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Horizons publics N° 5, septembre-octobre 2018 : La sacralité de l'Etat : un renouveau apparent ?
Nessi Julien ; Lehucher Pierre-Marie
BERGER LEVRAULT
29,90 €
Épuisé
EAN :9782701319919
Les débats autour de la moralité de l'Etat connaissent un regain d'actualité depuis l'intronisation élyséenne d'Emmanuel Macron, un président "jupitérien" soucieux des symboles du pouvoir et de la grandeur de l'Etat. Cultivant "en théine temps" l'art de la communication sur les réseaux sociaux et l'échange direct avec les Français, le président n'affaiblirait-il pas la parole étatique et sa "sacralité" ? S'agissant précisément des relations entre l'Etat et les territoires, ce début de mandat est marqué par des signes forts de recentralisation, notamment illustrés par la contractualisation financière entre l'Etat et les collectivités, vécue comme une atteinte au principe d'autonomie financière des collectivités territoriales. Cela étant, n'y a-t-il pas d'autres signes moins perceptibles témoignant d'une présence affirmée et durable de l'Etat dans les territoires, affaiblissant l'idéal de décentralisation ? Qu'en est-il de l'ancrage des corps préfectoraux dans les territoires, de la montée en puissance discrète des fonctionnaires de l'Etat à la tête des grandes collectivités ou de la capacité internationale des collectivités ?
Dans quelques semaines, les Français seront appelés aux urnes. Exercice rituel, symbole d'une démocratie qui s'épanouit dans la représentation, temps fort de la vie politique ou rendez-vous désuet et délaissé par un peuple en plein doute sur sa souveraineté. Qu'il soit paré de toutes les vertus ou accusé de tous les maux, les jours de vote demeurent un symbole fort de l'état de santé démocratique du pays. Pour autant, l'organisation matérielle des opérations électorales reste méconnue. Il semble donc opportun de porter le regard au-delà du rideau (de l'isoloir) et de l'urne pour mesurer l'engagement du ministère de l'Intérieur et des services municipaux pour le bon déroulement des élections. La crise sanitaire a mis en lumière cette mobilisation des services, mais aussi des citoyens, appelés à tenir les bureaux de vote, pour garantir la sécurité et la sincérité du scrutin. Céder aux sirènes du vote électronique peut-il constituer une solution d'avenir ? Comment font les autres pays ? Peut-on poursuivre à l'identique l'organisation des élections dans une société qui se transforme rapidement ? Comment conjuguer sereinement contraintes juridiques, impératifs démocratiques et développement des outils numériques ?
Ce numéro met à l'honneur la "-redirection écologique-" , enseignée au sein du MSc " Strategy & Design for the Anthropocene ". A la différence du développement durable, de la transition ou de la résilience, la redirection écologique part du diagnostic de l'anthropocène. Il s'agit d'aborder concrètement l'enjeu du poids que font peser sur l'avenir les infrastructures matérielles mais aussi les modèles existants, économiques ou managériaux. Déjà, les organisations, les institutions et les territoires sont confrontés à des bifurcations sans précédent. Il s'agit donc de prendre en compte les attachements vitaux (et contrastés) à des réalités dont le maintien menace l'habitabilité du monde. Les articles qui composent cette publication présentent le MSc et la redirection, concept emprunté au designer australien Tony Fry, lui-même interviewé dans ce numéro. Ils présentent surtout les explorations ouvertes par les premier·ères étudiant·es " redirectionnistes ", dans le but de donner à voir ce qu'un tel cadre rend possible et de le disséminer. Le travail, en effet, ne manque pas et la tâche est immense. Ce numéro est une invitation à s'y atteler dès aujourd'hui à raison de son ampleur.
Et si on pensait slow innovation ? Le mode d'innovation inspiré des start-up est très en vogue dans le monde des entreprises et gagne aujourd'hui la sphère publique, au point de devenir une nouvelle religion. Les acteurs publics, contraints de réagir aux mutations profondes et rapides qui bousculent la société, s'y sont convertis, avec plus ou moins de succès. Ils ont désormais leur direction de l'innovation, leur incubateur de start-up, leur laboratoire d'idées et expérimentent de nouvelles méthodes. Pourtant, une grande confusion règne sur les objectifs, les valeurs et les modalités pratiques de l'innovation, au point qu'elle concentre des critiques de plus en plus nombreuses. Après le green washing, sommes-nous entrés dans l'ère de l'innovation washing ? Au moment où la transformation s'accélère, au rythme de nouveautés technologiques majeures (Intelligence artificielle, Internet des objets, blockchain...), il est nécessaire d'y voir plus clair, de regarder ce qui se passe sous la surface des apparences, et de mieux nous équiper pour penser et agir sur l'avenir. Le moment serait-il venu de concevoir autrement l'innovation, pour aller vers une forme de slow innovation, plus sociale et plus durable ?
Résumé : En France, la notion de "tiers-lieux" connaît un succès grandissant depuis une quinzaine d'années. Pourtant, derrière cette expression, on observe des réalités très différentes et une incroyable diversité de dynamiques, de lieux, de projets, d'acteurs, de collectifs, etc. Avec près de 2 500 tiers-lieux en France et plus de 2 millions de personnes par an qui s'y rendent pour réaliser des projets ou travailler, il s'agit d'un véritable phénomène de société, qui démontre la capacité de la société civile à faire ensemble, à s'organiser pour produire des solutions au plus près des besoins. La société civile (entreprises, as-sociations et citoyens) fait ainsi irruption dans la construction des politiques publiques. L'essor de ce mouvement et son accélération doivent nous conduire à repenser, plus fondamentalement, la relation entre les administrations et la société civile : privilégier le faire avec, lâcher prise pour accepter l'essai-erreur, consolider des partenariats public-communs, sortir d'une approche en silos et travailler de manière transversale, inter-services et inter-territoriale.
