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Du côté de chez Jacques-Emile Blanche / Un salon à la belle époque
Neutres Jérôme, Roberts Jane
SKIRA PARIS
30,00 €
Épuisé
EAN :9782081288584
Jacques-Emile Blanche, peintre portraitiste, héritier et pilier de la haute société qui tenait salon à Paris et à Dieppe à la fin du XIXe siècle, incarne la Belle Epoque, celle de la vie artistique parisienne, des personnages de roman proustien, et de la naissance des "intellectuels". C'est pourquoi l'exposition qui lui est consacrée à la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent le défend comme "le Proust de la peinture". En effet, il a, au tournant du XXe siècle, reflété, au-delà de la chronique mondaine peinte, "les usages de son époque avec un talent pointu post-impressionniste" (Jean Cocteau) à travers mille cinq cents portraits parmi lesquels figurent les plus grands noms de la vie intellectuelle de l'époque. Cette monographie s'attache d'une part à faire la lumière sur le talent de portraitiste de cet artiste peu mis en avant jusqu'à présent (c'est la première fois qu'une exposition lui est consacrée à Paris) grâce à la reproduction de qualité de bon nombre de ses peintures, mais aussi en explorant son travail de manière plus intime à travers des autoportraits peints, dessinés ou photographiques et des extraits de correspondance. Ce livre a en outre pour ambition de présenter l'atmosphère d'émulation créatrice dans laquelle a baigné cette élite ambivalente, entre insouciance et interrogation devant les bouleversements industriels, politiques et sociaux, par la reproduction généreuse des portraits peints de grands noms comme Proust, Stravinsky, Bergson, Gide, Debussy, Rodin, Colette et bien d'autres et grâce à un florilège de textes de Blanche lui-même, auteur de plus de trente livres, ainsi que de quelques-uns de ses modèles et amis dont Proust, Cocteau et Gide.
Résumé : L'un et l'autre couturiers de métier, Jacques Doucet (1853-1929) et Yves Saint Laurent (1936-2008) furent également des collectionneurs de génie. A la recherche d'un certain absolu, ils ont tous deux créé des "espaces-collections " dans leurs maisons, qui formaient des expositions inédites, de véritables installations artistiques. Créateurs de beauté, esthètes, ils ont chacun incarné le "goût" dans leur époque. Brancusi, Braque, Chirico, Gray, Legrain, Matisse, Picasso... de nombreux artistes ont habité successivement leurs appartements-musées de la rue Saint-James et de la rue de Babylone. Croisements, rencontres, confrontations, les collections d'art constituées par Jacques Doucet et Yves Saint Laurent sont, par bien des aspects, des "vases communicants", et c'est le mystère de cette transmission qui est au coeur de cet ouvrage. Les reproductions d'oeuvres prestigieuses et des vues des intérieurs et accrochages personnels des deux couturiers-collectionneurs permettent de plonger dans l'intimité de ces appartements devenus légendaires.
En 1986, à la mort de Jean Genet, son oeuvre testament, Un Captif amoureux, mémoires politiques des années 70 que l'écrivain a vécues parmi les combattants palestiniens, les révolutionnaires noirs américains et les travailleurs immigrés maghrébins, est conspué par le monde des livres comme un texte terroriste, coup de sang d'un vieux gauchiste irresponsable, retour posthume raté à la littérature après vingt ans de grand silence... Un ensemble de textes inédits composent en fait ce grand silence, dont deux longs scénarios, ici présentés pour la première fois. Pas de rupture avec ce dernier livre dans l'itinéraire de Genet, donc, comme la génération politiquement correct voudrait nous le faire croire: au contraire, le scandale d"Un Captif amoureux qui loue les"doux terroristes"poursuit celui de Notre-Dame des fleurs qui chantait les"beaux assassins", et ce scandale a affaire avec le sens que Genet donne aux rapports de l'écrivain, du désir et de la politique."Cette dernière page de mon livre est transparente": la conclusion d'Un Captif amoureux sonne comme une invitation à relire toute l'oeuvre de Genet à la lumière de ces mémoires politiques.Dès ses premiers romans, pour goûter"la fraîcheur de n'être plus en France", Genet regarde déjà vers le sud. Pas seulement un sud géographique et plutôt un sud imaginaire qui ressortit à trois engagements fondamentaux: un engagement poétique, tremplin pour un nouveau Voyage en orient, un engagement politique (les révolutions du sud, de l'Algérie à la Palestine) et un engagement érotique dans la rencontre amoureuse avec des hommes qui incarnent à ses yeux les damnés de la terre. Cet essai retrace l'itinéraire littéraire et politique de Genet sur la"route des mendiants"du monde, depuis ses premiers romans de prison écrits déjà"debout dans la révolte"jusqu'à son chef-d'oeuvre incongru, en passant par un théâtre de la révolution. Provocateur pour mieux montrer les paradoxes de la beauté de la révolte, visionnaire souvent (il annonce la vague de l'islamisme politique dès 1978), Genet donne à voir un monde coupé en deux, entre un sud et un nord mortellement antagonistes. écrivain compromis plutôt qu'engagé, Genet, dans son corps et dans son livre, vit sans concessions l'expérience de la Révolution: de l'exaltation pour la Cause à sa remise en cause, que nous apprend-il de ce mot?"
