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Les nouveaux territoires des festivals
Négrier Emmanuel ; Jourda Marie-Thérese
MICHEL DE MAULE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782876232105
Les festivals font l'objet de multiples débats sur leur nombre, leur rôle dans l'activité culturelle, leur importance en termes de création et d'emploi artistiques. Le développement considérable de ces événements, au cours des trente dernières années, n'a d'égal que la rareté des travaux qui ont tenté, scientifiquement, d'en prendre la mesure. Cet ouvrage, qui a pour origine une commande de France Festivals, relève le défi pour les festivals de musique et de danse en France. Il combine une approche quantitative, recensant les principaux indicateurs (fréquentation, partenariat, économie et dynamiques artistiques) dans leur évolution récente, et une analyse qualitative du parcours de ces événements singuliers. Les stratégies de l'État, des mécènes, des collectivités territoriales, entre autres partenaires, sont examinées dans leur détail et aussi, parfois, leur cohérence incertaine. Ce travail permet d'identifier sept familles de festivals, qui témoignent d'une réalité contrastée et d'enjeux convergents pour l'avenir.
Cet ouvrage présente une série inédite d'analyses critiques sur la territorialisation des politiques publiques en France et en Europe. L'ouvrage est organisé en trois parties : la première étudie les politiques publiques " à l'épreuve des territoires ", la seconde engage une incursion " dans la boîte à outils " des collectivités locales, et la troisième resitue les analyses " sur le terrain politique " des compétitions électorales et des stratégies de pouvoir. Ces travaux situés dans les champs de la science politique, de la sociologie et de la géographie ouvrent un nouveau cycle dans l'analyse critique des formes territoriales de l'action publique, qui concilie avec talent l'horizontalité et la verticalité des modes traditionnels d'analyse. C'est aussi l'occasion de relever de nouveaux défis méthodologiques et conceptuels pour mieux faire la part entre les tendances contemporaines contradictoires de l'action publique à l'homogénéisation et à la différenciation. Deux grands témoins (le politiste Pierre Muller et le géographe Martin Vanier) commentent en fin d'ouvrage la nature et la portée des nouvelles controverses en présence, majoritairement proposées ici par la " jeune recherche ", et dont l'origine provient d'un colloque de l'Association Française de Science politique qui s'est tenu les 15 & 16 juin 2006 à l'Institut d'Études Politiques de Grenoble.
Négrier Emmanuel ; Michel Laura ; Yaouanc Dorothée
En France, l'intervention en matière d'art et de culture passe pour publique, selon une tradition pluriséculaire. L'initiative privée jalonne ce parcours, mais elle est rarement porteuse de programmes ou de principes, dans un domaine jonché de débats et polémiques sur l'état actuel de l'art. Depuis 1991, la Fondation de France a mis en oeuvre une politique de soutien à des projets d'artistes sur le territoire français. Fondés sur une commande d'oeuvres d'art portée par des groupes d'individus, ces projets sont aujourd'hui au nombre de 200. Ils réunissent des partenariats très divers, publics et privés. Cet ouvrage en propose une évaluation à trois niveaux : une analyse quantitative ; l'étude de sept cas concrets ; la comparaison de deux régions : la Bourgogne et la Flandre belge. Il pose, à ces différents niveaux, la question de la médiation territoriale d'un art considéré à tort, parce que contemporain, comme le domaine exclusif d'initiés.
Djakouane Aurélien ; Négrier Emmanuel ; Lavazais S
Les recherches sur la danse hip-hop sont rares, alors même qu'elle suscite un engouement considérable auprès du grand public. Comment devient-on danseur de hip-hop ? Quelles sont les trajectoires de ses chorégraphes ? Quelles relations entretiennent- ils avec les institutions culturelles ? Quelle place la danse hip-hop occupe-t-elle dans l'action de ces dernières ? Quels sont les enjeux professionnels et artistiques de l'accompagnement institutionnel des danseurs hip-hop et de la diffusion de leurs oeuvres ? Cet ouvrage aborde ces questions à partir de l'analyse d'un dispositif original de soutien à la création chorégraphique (Initiative d'Artistes en Danses Urbaines), porté conjointement par La Villette et la Fondation de France depuis vingt ans. L'enquête traite de trois aspects distincts des mondes de la danse hip-hop : dans un premier temps, les trajectoires d'artistes qui nous renseignent sur l'évolution des modalités d'apprentissage de la danse, du métier de chorégraphe et des enjeux de leur professionnalisation. Ensuite, les relations que les institutions culturelles entretiennent avec la danse hip-hop (modalités de soutien, représentations) qui éclairent les enjeux croisés de la création, de la diffusion et de la transmission. Enfin, le fonctionnement du dispositif étudié qui met en évidence les modalités pratiques de l'accompagnement des chorégraphes hip- hop et l'intérêt des collaborations entre acteurs privés et publics.
Lorsque l'on évoque les métropoles françaises, on ne pense pas immédiatement au secteur culturel. Pourtant, beaucoup d'économistes y voient l'un des leviers majeurs de distinction et d'attractivité territoriales. Cet ouvrage examine d'abord la réalité de la vie culturelle au sein des métropoles, via des chiffres-clés, et la combinaison des compétences entre niveaux communal et métropolitain. Il restitue ensuite la trajectoire montpelliéraine selon un double récit, politique et culturel. Il s'interroge enfin sur les relations, avérées ou projetables, entre la métropole et les différents niveaux d'action publique.
