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Horizons publics N° 3, mai-juin 2018 : Dialogue social augmenté ou court-circuité ? . Une nouvelle p
Nessi Julien ; Lehucher Pierre-Marie
BERGER LEVRAULT
29,90 €
Épuisé
EAN :9782701319872
Défiance de la représentativité, nouveaux modes de travail, nouvelles pratiques managériales, révolution numérique, renouveau de la participation citoyenne, le dialogue social n'échappe pas aux mutations, dans le privé comme dans le public. Dans le secteur public, les réformes gouvernementales successives et les restructurations en cours dans les collectivités (fusion de collectivités, restrictions budgétaires, évolution des compétences et des métiers) font aussi bouger les lignes, sur fond de tensions avec le programme Action publique 2022 et de campagnes électorales avec les élections professionnelles dans la fonction publique à la fin de l'année. Face à ces transformations, le dialogue social dans le secteur public peut-il être réinventé ? Comment innover pour améliorer la qualité du dialogue social ? Quelle est la place des corps intermédiaires dans une société numérique ? Comment réinventer la négociation à l'are des réseaux sociaux ? Le numérique est-il une menace ou une opportunité dans les administrations centrales ou déconcentrées ? Quel rôle peuvent jouer les directions des ressources humaines, les managers intermédiaires et les représentants syndicaux pour donner un nouveau souffle aux relations sociales dans ce contexte ?
Ce numéro met à l'honneur la "-redirection écologique-" , enseignée au sein du MSc " Strategy & Design for the Anthropocene ". A la différence du développement durable, de la transition ou de la résilience, la redirection écologique part du diagnostic de l'anthropocène. Il s'agit d'aborder concrètement l'enjeu du poids que font peser sur l'avenir les infrastructures matérielles mais aussi les modèles existants, économiques ou managériaux. Déjà, les organisations, les institutions et les territoires sont confrontés à des bifurcations sans précédent. Il s'agit donc de prendre en compte les attachements vitaux (et contrastés) à des réalités dont le maintien menace l'habitabilité du monde. Les articles qui composent cette publication présentent le MSc et la redirection, concept emprunté au designer australien Tony Fry, lui-même interviewé dans ce numéro. Ils présentent surtout les explorations ouvertes par les premier·ères étudiant·es " redirectionnistes ", dans le but de donner à voir ce qu'un tel cadre rend possible et de le disséminer. Le travail, en effet, ne manque pas et la tâche est immense. Ce numéro est une invitation à s'y atteler dès aujourd'hui à raison de son ampleur.
Ce hors-série d'Horizons publics publie les travaux de recherche de huit jeunes chercheurs en sciences humaines et sociales, doctorants ou post-doctorants, qui sont, ou ont été, en immersion dans les collectivités territoriales grâce à une Convention industrielle de formation par la recherche (Cifre). Ces travaux abordent des enjeux clés des préoccupations de l'action publique locale : la prise en compte du vieillissement de la population, la place de l'enseignement supérieur et de la recherche, le rôle de l'élu dans l'urbanisme participatif, la question alimentaire, l'open data, l'exclusion sociale en milieu rural ou encore les évolutions des financements aux associations. Ce hors-série a été réalisé en partenariat avec HESAM Université, une communauté interdisciplinaire de 15 établissements d'enseignement supérieur de formation et de recherche. Elle porte le programme 1000 doctorants pour les territoires qui vise mettre la recherche au service de innovation territoriale en incitant les collectivités, syndicats mixtes et associations à embaucher de jeunes chercheurs.
Assise sur la branche d'un figuier, fantasmant sur tous les fruits et ne parvenant pas à en choisir un, l'héroïne du livre de Sylvia Plath, La cloche de détresse (1988, Gallimard), finit par mourir de faim alors que toutes les figues pourrissent et tombent à ses pieds. Agir c'est faire des choix et accepter de pouvoir se tromper : c'est ce que les acteurs territoriaux engagés dans la transition écologique ont accepté de faire. Dans ce numéro spécial, réalisé en partenariat avec le média Impact(s), Horizons publics vous propose de découvrir ces collectivités qui ont pris le risque de sortir du cadre pour redistribuer les cartes du possible. De l'eau de pluie utilisée comme ressource dans une mégalopole à une chaîne de supermarchés proposant exclusivement des produits jetés par d'autres, en passant par le mouvement " slow " ou des portraits d'acteurs engagés, ce hors-série vous propose un voyage au coeur de territoires qui rappellent par leurs expérimentations que les déplacements individuels finissent par entraîner un mouvement collectif. Une matrice qui porte l'espoir.
Dans quelques semaines, les Français seront appelés aux urnes. Exercice rituel, symbole d'une démocratie qui s'épanouit dans la représentation, temps fort de la vie politique ou rendez-vous désuet et délaissé par un peuple en plein doute sur sa souveraineté. Qu'il soit paré de toutes les vertus ou accusé de tous les maux, les jours de vote demeurent un symbole fort de l'état de santé démocratique du pays. Pour autant, l'organisation matérielle des opérations électorales reste méconnue. Il semble donc opportun de porter le regard au-delà du rideau (de l'isoloir) et de l'urne pour mesurer l'engagement du ministère de l'Intérieur et des services municipaux pour le bon déroulement des élections. La crise sanitaire a mis en lumière cette mobilisation des services, mais aussi des citoyens, appelés à tenir les bureaux de vote, pour garantir la sécurité et la sincérité du scrutin. Céder aux sirènes du vote électronique peut-il constituer une solution d'avenir ? Comment font les autres pays ? Peut-on poursuivre à l'identique l'organisation des élections dans une société qui se transforme rapidement ? Comment conjuguer sereinement contraintes juridiques, impératifs démocratiques et développement des outils numériques ?
