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Les publics des festivals
Négrier Emmanuel ; Djakouane Aurélien ; Jourda Mar
MICHEL DE MAULE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782876232600
Extrait de l'introductionEn matière de public, le festival est longtemps resté une affaire privée. Si l'on parcourt l'histoire des plus grands festivals européens, on constate qu'en parallèle des institutions culturelles qui naissent, entre la seconde partie du XIXe siècle et le premier quart du XXe, les festivals ont plutôt émergé depuis la sphère privée. A Glyndenbourne, ce fut l'affaire d'un propriétaire mélomane, conquis par un voyage de noces à Bayreuth et Salzbourg. Dans ces deux derniers lieux, cela avait été celle de compositeurs (Wagner, Richard Strauss) et d'interprètes, soucieux de trouver un emploi d'été aux artistes, dans l'immédiat après-guerre, en 1918. Le festival de Prades, qui compte aussi parmi les plus anciens, a certes une origine plus politique, liée à l'exil républicain de son fondateur. Mais si Pablo Casais inventa un festival à Prades, c'est aussi à la demande de musiciens motivée par le désir de retrouver l'art du maître. C'est une même aspiration particulière, centrée sur des artistes d'orchestres non rémunérés l'été, qui explique une bonne part de l'activité festivalière aux États-Unis. Les lieux de représentation avaient eux-mêmes une connotation privative. Et lorsqu'il s'agira d'espaces publics, quand l'ampleur des événements le commandera (Chorégies d'Orange, Aix-en-Provence), la fréquentation en sera si spécifique que l'on pourra y parler de public au singulier. On évoquera alors le public de tel ou tel festival à l'instar d'un monde à part, comme s'il figurait plutôt le collectif d'une grande famille que celui plus hétérogène d'une société.
Cet ouvrage présente une série inédite d'analyses critiques sur la territorialisation des politiques publiques en France et en Europe. L'ouvrage est organisé en trois parties : la première étudie les politiques publiques " à l'épreuve des territoires ", la seconde engage une incursion " dans la boîte à outils " des collectivités locales, et la troisième resitue les analyses " sur le terrain politique " des compétitions électorales et des stratégies de pouvoir. Ces travaux situés dans les champs de la science politique, de la sociologie et de la géographie ouvrent un nouveau cycle dans l'analyse critique des formes territoriales de l'action publique, qui concilie avec talent l'horizontalité et la verticalité des modes traditionnels d'analyse. C'est aussi l'occasion de relever de nouveaux défis méthodologiques et conceptuels pour mieux faire la part entre les tendances contemporaines contradictoires de l'action publique à l'homogénéisation et à la différenciation. Deux grands témoins (le politiste Pierre Muller et le géographe Martin Vanier) commentent en fin d'ouvrage la nature et la portée des nouvelles controverses en présence, majoritairement proposées ici par la " jeune recherche ", et dont l'origine provient d'un colloque de l'Association Française de Science politique qui s'est tenu les 15 & 16 juin 2006 à l'Institut d'Études Politiques de Grenoble.
L'événementialisation de la culture a été l'un des leviers de la politique culturelle depuis quatre décennies, particulièrement pendant les années Lang qui ont mis à l'honneur la dimension festive de la culture. La place que les festivals occupent désormais dans la vie culturelle impose de repenser leur empreinte territoriale et sociale, au-delà de leur caractère éphémère. Cet ouvrage propose une analyse inédite du fait festivalier, alors que leur quasi-disparition de l'agenda culturel au cours de la crise sanitaire a montré, par contraste, l'importance des festivals dans l'imaginaire collectif. Cinq angles d'observation ont été retenus, déclinés en autant de chapitres : indicateurs socio-économiques, publics, partenaires, réseaux sociaux et bénévolat. Une typologie en sept familles de festivals conclut l'analyse : les Emblèmes, les Grands Formats, les Marques, les Pôles publics, les Volontaires, les Petits Formats et, enfin, les Hors-Saison. Ce livre est l'aboutissement de trois ans d'une recherche - SoFEST ! - entamée avant le début de la pandémie, puis poursuivie et achevée pendant. Initiée et coordonnée par France Festivals, SoFEST ! est le fruit d'une coopération étroite entre une équipe de recherche, des réseaux régionaux et nationaux de festivals (le Collectif des festivals bretons, De Concert ! , la Fédération des Festivals de Chanson Francophone) ainsi que l'Agence culturelle Grand-Est et Occitanie en Scène, le Département des études, de la prospective, des statistiques et de la documentation du ministère de la Culture, la Sacem et le Crédit coopératif.
Négrier Emmanuel ; Michel Laura ; Yaouanc Dorothée
En France, l'intervention en matière d'art et de culture passe pour publique, selon une tradition pluriséculaire. L'initiative privée jalonne ce parcours, mais elle est rarement porteuse de programmes ou de principes, dans un domaine jonché de débats et polémiques sur l'état actuel de l'art. Depuis 1991, la Fondation de France a mis en oeuvre une politique de soutien à des projets d'artistes sur le territoire français. Fondés sur une commande d'oeuvres d'art portée par des groupes d'individus, ces projets sont aujourd'hui au nombre de 200. Ils réunissent des partenariats très divers, publics et privés. Cet ouvrage en propose une évaluation à trois niveaux : une analyse quantitative ; l'étude de sept cas concrets ; la comparaison de deux régions : la Bourgogne et la Flandre belge. Il pose, à ces différents niveaux, la question de la médiation territoriale d'un art considéré à tort, parce que contemporain, comme le domaine exclusif d'initiés.
