Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Sociologie politique des problèmes publics. 2e édition
Neveu Erik
ARMAND COLIN
29,15 €
Épuisé
EAN :9782200633301
Pourquoi certains problèmes suscitent-ils plus l'attention médiatique que d'autres ? Comment, à quel moment et pourquoi, un dossier ou un événement devient-il un "problème", dont on parle dans les débats sociaux, et que les politiques publiques décident de traiter ? Comment sont-ils définis ? Comment les mettre en récit pour qu'ils soient au diapason des sensibilités sociales ? Qui en sont les entrepreneurs (think tanks, haut-fonctionnaires, mouvements sociaux) ? Comment sont-ils relayés (ou non) par des politiques publiques ? Ce manuel, sans équivalent sur le marché, restitue dans un langage clair le cadre théorique du sujet et vient répondre à l'ensemble de ces questions. Assorti de nombreux exemples concrets ancrés dans l'actualité (passe sanitaire, retraites, réchauffement climatique) et d'outils théoriques, la nouvelle édition de cet ouvrage aide à penser comment s'alimentent nos conversations, les "Unes" des médias et l'agenda des politiques.
Suspectés de "faire l'opinion", d'être trop proches des puissants ou au contraire sans cesse négatifs, les journalistes exercent une profession chahutée. Un exercice salutaire du droit de critique exige de comprendre la réalité du travail quotidien d'un métier de plus en plus éclaté selon les médias, statuts et titres. Cet ouvrage propose à qui veut saisir le quotidien du travail journalistique un état des recherches internationales et un ensemble de pistes de réflexion. Il éclaire les généalogies de la profession et propose une cartographie des journalismes français contemporains. Il invite à penser le travail journalistique dans un réseau de relations avec les autres acteurs de l'entreprise de presse, les sources et les publics. Il évoque les évolutions de l'écriture de presse et tente de reposer les termes du débat classique sur les pouvoirs du journalisme. Il propose enfin de saisir les contours d'une nouvelle écologie de la production de l'information à un moment où réseaux sociaux, sites Web et débats sur les fake news manifestent la recomposition des techniques et de l'art d'informer.
A l'heure où la participation électorale décline et où la confiance dans les élus s'érode, les aspirations citoyennes s'expriment souvent au travers des mouvements sociaux. Ce livre synthétise une énorme littérature internationale. Il se confronte à une série d'énigmes : pourquoi certains groupes se mobilisent-ils plus facilement ? Peut-on dire que, de l'environnement aux droits des femmes, les mobilisations font émerger des problèmes négligés ? Quelle est la palette des expériences dans la protestation : émotions, gratifications, formation ? Quel rôle les médias jouent-ils dans les mobilisations ? Comment l'Etat tente-t-il de les canaliser ? Avec les réseaux sociaux, l'internationalisation des nébuleuses militantes, la place croissante de grandes entreprises dans les cibles des mobilisations, qu'est-ce qui change dans les arts de la protestation, le rapport aux partis, les modes d'action ? S'il propose une petite boîte à outils théorique, cet ouvrage offre aussi des clés de compréhension des mobilisations qui scandent notre quotidien et influencent débats et politiques.
Le 10 mai 1981, François Mitterrand était élu président de la République. Si elle a marqué une étape importante de la vie politique française, cette victoire de la gauche a revêtu une saveur particulière en Bretagne. En effet, l'arrivée du candidat socialiste à la tête de l'État a marqué aussi l'aboutissement de la mobilisation antinucléaire de Plogoff. Voici la toute première analyse complète de cette mobilisation devenue emblématique. Depuis les réunions publiques initiales dans un bistrot d'Erdeven en 1974, jusqu'aux négociations avec le nouveau pouvoir, socialiste pour faire annuler le projet de Plogoff, il aura fallu sept années de mobilisation pour accomplir une gageure exceptionnelle: faire entendre raison à l'État à propos de son programme nucléaire civil. À partir d'une enquête qui s'est appuyée sur des entretiens et de nombreuses sources documentaires, Gilles Simon déroule le fil de cette mobilisation. L'auteur montre que l'aboutissement de ce mouvement a été possible parce que les acteurs mobilisés ont effectué un vigoureux travail d'apprentissage socio-politique. Malgré leur relative inexpérience de la lutte sociale, les opposants ont créé un réseau de comités locaux d'information sur le nucléaire (CLIN). Ils ont réussi peu à peu à relier la cause antinucléaire aux idées nouvelles de l'après-Mai 68 et aux préoccupations des habitants. Sur les aires de mobilisation d'Erdeven, de Guimaéc, de Ploumoguer, et de Plogoff, ils ont appris à prendre la parole pour contrer les promoteurs de l'atome civil. Ils ont également appris à monter une manifestation, à communiquer dans les médias, à tisser des liens avec les partis politiques. Au-delà de ces aspects stratégiques, ce livre de sciences sociales s'intéresse aussi à la dimension émotionnelle de la mobilisation. Gilles Simon montre que le mouvement antinucléaire breton s'est appuyé sur un imaginaire riche et relié à une culture qui donnait du sens à l'action collective. Malgré mille difficultés, les opposants ont fait preuve d'une grande créativité, ce qui a donné de la force à la mobilisation, notamment lors de l'enquête d'utilité publique à Plogoff en 1980. Même si les conditions socio-politiques ont beaucoup changé aujourd'hui, en particulier avec l'Internet, la "leçon" de la mobilisation de Plogoff reste actuelle.
