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Sociologie du journalisme. 6e édition
Neveu Erik
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782348083938
Suspectés de "faire l'opinion", d'être trop proches des puissants ou au contraire sans cesse critiques, les journalistes exercent une profession chahutée. Ce livre invite à comprendre la réalité du travail quotidien d'un métier de plus en plus éclaté selon les médias, déstabilisé par l'augmentation de la précarité et la répugnance du public à payer pour s'informer. Fondé sur une synthèse des recherches internationales, cet ouvrage explique le(s) journalisme(s) en analysant tant leurs pratiques quotidiennes que les changements sociaux qui les impactent. Il éclaire les généalogies de la profession et cartographie les journalismes français contemporains. Il décrit le travail journalistique dans ses relations aux patrons de presse, sources et publics. Il évoque les évolutions de l'écriture de presse et tente de reposer les termes du débat classique sur les pouvoirs du journalisme. Il décrit enfin l'écologie bouleversée de la production de l'information quand Internet et circulation virale de nouvelles, parfois fausses, recomposent acteurs et vecteurs de l'art d'informer.
Le 10 mai 1981, François Mitterrand était élu président de la République. Si elle a marqué une étape importante de la vie politique française, cette victoire de la gauche a revêtu une saveur particulière en Bretagne. En effet, l'arrivée du candidat socialiste à la tête de l'État a marqué aussi l'aboutissement de la mobilisation antinucléaire de Plogoff. Voici la toute première analyse complète de cette mobilisation devenue emblématique. Depuis les réunions publiques initiales dans un bistrot d'Erdeven en 1974, jusqu'aux négociations avec le nouveau pouvoir, socialiste pour faire annuler le projet de Plogoff, il aura fallu sept années de mobilisation pour accomplir une gageure exceptionnelle: faire entendre raison à l'État à propos de son programme nucléaire civil. À partir d'une enquête qui s'est appuyée sur des entretiens et de nombreuses sources documentaires, Gilles Simon déroule le fil de cette mobilisation. L'auteur montre que l'aboutissement de ce mouvement a été possible parce que les acteurs mobilisés ont effectué un vigoureux travail d'apprentissage socio-politique. Malgré leur relative inexpérience de la lutte sociale, les opposants ont créé un réseau de comités locaux d'information sur le nucléaire (CLIN). Ils ont réussi peu à peu à relier la cause antinucléaire aux idées nouvelles de l'après-Mai 68 et aux préoccupations des habitants. Sur les aires de mobilisation d'Erdeven, de Guimaéc, de Ploumoguer, et de Plogoff, ils ont appris à prendre la parole pour contrer les promoteurs de l'atome civil. Ils ont également appris à monter une manifestation, à communiquer dans les médias, à tisser des liens avec les partis politiques. Au-delà de ces aspects stratégiques, ce livre de sciences sociales s'intéresse aussi à la dimension émotionnelle de la mobilisation. Gilles Simon montre que le mouvement antinucléaire breton s'est appuyé sur un imaginaire riche et relié à une culture qui donnait du sens à l'action collective. Malgré mille difficultés, les opposants ont fait preuve d'une grande créativité, ce qui a donné de la force à la mobilisation, notamment lors de l'enquête d'utilité publique à Plogoff en 1980. Même si les conditions socio-politiques ont beaucoup changé aujourd'hui, en particulier avec l'Internet, la "leçon" de la mobilisation de Plogoff reste actuelle.
Il était dit qu'Internet serait le fossoyeur des médias traditionnels et le catalyseur de la "révolution" du journalisme. Ecrit plus de dix ans après l'émergence des premiers sites Web d'information, ce livre répond aux prophètes en communication en apportant un éclairage cru sur la réalité économique et sociologique des médias Web, au moment même où sévit la mode du journalisme "participatif". L'auteur, qui a enquêté sur une population encore largement méconnue, les journalistes en ligne, décrit le réel polymorphe du travail de l'information sur Internet. Mais son ambition est de questionner, en surplomb, l'évolution des pratiques et de l'idéologie journalistiques. La presse en ligne constitue bel et bien un terrain d'observation privilégié des métamorphoses de la culture du journalisme. Pendant que sur Internet les produits d'information ne cessent de se multiplier et de s'hybrider, la légitimité des journalistes professionnels semble fléchir sous les lois du marketing et de la participation des publics à L'information. Mais contre les discours qui annoncent la fin des journalistes, ce livre montre que ces derniers, loin de disparaître, sont plutôt conduits à endosser de nouveaux rôles.
Ce livre classique, principale référence du domaine et sans cesse mise à jour depuis plus de quinze ans, offre un panorama critique et ordonné de l'énorme littérature sur les mouvements sociaux. Au-delà d'un exposé des théories, il éclaire des questions pratiques sur les mobilisations et propose un panorama international en constante évolution. A l'heure où les taux de participation politique déclinent dans de nombreuses démocraties, les mouvements sociaux apparaissent comme une forme montante de l'expression politique. Comment en rendre compte ? Ce livre offre une synthèse cohérente d'une énorme littérature savante. Parmi les énigmes qu'il tente d'éclairer : pourquoi certains groupes se mobilisent-ils plus facilement ? En quoi les mobilisations révèlent-elles des problèmes parfois négligés par les autorités politiques ? Pèsent-elles sur les politiques gouvernementales ? Quel rôle les médias jouent-ils dans les mobilisations ? Comment l'Etat tente-t-il de les domestiquer ? Au fil des chapitres et des concepts, ce sont aussi des questions actuelles qui émergent : se mobilise-t-on dans les pays des Suds comme dans ceux du G8 ? Jusqu'à quel point peut-on parler d'une mondialisation de certaines mobilisations ? Existe-t-il une séparation si nette entre mouvements sociaux et partis ? De quelles satisfactions, émotions et contraintes est faite l'expérience protestataire ? Ce livre fournit des instruments d'analyse de la réalité la plus contemporaine, tout particulièrement du mouvement des gilets jaunes.
L'" immersion ", comme entreprise d'insertion - dans un milieu, un terrain, un groupe - qui suppose partage d'expérience et présence prolongée, empathie et peut-être rêve de " devenir indigène " est une geste fondateur de nombreuses pratiques de mise en intelligibilité du monde. On la rencontre en journalisme. Elle est le fait d'écrivains. Elle est, bien sûr, le socle de l'ethnographie mais aussi l'outil de recherches en maintes disciplines. Or pour avoir suscité nombre de réflexions, cette pratique avait donné lieu à peu de synthèses, moins encore à une prise en compte de la diversité de ses usagers. C'est cette lacune que veut combler ce recueil. Il le fait via cinq questions. D'où vient la pratique de l'immersion ? Comment pareilles expériences affectent-elles l'observateur ? Que peut-on ainsi voir de plus, de mieux ? Et si la démarche est génératrice d'un plus d'intelligibilité de quel prix, de quelles tensions avec le terrain ou une éthique professionnelle ces gains peuvent-ils se payer ? Comment enfin restituer l'immersion... tant en termes de respect de ceux et celles qu'on a côtoyé que de modes d'écriture propices à en communiquer l'expérience, les affects ?
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.