révèle également un prodigieux collectionneur qu'exalte le magnifique portrait équestre qu'en a fait son protégé, Charles Le Brun.
Après un long voyage dans le Train des orphelins, les six enfants de Kelly sont adoptés par différentes familles du Missouri, sans savoir s'ils se reverront un jour. Frances, la plus âgée, raconte comment chacun affronte les séparations et les aventures de sa nouvelle vie. Danny et Pat sont recueillis par un couple qui les traite avec tendresse. Mais très vite Olga MacNair meurt. Danny, inquiet à l'idée de perdre Alfred qu'il aime comme son père, imagine de faire venir sa mère de New York et de la remarier à celui-ci. Même si tout ne se passe pas comme prévu, la famille de Kelly retrouvera le bonheur.
Résumé : C'est l'histoire d'un homme qui court. Sa semelle frappe le bitume. Sa respiration emplit les avenues entièrement vides. Parfois il traverse un rond-point comme un anneau gigantesque. Mais sur le côté, aucun public, engageant ou rieur, aucune banderole, rien. Des haut-parleurs sont fixés partout, et des hommes en gris observent, à chaque carrefour, ce coureur et, loin devant, celui qui le précède. Bienvenu dans cette capitale célèbre et silencieuse, aux façades tristement ripolinées, où se mêlent douleur et néant. A Pyong Yang plus qu'ailleurs, le marathon est une épreuve. Marc Nexon s'y est préparé, il a dissimulé son métier véritable, et le voici lancé. Que pense le démocrate qui traverse au pas de course la ville la plus fermée du monde, en short et baskets fabriquées en Chine, de l'autre côté de la frontière ? Croit-il à l'échange par le sport, lui qui a couvert l'ancien bloc de l'Est ? Rencontre-t-il un pays différent, entre statues immenses et plaines désertées ? Ou cette course est-elle un acte un peu fou, un engagement décalé ? D'une avenue où se rangent les camions de l'armée à l'étage interdit de l'hôtel, d'une pause très surveillée en bord de route à un sourire d'enfant, Marc Nexon raconte, évoque, respire. Ici un vêtement, là un signe. Ici un slogan, là une impasse misérable. Partout la peur. Cette traversée métaphysique, magistralement écrite, est aussi un des rares récits sur ce pays interdit.
Qu'ils étaient loin, tes jours de gaz et de pluie, et des zigzags de boue, de ce malheur qui m'avait tenu toute l'année la main gauche pour écrire à la place de mon frère mort!" Récit d'apparence autobiographique, Roman donne la parole à Nycéphore, gamin de huit ans bringuebalé dans les marges urbaines du Bordeaux des années cinquante, au gré des perpétuels déménagements de parents désargentés. Portant le deuil de son petit frère, il s'évade du cocon familial vers d'autres tribus d'adoption, s'ouvre au champ immense d'une vie rêvée, hallucinée. Et s'arrache ainsi au misérabilisme ambiant en bricolant ses sensations dans un désordre chatoyant. Datant de 1968, la narration encore classique de Roman annonce les milliers de pages de la future "Cosmologie" d'Onuma Nemon, chant à la fois poétique et épique qui l'habite depuis quarante ans. Cette parution permet d'entendre les premiers échos d'un lyrisme cristallin qui prépare la métamorphose de son écriture romanesque dans des formes plus éclatées. Biographie de l'auteur Onuma Nemon est né en 1948. Il a collaboré à de nombreuses revues, dont L'Infini, Perpendiculaire, La Main de singe. Ecrivain et plasticien hors norme, il poursuit depuis 1964 une oeuvre "cosmologique" au trois quarts inédite. Deux titres extraits de cette somme ont déjà paru: OGR (Tristram, 1999) et Quartiers de ON! (Verticales, 2004).
Après un long voyage dans le Train des orphelins, les six enfants Kelly sont adoptés par différentes familles du Missouri. Mike est recueilli par un couple de fermiers, les Friedrich. Mike travaille dur, mais il soupçonne bientôt M. Friedrich d'avoir commis un meurtre...
Résumé : Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ?