Blonde on Blonde a été acclamé unanimement pour son raffinement musical, sa force tranquille et le lyrisme subtil de ses textes. La photo de couverture, prise par Jerry Schatzberg, nous montre l'image d'un Dylan légèrement flou, appuyé contre un mur, portant une veste en daim marron et une écharpe nouée autour du cou ; sous son auréole de cheveux ébouriffés, il regarde l'objectif en fronçant légèrement les yeux. A l'intérieur, une série de clichés - en pur style Dylan - montrent des images énigmatiques de sa vie. Ce matériel, avec la photo mystérieuse où il pose en tenant un petit portrait de femme dans une main et une paire de pinces dans l'autre, a contribué à conférer à l'album et à son auteur le caractère d'un génie à la fois solitaire et sophistiqué. - AI Kooper. Formé à l'école du designer et photographe russe Alexey Brodovitch, qui a découvert son talent, Jerry Schatzberg a commencé sa carrière comme photographe de mode pour Vogue, Esquire et Glamour. En suivant des voies quelque peu mystérieuses, il est devenu ensuite un photographe de célébrités qui a braqué son objectif "sur tout le monde", comme il l'a lui-même affirmé, entre autres sur Bob Dylan, dont il est devenu l'ami et le portraitiste officieux. C'est à Jerry Shatzberg que l'on doit en particulier la photo de couverture de Blonde on Blonde. A partir de 1967, ce photographe de personnages célèbres va progressivement se transformer lui-même en célébrité. - Guy Trebay, The New York Times. II y a une raison pour laquelle Jerry Shatzberg est surtout connu comme réalisateur de films : il ne fait jamais de photographies statiques. Sa pensée est en mouvement, il invente des histoires. L'énergie physique et émotive de ses images les rend fluides et vibrantes. La lumière brille, les coeurs battent. Shatzberg, c'est le photographe "anti-nature morte" par excellence. - Gail Buckland.
Cappeleri Alba ; Bos Nicolas ; Cologni Franco ; Be
Cet ouvrage présente les créations joaillières et les objets précieux de Van Cleef & Arpels dans leur rapport au temps, à la nature et à l'amour. Le temps est un élément essentiel dans la conception comme dans la fabrication d'un objet. Il façonne sa forme et détermine sa fonction et son utilité sociale. Il définit son style ainsi que le choix des techniques et des matériaux utilisés. Il indique ses origines et révèle son conteuse. Le temps est interprété à travers huit thèmes inspirés des leçons américaines. Six propositions poarleprocbain millénaire d'Italo Calvino afin de mettre en lumière les icônes joaillières de Van Cleef & Arpels, depuis les pièces art déco jusqu à l'incroyable collier Zip, en passant par la technique du Serti Mystérieux, une innovation importante de l'histoire de la joaillerie. Tout comme le temps, la nature joue un rôle fondamental dam l'histoire de la Maison : elle constitue en effet une source continue d'inspiration et d'hommages, incarnée dans des créations joaillières uniques et des objets précieux intemporels ornés de motifs floraux et végétaux. Van Cleef & Arpels est né de l'amour, la force la plus puissante qui soit. Chaque création joaillière de la Maison est élaborée avec amour et certaines d'entre elles ont joué un rôle important dans les passions Ira plus mythiques du siècle. A travers un brillant essai critique et historique illustré d'une sélection de bijoux somptueux, d'objets précieux et de documents d'archives inédits, cet ouvrage symbolise les valeurs éternelles du temps, de la nature et de l'amour selon Van Cleef & Arpels.
Le paysage parisien n'est certes pas né avec la ville haussmannienne, les illustrateurs ayant toujours exploré ce thème. Mais Paris, telle qu'elle se développe au XIXe siècle, fournit aux artistes de nouveaux motifs, traduits à l'aide de moyens picturaux inédits. La ville est saisie comme une entité mouvante et les artistes négligent l'étude des monuments ou de l'anecdote pour lui préférer la recherche de ce "merveilleux moderne", de cette poésie urbaine dont Baudelaire se fait le héraut. Paris s'impose, lisible, ample, monumentale, dans les compositions de Manet, Caillebotte ou Monet. Les impressionnistes s'identifient à la vie urbaine dynamique, toujours changeante selon les variations de la lumière, et la montrent sous un jour neuf. Les transformations de Paris engendrent de grands bouleversements dans le mode de vie de ses habitants: cafés et cafés-concerts, brasseries, bals, cirques, opéras et théâtres, parcs et jardins publics, courses, se multiplient, fournissant autant de thèmes aux artistes à la recherche de cette "beauté mystérieuse".