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Genet sur les routes du Sud
Neutres Jérôme
FAYARD
30,29 €
Épuisé
EAN :9782213614472
En 1986, à la mort de Jean Genet, son oeuvre testament, Un Captif amoureux, mémoires politiques des années 70 que l'écrivain a vécues parmi les combattants palestiniens, les révolutionnaires noirs américains et les travailleurs immigrés maghrébins, est conspué par le monde des livres comme un texte terroriste, coup de sang d'un vieux gauchiste irresponsable, retour posthume raté à la littérature après vingt ans de grand silence... Un ensemble de textes inédits composent en fait ce grand silence, dont deux longs scénarios, ici présentés pour la première fois. Pas de rupture avec ce dernier livre dans l'itinéraire de Genet, donc, comme la génération politiquement correct voudrait nous le faire croire: au contraire, le scandale d"Un Captif amoureux qui loue les"doux terroristes"poursuit celui de Notre-Dame des fleurs qui chantait les"beaux assassins", et ce scandale a affaire avec le sens que Genet donne aux rapports de l'écrivain, du désir et de la politique."Cette dernière page de mon livre est transparente": la conclusion d'Un Captif amoureux sonne comme une invitation à relire toute l'oeuvre de Genet à la lumière de ces mémoires politiques.Dès ses premiers romans, pour goûter"la fraîcheur de n'être plus en France", Genet regarde déjà vers le sud. Pas seulement un sud géographique et plutôt un sud imaginaire qui ressortit à trois engagements fondamentaux: un engagement poétique, tremplin pour un nouveau Voyage en orient, un engagement politique (les révolutions du sud, de l'Algérie à la Palestine) et un engagement érotique dans la rencontre amoureuse avec des hommes qui incarnent à ses yeux les damnés de la terre. Cet essai retrace l'itinéraire littéraire et politique de Genet sur la"route des mendiants"du monde, depuis ses premiers romans de prison écrits déjà"debout dans la révolte"jusqu'à son chef-d'oeuvre incongru, en passant par un théâtre de la révolution. Provocateur pour mieux montrer les paradoxes de la beauté de la révolte, visionnaire souvent (il annonce la vague de l'islamisme politique dès 1978), Genet donne à voir un monde coupé en deux, entre un sud et un nord mortellement antagonistes. écrivain compromis plutôt qu'engagé, Genet, dans son corps et dans son livre, vit sans concessions l'expérience de la Révolution: de l'exaltation pour la Cause à sa remise en cause, que nous apprend-il de ce mot?"
Résumé : Réalisé à l'occasion de la première exposition rétrospective en France consacrée à l'un des plus grands maîtres de la photographie contemporaine japonaise, cet ouvrage anthologique retrace cinquante années de création de Nobuyoshi Araki : de la série "Théâtre de l'amour" (1965), en passant par les images emblématiques consacrées à l'art du kinbaku, jusqu'à la création inédite Tokyo Tombeau, que l'artiste vient d'achever - création originale pensée pour l'événement au musée national des arts asiatiques - Guimet. La préface de Tadao Ando et les essais de Philippe Forest, Jérôme Ghesquière, Michael Lucken, Sophie Makariou et Jérôme Neutres nous donnent les clés pour comprendre l'enracinement de l'art d'Araki - dont l'oeuvre est une véritable fenêtre sur le Japon contemporain - dans la culture traditionnelle.
Vous tenez entre les mains un livre interactif qui vous fera vivre l'art de Bill Viola, au gré de votre lecture. A côté de la reproduction de certaines vidéos, vous découvrirez un pictogramme "play" qui vous indiquera que vous pouvez visionner des extraits vidéo sur votre smartphone ou votre tablette numérique. Téléchargez l'application gratuite "Grand Palais Art Scan" sur l'App Store pour les appareils Apple, ou sur Google Play pour les appareils Android. Parcourez ensuite le catalogue. Chaque fois que, près d'une légende, apparaît le pictogramme "play", scannez l'image grâce à l'application "Grand Palais Art Scan", vous serez alors automatiquement redirigé vers un extrait vidéo de l'oeuvre correspondante. Bonne lecture interactive. Après la fin de l'exposition "Bill Viola" au Grand Palais, ce lien restera actif pendant sept ans.