Les élèves sont-ils heureux à l'école ? Et les enseignants ? Et l'ensemble des personnels ? Ces questions, longtemps, n'ont pas été posées. L'école prépare en effet le bonheur public de demain, en apprenant aux futurs citoyens l'obéissance aux règles et le sens de l'effort, mais que fait-il du bonheur de l'instant ? Aujourd'hui, ces questions émergent. L'ouvrage vise à éclairer cette transformation sous l'angle du bonheur d'apprendre, d'enseigner et d'éduquer. Or, les textes officiels répugnent toujours à évoquer le bonheur, tant, au départ, cette notion semble éloignée des valeurs d'effort, de travail, de discipline, de classement entre bons et mauvais élèves portées par notre modèle scolaire. L'ouvrage éclairera les enjeux vitaux de ce qu'on appelle " climat scolaire ", " école bienveillante et exigeante ", " lutte contre les violences et le harcèlement ", " école inclusive ". Mettant en lumière les contradictions entre une architecture de l'institution scolaire héritière de cloisonnements et de hiérarchies multiples et les aspirations d'aujourd'hui à renforcer le bonheur d'apprendre, d'enseigner, d'éduquer, il prendra le parti d'une transformation profonde, consciente, de notre modèle politique d'éducation.
La fabrique de la ville est en pleine transformation sous l'effet des transitions écologiques, sociales et citoyennes. Des formes réinventées d'agir collectif - voire d'auto-gouvernement - qui débordent souvent le cadre associatif et questionnent aujourd'hui la capacité des institutions à relever seules les défi s de l'action publique locale. En explorant les conditions d'une administration partagée d'espaces ou de services urbains, ce dossier pose la difficile question des partenariats public-communs. Si l'Italie a commencé à les instituer, la France reste encore largement à la recherche des bonnes formules juridiques mais aussi de la juste distance entre les différents acteurs. Quelle légitimité et sécurité juridique donner aux initiatives citoyennes ? Comment positionner ces partenariats vis-à-vis des nécessaires services publics territoriaux ? Quelle place pour la démocratie représentative et les prérogatives des élus ? Quel " pas de côté " et besoin de formation des agents pour accompagner l'émergence d'un droit à la contribution ? Du " lâcher-prise " à l'innovation juridique, de l'institutionnalisation au marketing, des communs sociaux aux nouvelles sociabilités, etc. , les éclairages italiens, néerlandais et français nous ouvrent un champ d'expérimentation et de démocratisation qui passe par l'administration en commun.
Ce livre revient sur les 20 années qui ont entouré la Seconde guerre mondiale, années relatées par Michel Moracchini, dernier témoin français en vie des procès de Nuremberg. Sa présence auprès de la Délégation française du Tribunal militaire international lui a permis, de façon très privilégiée, et à partir de plusieurs sources d'information, de relater de nombreux évènements ayant entouré l'histoire de la Seconde guerre mondiale. Ce livre comprend ainsi 3 parties : des environs de 1934 jusqu'au 3 septembre 1939, date de l'entrée en guerre contre l'Allemagne, et la période de l'Occupation, puis sa participation aux travaux du Tribunal militaire internationale, travaux qui ont posé les jalons d'un nouveau droit pénal international, et enfin, la période 1950-1954 où il officiait dans le cadre de l'Office militaire de sécurité dans la perspective de la création d'une communauté européenne de défense. Michel Moracchini livre ici un témoignage inédit sur les origines et les enjeux des procès de Nuremberg, les hommes qui les menèrent ou les subirent ? donc autant du côté des poursuites que sur le banc des accusés ? et la manière dont les débats se déroulèrent au quotidien, depuis l'environnement feutré d'où il les observait en tant que traducteur, jusqu'à celui, plus direct et rude, des salles d'audience. Mais, au-delà de l'explication de ce qui a été fait, l'auteur analyse les suites historiques et politiques de ces procès et ouvre sans complaisance le débat de la Justice pénale internationale.
Ce numéro met à l'honneur la "-redirection écologique-" , enseignée au sein du MSc " Strategy & Design for the Anthropocene ". A la différence du développement durable, de la transition ou de la résilience, la redirection écologique part du diagnostic de l'anthropocène. Il s'agit d'aborder concrètement l'enjeu du poids que font peser sur l'avenir les infrastructures matérielles mais aussi les modèles existants, économiques ou managériaux. Déjà, les organisations, les institutions et les territoires sont confrontés à des bifurcations sans précédent. Il s'agit donc de prendre en compte les attachements vitaux (et contrastés) à des réalités dont le maintien menace l'habitabilité du monde. Les articles qui composent cette publication présentent le MSc et la redirection, concept emprunté au designer australien Tony Fry, lui-même interviewé dans ce numéro. Ils présentent surtout les explorations ouvertes par les premier·ères étudiant·es " redirectionnistes ", dans le but de donner à voir ce qu'un tel cadre rend possible et de le disséminer. Le travail, en effet, ne manque pas et la tâche est immense. Ce numéro est une invitation à s'y atteler dès aujourd'hui à raison de son ampleur.