Volontiers qualifiées de "favorites", de "presque reines" et même parfois de "sultanes", les maîtresses des rois de France sont parmi les femmes les plus célèbres de l'Ancien Régime. Si, depuis le début du XIXe siècle, nombre de biographies et de romans historiques leur furent consacrés, elles rencontrent un accueil plus mitigé auprès des chercheurs. Flavie Leroux vise dans cet ouvrage à dépasser l'anecdote et la "petite histoire", pour proposer une perspective plus large rendre compte du rôle central que les maîtresses ont pu tenir dans la construction de leur propre parcours, dans le devenir de certaines familles et dans le fonctionnement institutionnel de la monarchie. L'enjeu est d'étudier le phénomène de la faveur au féminin en général à l'aide de sources largement inédites. A cet effet, est considérée une période charnière dans l'histoire de France : les règnes de Henri IV (1589-1610) et de Louis XIV (1643-1715), qui marquent l'avènement et l'expansion de la monarchie dite absolue. On retrouvera des figures fameuses, telles Gabrielle d'Estrées, Mme de Montespan ou Mme de Maintenon, mais aussi des maîtresses moins connues, comme Jacqueline de Bueil, Charlotte des Essarts ou encore Marie-Angélique de Fontanges. L'étude ne s'arrête cependant pas aux femmes qui entretiennent une liaison avec le roi. Leurs enfants, leurs parents, les individus et les communautés qu'elles protègent sont également au coeur de la réflexion. Au-delà du portrait factuel, politique, tapageur ou moral, la maîtresse et les siens sont considérés dans leur réalité sociale. Filles, soeurs, tantes, mères, parfois épouses ou veuves, mais aussi dames nobles, femmes d'affaires et protectrices : autant de visages qui montrent la capacité d'action de ces femmes et leur influence dans le devenir de leurs proches, tout en éclairant le fonctionnement du pouvoir royal.
Reprenant une expression célèbre de Térence, l'empereur Tibère aurait comparé l'exercice du pouvoir au fait de tenir un loup par les oreilles : sous la menace permanente du complot ou de l'usurpation, celui qui avait su parvenir au pouvoir devait savoir, pour s'y maintenir, déployer en permanence les qualités et les techniques les plus diverses sous peine de succomber. En cas de contestation, il n'y avait pas d'autre alternative que la victoire ou la mort, que ce soit pour l'empereur en titre ou pour celui qui entreprenait de prendre sa place. C'est cette histoire que ce livre se propose de raconter et d'analyser afin d'en mettre en valeur les ressorts secrets ? les fameux arcana imperii ? mais aussi le langage officiel fait de gestes, de pratiques et de mots d'ordre destinés à assurer la paix et la longévité d'un règne, ou à justifier la révolte. Depuis Auguste jusqu'aux Sévères, durant les trois siècles étudiés ici, complots et éliminations jalonnent l'histoire impériale. Une analyse précise permet de mettre en lumière les logiques qui les sous-tendent. Au gré des variations du consensus dont bénéficie l'empereur, des styles de gouvernement se dégagent, mais aussi des profils de concurrents, hommes et femmes ? car ces dernières jouent un rôle clé et payent un lourd tribut à la stabilité du pouvoir. Dans un régime sans constitution, qui prétend, au début, poursuivre inchangée sa forme républicaine, un langage du pouvoir et de sa contestation se crée et s'installe dans les pratiques. Il constitue, règne après règne, comme une nouvelle tradition. Sources littéraires variées en grec ou en latin, inscriptions ou graffitis, programmes monumentaux ou frappes monétaires, c'est avec une richesse inouïe que l'Antiquité nous a légué son témoignage sur les pratiques impériales, nous permettant d'en lire l'histoire avec une précision qui ne laisse de nous surprendre et de nous parler aussi de notre monde contemporain.
Comment conquérir puis gouverner une dizaine de cités, des nobles par milliers et près d'un million de sujets ? En Lombardie, entre 1515 et 1530, François Ier, Francesco II Sforza et Charles Quint ont buté sur la même question. La réponse offrait un prix de taille : une terre riche et peuplée, à la croisée des chemins de la Méditerranée, des Alpes et des plaines du Nord. Si la guerre fut destructrice et indécise, c'est que les autochtones opposèrent aux conquérants des défis à la hauteur d'une culture politique millénaire. Plus le temps passe, plus la Lombardie apparaît comme une des pièces incontournables de la formation de l'Europe moderne, entre exercice de la souveraineté, de la fidélité et de la médiation mais aussi expérience de la violence, de la servitude et de la résistance.