Fantasme de la Ville par excellence, et ville de tous les fantasmes, New York est devenue une source abondante de mythes, de l'eldorado contemporain à la cité de tous les dangers: grandeur et décadence de la Babylone moderne, matière première inépuisable pour d'innombrables romans, films, poèmes, spectacles, qui hésitent souvent entre les deux extrêmes d'une vision tantôt infernale tantôt idéale... Vivre à New York, c'est habiter cette fiction, la chanson de geste de l'ère contemporaine. Mais vivre New York, c'est aussi confronter te rêve à ta réalité. Et découvrir une autre expérience, la magie de la foute n'empêchant pas une étrange solitude, les prémices de promesse tournant parfois aux illusions perdues. Balade en compagnie de Woody Allen, Louis-Ferdinand Céline, Tonino Benacquista, Jonathan Safran Foer, Jerome Charyn, Tom Wolfe, Andy Warhol, Edith Wharton, Francis Scott Fitzgerald, Truman Capote, Bob Dylan, Maryse Condé, Bret Easton Ellis, Georges Perec, Paul Auster et bien d'autres...
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Résumé : "On aura peut-être été un peu surpris de voir dans ces discours l'accent porté par Camus sur la défense de l'art et la liberté de l'artiste - en même temps que sur la solidarité qui s'impose à lui. Cela faisait certes partie de ce que lui dictaient les circonstances et le milieu où il devait les prononcer, mais il est certain que Camus se sentait accablé par une situation où, selon ses propres paroles, "le silence même prend un sens redoutable. A partir du moment où l'abstention elle-même est considérée comme un choix, puni ou loué comme tel, l'artiste, qu'il le veuille ou non, est embarqué. Embarqué me paraît ici plus juste qu'engagé". Et malgré une certaine éloquence - qu'on lui reprochait également - il se sentait profondément concerné et douloureusement atteint par un conflit qui le touchait jusque dans sa chair et dans ses affections les plus enracinées", Carl Gustav Bjurström.
Le roi Salomon suppliait l'Eternel de lui accorder un coeur intelligent. Au sortir d'un siècle ravagé par les méfaits conjoints de la bureaucratie, c'est-à-dire d'une intelligence purement fonctionnelle, et de l'idéologie, c'est-à-dire d'une senti-mentalité binaire indifférente à la singularité des destins individuels, à quelle instance adresser cette prière? Ce livre répond: à la littérature. Me fiant à mon émotion, j'ai choisi neuf titres:"La Plaisanterie"de Milan Kundera,"Tout passe"de Vassili Grossman,"Histoire d'un Allemand"de Sebastian Haffner,"Le Premier Homme"d'Albert Camus,"La Tache"de Philip Roth,"Lord Jim"de Joseph Conrad,"Les Carnets du sous-sol"de Fédor Dostoïevski,"Washington Square"de Henry James et"Le Festin de Babette"de Karen Blixen. Et je me suis efforcé de mettre dans mes lectures tout le sérieux, toute l'attention que requiert le déchiffrement des énigmes du monde". Alain Finkielkraut.
Quelle est la chose que l'on recherche quand on sent des gouttes ? Quelle est la différence entre la lettre "i" et un clocher ? Qu'est-ce qui va de pis en pis et se porte de mieux en mieux ? Depuis l'Antiquité et depuis cinq siècles en France, on surprend nos auditeurs en utilisant toutes sortes d'énigmes, de jeux de mots, qui sont autant de traits d'esprit. Voici plus d'un millier de devinettes : quiproquos, raisonnements, différences, combles... en prose ou en vers, anciens et modernes. Saurez-vous vraiment découvrir les réponses à ces facétieux traits d'esprit ? Enigmes, devinettes, charades, rébus : ce livre rassemble plus de 1 000 jeux de mots sous la forme de questions malicieusement posées. Mêmes si toutes les réponses sont données, idéal pour mettre l'esprit à la torture ou exciter la curiosité.
La lecture n'a pas toujours été une activité solitaire : elle s'est longtemps pratiquée à voix haute, de manière collective, et, partagée dans les salons ou les jardins, fut un élément majeur de la sociabilité. La lecture est une rencontre : entre un lecteur, un texte et un auteur ; mais aussi entre plusieurs lecteurs qui confrontent leurs interprétations. La frontière entre l'écrit et l'oral s'estompe : la lecture vocalise le texte écrit et le prolonge par la conversation, voire la relation amoureuse. Cette anthologie regroupe une soixantaine de textes (très connus comme rares, français et étrangers) illustrant les différentes manières de lire : les rapports à l'objet-livre, à l'activité de lecture (rêverie, réflexion, méditation...) et au corps du lecteur. Car le plaisir de lire n'est pas seulement intellectuel mais aussi sensuel. On passe progressivement d'une lecture sacrée à une lecture profane, et d'une lecture édifiante à une lecture dangereuse — celle des romans, longtemps accusés de favoriser le vice de la curiosité. A l'heure où la lecture subit de profondes mutations, ces textes sont autant de témoignages d'une activité qui traverse les siècles et questionne notre rapport à la tradition et à l'altérité.