Emmanuel Négrier, docteur en science politique, est chercheur au CNRS-Centre d'études politiques de l'Europe latine à Montpellier, et Lluis Boita, professeur d'économie à l'université de Barcelone, consacrent leurs travaux à l'analyse des politiques culturelles à l'échelle européenne et internationale. Ils ont notamment publié La Politique culturelle en Espagne (Karthala, Paris, 2007).
Il retrace l'éducation visuelle que Patrick Hourcade a reçu à travers ses études d'historien d'art ( avec André Chastel) d'une part, et ses travaux avec les photographes de Vogue en 1976 et 1990, qui a donc été à l'origine aussi de l'exposition de 14 photos qui vient d'être présenter à l'automne dernier à la chapelle saint Louis de la Salpêtrière, et dont un portfolio vient d'être offert à la Bibliothèque Nationale. Ce livre répond à la question : "Quel a été le parcours qui m'a conduit ici ?" à travers les 14 photos de l'exposition et une série de photos référence de ses maîtres : Cécil Beaton, Jacques-Henri Lartigue, Guy Bourdin, Sarah Moon, Helmut Newton, Karl Lagerfeld, Nan Goldin... L'être se définit à travers le temps, balancier incontournable de son existence, chronologie absolue de ses actes présents et de ses souvenirs. L'évolution, soeur jumelle du temps, est une tension qui vous libère de vous même. L'émotion est le signe le plus tangible de la vie. La sensation n'est que le réflexe sous jacent. L'être se construit et se détruit au travers de ses émotions aux potentiels infinis. Être là, instantané de l'émotion, la puissance du moment, l'intensité de l'émotion crée l'intensité de la vie. Alors on peut avancer. L'être receveur et donateur d'émotions.
Au début du XIVe siècle, Abou Salim al-Jurâ'î, Ministre du Sultan, est reçu par le juge Ibn al-Hafid et le nouveau gouverneur Jarmûn. Au cours du dîner de réception, un incident met aux prises Chama, une jeune servante, et Abou Salim al-Jurâ'î. Toutefois celui-ci, sensible à l'exceptionnelle beauté de la jeune femme, la demande aussitôt en mariage à son maître... Mais al-Jurâ'î périt en mer au cours d'une campagne militaire. De retour à Salé, Chama épouse donc Ali, un Andalou fraîchement converti à l'islam, contre lequel s'acharne Jarmûn, qui la convoite. Elle ne trouvera protection qu'auprès du syndic des Chorfas de Salé et d'un ermite nommé Abou Moussa, doué de pouvoirs surnaturels. L'entraînant dans son sillage pour une mystique prière à la pluie, ce dernier sauve des femmes de la perdition par le mystère de sa sainteté. Ce livre, qui comme souvent chez l'auteur, entrecroise divers destins de femmes aux prises avec un monde d'hommes, milite pour un islam progressiste qui exalte l'image de la féminité et célèbre la victoire de la foi sur les perversions du pouvoir.
Après avoir produit de nombreux films, Carole Weisweiller est l'auteur de plusieurs livres sur Jean Cocteau: Les Murs de Jean Cocteau (Hermé,1998), photographies de Suzanne Held. ? Jean Marais, le bien-aimé (avec Patrick Renaudot), Rocher, 2002. ? Jean Cocteau, Les années Francine (1950-1963), Le Seuil, 2003. ? Elle vient de publier Villa Santo Sospir - Jean Cocteau, beau-livre, aux Editions Michel de Maule, avec des photographies de Christophe Lepetit.
Venise 1795. Une femme, Isabella Teotochi, favorable aux idées des philosophes des Lumières, y tient un salon littéraire. Sa rencontre avec un Français, Dominique Vivant-Denon, futur créateur du Louvre, va changer le cours de sa vie. Denon anime une société secrète visant à promouvoir les idéaux révolutionnaires. Pendant ce temps, l'armée d'Italie, commandée par le général Bonaparte, marche contre l'empire autrichien. Isabella, séductrice, adulée par tous les poètes, courtisée par les aristocrates, se met au service de Napoléon, qui se dit le libérateur de l'Italie. Mais elle se heurte aux ambitions d'un Inquisiteur, amoureux d'elle, prêt à tout pour la posséder, qui, s'appuyant sur les monarchistes français réfugiés dans les États de Venise et sur une société secrète s'apprête à faire un coup d'État... Ce roman fait vivre la chute d'un État puissant qui a connu 1000 ans d'indépendance. Il met en scène des personnages qui ont réellement existé, même si certaines aventures qu'ils vivent sont issues de l'imagination de l'auteur.