Les élèves sont-ils heureux à l'école ? Et les enseignants ? Et l'ensemble des personnels ? Ces questions, longtemps, n'ont pas été posées. L'école prépare en effet le bonheur public de demain, en apprenant aux futurs citoyens l'obéissance aux règles et le sens de l'effort, mais que fait-il du bonheur de l'instant ? Aujourd'hui, ces questions émergent. L'ouvrage vise à éclairer cette transformation sous l'angle du bonheur d'apprendre, d'enseigner et d'éduquer. Or, les textes officiels répugnent toujours à évoquer le bonheur, tant, au départ, cette notion semble éloignée des valeurs d'effort, de travail, de discipline, de classement entre bons et mauvais élèves portées par notre modèle scolaire. L'ouvrage éclairera les enjeux vitaux de ce qu'on appelle " climat scolaire ", " école bienveillante et exigeante ", " lutte contre les violences et le harcèlement ", " école inclusive ". Mettant en lumière les contradictions entre une architecture de l'institution scolaire héritière de cloisonnements et de hiérarchies multiples et les aspirations d'aujourd'hui à renforcer le bonheur d'apprendre, d'enseigner, d'éduquer, il prendra le parti d'une transformation profonde, consciente, de notre modèle politique d'éducation.
L'éthique s'impose progressivement en tant qu'objet d'éducation des élèves et comme critère de professionnalité des acteurs de l'école. En effet, l'un des grands défis de l'école consiste dans le développement d'une sensibilité et de comportements éthiques chez les élèves. Cette ambition, partagée par la communauté internationale, experts et praticiens, suppose qu'à tous les niveaux des systèmes éducatifs, la capacité à agir de manière éthique et responsable figure parmi les principaux critères de recrutement, de formation et d'évaluation des personnels. Quels défis éducatifs et éthiques les catastrophes écologiques et les dérives possibles du progrès technologique nous engagent-elles à relever ? Quelles valeurs nos sociétés doivent-elles demander à l'école de promouvoir ? Que convient-il d'enseigner aux élèves pour les aider à développer leur humanité et un sens des responsabilités adapté aux défis qu'ils vont rencontrer ? En quoi certaines disciplines se trouvent plus particulièrement exposées ? Dans les différents types de moments délicats que rencontre tout enseignant (soutien d'un élève en difficulté, exercice de l'autorité, évaluation) ainsi que dans les situations graves (violence, atteintes à,la laïcité, à l'intégrité et à la dignité d'autrui) que vivent fréquemment les CPE, les personnels de direction, quels repères l'éthique livre-t-elle afin de leur permettre d'agir au mieux pour l'élève, pour la classe ? Un livre choral, coordonné par Christophe Marsollier, entouré de philosophes, de didacticiens, de formateurs, d'universitaires et d'une cheffe d'établissement.
Ce numéro met à l'honneur la "-redirection écologique-" , enseignée au sein du MSc " Strategy & Design for the Anthropocene ". A la différence du développement durable, de la transition ou de la résilience, la redirection écologique part du diagnostic de l'anthropocène. Il s'agit d'aborder concrètement l'enjeu du poids que font peser sur l'avenir les infrastructures matérielles mais aussi les modèles existants, économiques ou managériaux. Déjà, les organisations, les institutions et les territoires sont confrontés à des bifurcations sans précédent. Il s'agit donc de prendre en compte les attachements vitaux (et contrastés) à des réalités dont le maintien menace l'habitabilité du monde. Les articles qui composent cette publication présentent le MSc et la redirection, concept emprunté au designer australien Tony Fry, lui-même interviewé dans ce numéro. Ils présentent surtout les explorations ouvertes par les premier·ères étudiant·es " redirectionnistes ", dans le but de donner à voir ce qu'un tel cadre rend possible et de le disséminer. Le travail, en effet, ne manque pas et la tâche est immense. Ce numéro est une invitation à s'y atteler dès aujourd'hui à raison de son ampleur.
Ce livre revient sur les 20 années qui ont entouré la Seconde guerre mondiale, années relatées par Michel Moracchini, dernier témoin français en vie des procès de Nuremberg. Sa présence auprès de la Délégation française du Tribunal militaire international lui a permis, de façon très privilégiée, et à partir de plusieurs sources d'information, de relater de nombreux évènements ayant entouré l'histoire de la Seconde guerre mondiale. Ce livre comprend ainsi 3 parties : des environs de 1934 jusqu'au 3 septembre 1939, date de l'entrée en guerre contre l'Allemagne, et la période de l'Occupation, puis sa participation aux travaux du Tribunal militaire internationale, travaux qui ont posé les jalons d'un nouveau droit pénal international, et enfin, la période 1950-1954 où il officiait dans le cadre de l'Office militaire de sécurité dans la perspective de la création d'une communauté européenne de défense. Michel Moracchini livre ici un témoignage inédit sur les origines et les enjeux des procès de Nuremberg, les hommes qui les menèrent ou les subirent ? donc autant du côté des poursuites que sur le banc des accusés ? et la manière dont les débats se déroulèrent au quotidien, depuis l'environnement feutré d'où il les observait en tant que traducteur, jusqu'à celui, plus direct et rude, des salles d'audience. Mais, au-delà de l'explication de ce qui a été fait, l'auteur analyse les suites historiques et politiques de ces procès et ouvre sans complaisance le débat de la Justice pénale internationale.