Parce qu'elle ne sait presque rien de son père, Matteo, un immigré italien arrivé en France dans les années 1930, la narratrice tente de réinventer son parcours, de son départ d'Italie, dont elle ignore les causes, à son arrivée en France, dont elle ignore les modalités exactes. Ce qu'elle sait en revanche, c'est que son père est mort dans les années 1970 et qu'il est demeuré toute sa vie ouvrier en banlieue parisienne, dans l'usine de sa soeur et de son beau frère. Pour s'aider dans cette investigation imaginaire, elle s'imprègne du destin des immigrés qu'elle rencontre de nos jours en Europe, à Calais, à Lampedusa ou aux îles Canaries. Ce texte chemine ainsi dans des temporalités différentes, entre passé (avant guerre, Seconde Guerre mondiale, années 1950) et présent, entre destins pluriels et destin singulier. Il dit l'exploitation, l'ingratitude et l'humiliation, mais aussi les trouées de soleil et de bonheur, le plaisir de la danse, les vacances en Bretagne... Ce faisant, l'auteur nous offre une belle méditation sur l'exil, l'identité, la mémoire et la transmission, sur le jeu social, le courage et la lâcheté, sur la conjugaison, enfin, de l'Histoire collective et de l'histoire singulière. Biographie de l'auteur Martine Storti a été professeur de philosophie puis journaliste à Libération. Elle est aujourd'hui Inspectrice générale de l'Education nationale. Elle a déjà publié Un chagrin politique (L'Harmattan, 1995), Cahiers du Kosovo (Textuel, 2001), 32 jours de mai (roman, Le bord de l'eau, 2006).
Il retrace l'éducation visuelle que Patrick Hourcade a reçu à travers ses études d'historien d'art ( avec André Chastel) d'une part, et ses travaux avec les photographes de Vogue en 1976 et 1990, qui a donc été à l'origine aussi de l'exposition de 14 photos qui vient d'être présenter à l'automne dernier à la chapelle saint Louis de la Salpêtrière, et dont un portfolio vient d'être offert à la Bibliothèque Nationale. Ce livre répond à la question : "Quel a été le parcours qui m'a conduit ici ?" à travers les 14 photos de l'exposition et une série de photos référence de ses maîtres : Cécil Beaton, Jacques-Henri Lartigue, Guy Bourdin, Sarah Moon, Helmut Newton, Karl Lagerfeld, Nan Goldin... L'être se définit à travers le temps, balancier incontournable de son existence, chronologie absolue de ses actes présents et de ses souvenirs. L'évolution, soeur jumelle du temps, est une tension qui vous libère de vous même. L'émotion est le signe le plus tangible de la vie. La sensation n'est que le réflexe sous jacent. L'être se construit et se détruit au travers de ses émotions aux potentiels infinis. Être là, instantané de l'émotion, la puissance du moment, l'intensité de l'émotion crée l'intensité de la vie. Alors on peut avancer. L'être receveur et donateur d'émotions.
Venise 1795. Une femme, Isabella Teotochi, favorable aux idées des philosophes des Lumières, y tient un salon littéraire. Sa rencontre avec un Français, Dominique Vivant-Denon, futur créateur du Louvre, va changer le cours de sa vie. Denon anime une société secrète visant à promouvoir les idéaux révolutionnaires. Pendant ce temps, l'armée d'Italie, commandée par le général Bonaparte, marche contre l'empire autrichien. Isabella, séductrice, adulée par tous les poètes, courtisée par les aristocrates, se met au service de Napoléon, qui se dit le libérateur de l'Italie. Mais elle se heurte aux ambitions d'un Inquisiteur, amoureux d'elle, prêt à tout pour la posséder, qui, s'appuyant sur les monarchistes français réfugiés dans les États de Venise et sur une société secrète s'apprête à faire un coup d'État... Ce roman fait vivre la chute d'un État puissant qui a connu 1000 ans d'indépendance. Il met en scène des personnages qui ont réellement existé, même si certaines aventures qu'ils vivent sont issues de l'imagination de l'auteur.
Cette édition réunit des lettres parues en 1914 dans différents journaux français et dans un recueil, La Dernière lettre, publié en 1922 aux éditions Ernest Flammarion, auquel nous empruntons notre titre. Le projet éditorial du recueil paru chez Flammarion est clair : rendre hommage aux soldats disparus. Par le choix des lettres, explicité par l'éditeur sur la page de titre elle-même : "Ces lettres ont été choisies par des pères qui pleurent un enfant mort pour la France et par d'anciens combattants réunis sous la présidence de M. le Maréchal Foch". Une courte lettre-préface, signée du Maréchal Foch, ouvre l'édition. En voici le texte, dont le propos est sans ambiguïté : "Le sacrifice de tous les soldats tombés pour la défense de la Patrie fut d'autant plus sublime qu'il fut librement consenti. Les "dernières lettres" montrent de façon touchante l'esprit idéal et pur dans lequel le sacrifice a été fait ; c'est un monument de plus à la Gloire impérissable du Soldat Français". Rééditer ces dernières lettres aujourd'hui constitue tout à la fois un geste d'hommage et un acte de résistance. Un geste d'hommage envers des vies brisées, broyées, massacrées, que cette réédition sauve d'une mort anonyme et oubliée... Mais un acte de résistance aussi, contre l'absurdité et le chaos qui nous menacent tous, encore et toujours. Lire ces lettres, enfin, c'est accueillir avec émotion et reconnaissance la leçon de vie et de mort que nous transmettent ces hommes. Le lecteur pourra faire sien, dans le silence de la lecture, les mots sur lesquels se referme le recueil. Simples, dignes et tendres, ce sont les ultimes paroles qu'adresse à sa mère le sous-lieutenant Rodolphe Wurtz, tombé en Champagne : "Bons baisers, donc, et du courage et de la force de coeur, dans la vie comme dans la mort".