L'" immersion ", comme entreprise d'insertion - dans un milieu, un terrain, un groupe - qui suppose partage d'expérience et présence prolongée, empathie et peut-être rêve de " devenir indigène " est une geste fondateur de nombreuses pratiques de mise en intelligibilité du monde. On la rencontre en journalisme. Elle est le fait d'écrivains. Elle est, bien sûr, le socle de l'ethnographie mais aussi l'outil de recherches en maintes disciplines. Or pour avoir suscité nombre de réflexions, cette pratique avait donné lieu à peu de synthèses, moins encore à une prise en compte de la diversité de ses usagers. C'est cette lacune que veut combler ce recueil. Il le fait via cinq questions. D'où vient la pratique de l'immersion ? Comment pareilles expériences affectent-elles l'observateur ? Que peut-on ainsi voir de plus, de mieux ? Et si la démarche est génératrice d'un plus d'intelligibilité de quel prix, de quelles tensions avec le terrain ou une éthique professionnelle ces gains peuvent-ils se payer ? Comment enfin restituer l'immersion... tant en termes de respect de ceux et celles qu'on a côtoyé que de modes d'écriture propices à en communiquer l'expérience, les affects ?
Résumé : Plus que jamais, il est nécessaire de connaître le XXe siècle pour comprendre notre présent. Cet ouvrage, devenu un classique, propose en 47 fiches le panorama complet du monde depuis la veille de la Grande Guerre et jusqu'à l'entrée dans le IIIe millénaire. Il offre une vision globale exceptionnelle, qui croise les problématiques et les événements, les mécanismes politiques autant que culturels et économiques. La très riche cartographie de l'ouvrage permet de saisir aisément les rapports conflictuels ou pacifiques entre les acteurs étatiques et d'analyser les dynamiques d'intégration et d'exclusion qui marquent ce siècle.
Résumé : Ce manuel présente de façon concrète les différentes étapes permettant de mener à bien un entretien compréhensif et d'élaborer un cadre d'interprétation. La démarche consiste à s'appuyer sur les catégories de pensée des informateurs, tant pour conduire les entretiens de façon efficace que pour formuler des hypothèses. Elle peut s'appliquer au-delà de l'entretien en face à face, dans les nouveaux espaces d'enquête offerts par Internet. Jusqu'où et comment est-il possible de théoriser en partant du terrain ? Cette 4e édition expose les apports les plus récents sur cette question cruciale.
Résumé : Cet ouvrage de synthèse sur les Mérovingiens propose aux étudiants un panorama du monde franc du Ve au VIIIe siècle. L'auteur s'est inspiré de sa pratique de cours sur ce sujet et a eu à coeur de replacer chaque analyse d'ensemble dans son contexte chronologique précis, afin que les grandes explications "sociétales" s'incarnent dans la réalité du temps et que les évènements deviennent intelligibles. Pour décrire une période riche et souvent mal connue, ce manuel s'appuie sur les sources, la cartographie et propose un tableau clair et concis de la spécificité mérovingienne. Il présente les grandes figures (Clovis, Dagobert, Charles Martel, Pépin le Bref...), les structures du pouvoir, l'organisation de la société, laïque et religieuse, la constitution du Regnum Francorum...
Résumé : Les institutions romaines présentent un paradoxe : elles appartiennent à un passé très ancien et qui nous paraît bien étranger, alors que rares sont les Etats et les organisations sociales, aujourd'hui encore, où n'existent pas des organes ou des fonctions, voire des pratiques, qui en sont directement issus. C'est la raison pour laquelle, sans doute, elles nous semblent si familières alors même qu'elles sont mal connues et souvent redoutées des étudiants. Ce manuel se propose de remédier à cette lacune en offrant une analyse claire, au fait des découvertes les plus récentes et inscrite dans la longue durée, afin de montrer en quoi l'histoire des institutions romaines se confond avec celle de Rome et de son Empire, et de comprendre la raison de leur remarquable postérité.