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La poétique du lieu dans l'oeuvre d'Yves Bonnefoy ou Moïse sauvé
Née Patrick
PUF
13,18 €
Épuisé
EAN :9782130498612
Le choix du " lieu " pour aborder la pensée poétique d'Yves Bonnefoy n'est pas ici thématique, mais problématique : c'est la principale entrée, nous semble-t-il, dans une réflexion poétique globale qui fonde à son usage de grands enjeux (platonisme, plotinisme), et les réélabore sous la forme de grands mythes, capables de rendre compte de la dialectique partout à l'?uvre de l'Ici et de l'Ailleurs. Nous proposons l'hypothèse suivante, d'un tournant dans l'?uvre, aux alentours de l'écriture de L'Arrière-pays : au mythe suivi de Rome (mythe du " vrai lieu ", mais toujours déporté dans sa quête d'absolu, et en même temps dénoncé comme l'aliénation - ?dipienne - typique, celle qui agit, qui se veut claire : le mythe égyptien, délibérément construit par le poète pour répondre à la nécessité d'arrêter des oscillations, et de fonder la langue et l'existence dans le lieu de l'Ici. Moïse sauvé, c'est alors l'utopie d'un esprit qui, par l'auto-analyse, veut échapper à ses démons et instaurer " l'acte et le lieu " de la parole partagée. Cinq chapitres jalonnent cet itinéraire de pensée. Les quatre premiers témoignent du battement incessant entre les deux termes d'une tension bipolaire : trouver le " centre " - lui échapper (parce que c'est la mort, la plus dangereuse illusion de l'esprit - c'est aussi l'?dipe réalisé) ; d'où ces titres de chapitre I - " Le centre à côté " ; II - " Au carrefour " ; III - " Recentrer " ; IV - " Déception du recentrement ? " Mais c'est le cinquième (" L'Egypte insinuable et la Rome partout ") qui propose la résolution de ces contraires, grâce à la solution " égyptienne ", elle-même dialectique : il suffit que Rome ne soit plus dans Rome, que Rome soit partout, pour que sous le nom de " l'Egypte " (elle-même insituable donc) elle puisse sauver un Moïse qui n'aura plus à s'exiler pour une Terre promise ailleurs. L'essai débouche alors sur une double conclusion ; l'une qui fait aboutir la logique de cette pensée pour laquelle tout lieu, fût-il soumis aux pires menaces qui pèsent aujourd'hui, peut nous être un Nil ; l'autre qui, prenant du recul, réinterroge " l'auto-analyse " ayant abouti à de telles propositions, et pose la question de la part d'Inconscient à l'?uvre dans une telle construction mythique du lieu humain.
Vingt ans après la mort, en pleine gloire, de René Char, l'essai de Patrick Née constitue une renouveau significatif des études charienne : il examine en particulier le dialogue entre la charge de pensée de la poésie de Char, d'une part, et, d'autre part, la pensée proprement philosophique de Nietzsche, Heidegger ou Jean Beaufret. Char était un poète lecteur de philosophie, et ses recueils s'en ressentent. C'est la pensée de Char que Patrick Née analyse. Cet essai permet de mieux comprendre pourquoi Char fut tant apprécié par les philosophes et pourquoi il occupe une place aussi importante parmi les poètes du vingtième siècle.
Résumé : L'?uvre considérable d'Yves Bonnefoy, poète mais aussi théoricien du fait poétique et auteur d'une ?uvre critique mal aperçue, fait ici l'objet d'une première interprétation du point de vue de sa conception de l'image, préoccupation majeure de notre époque et au centre de sa poésie. Patrick Née s'attache à confronter les " propositions " du poète, comme il le dit lui-même, avec les travaux les plus stimulants en sciences humaines à ce sujet, en tentant ainsi de lancer le débat du point de vue poétique dans l'histoire des idées contemporaines. Ce faisant, il dissipe le malentendu du prétendu crypto-christianisme du poète, établissant au contraire que l'athéisme est l'un des soubassements de son ?uvre, ou bien encore bat en brèche sa réputation de classicisme. Il ne s'agit par là que de mieux cerner l'originalité de la pensée du poète, replacée dans le contexte de ses lectures, de ses influences, ou opposée à d'autres courants de réflexion, par où elle acquiert sa vraie découpe.
Sur quoi se fonde la poétique de Philippe Jaccottet ? Quelles sont ses influences philosophiques ? Quelle vision du monde propose-t-elle ? C'est à ces questions que cet essai entend répondre, en restituant les enjeux intellectuels de l'oeuvre de Philippe Jaccottet dans son ensemble, jusqu'ici très peu été explorés par la critique. Les rapports du poète à Platon, à Plotin, au religieux mystérique grec éclairent ses textes et, notamment, son choix de la lumière comme expression même du réel. De même, la conception chrétienne de l'Incarnation, qui dialogue avec l'héritage antique, nourrit la réflexion jaccottetienne : d'où, dans toute son oeuvre, la lutte entre deux types d'incarnation la "païenne" et la chrétienne , et l'attrait pour un syncrétisme contemporain original. Véritable présentation de l'ensemble de l'oeuvre du poète, ce livre constitue une somme d'une ampleur inégalée.
Qu'Yves Bonnefoy ait e te lecteur d'Alfred Jarry et du plus e rotique de nos grands poe tes, Gilbert Le ly, est un fait peu connu et cependant capital a plusieurs titres. A celui de la compre hension ve ritable de sa conception de la poe sie, tout d'abord, qui traverse en les inte grant toutes les forces du de sir ; ensuite, au titre de la reconnaissance du ro le central que joue dans le processus cre ateur ce qu'avec la psychanalyse on a pris l'habitude de nommer sce ne primitive : c'est-a -dire l'un des fantasmes dits originaires dont les cre ateurs seraient pre cise ment ceux qui s'en saisiraient pour le re e laborer en faisant oeuvre. L'essai passe ainsi d'une lecture de Jarry a une autre de Lely toutes deux centre es sur le ro le moteur de l'affrontement a leur propre sce ne primitive. Or, cette hypothe se, dont Patrick Ne e cre dite l'interpre tation d'Yves Bonnefoy en l'entrelac ant a sa vision personnelle de ces deux auteurs, vient de trouver une e clatante confirmation dans une sorte de trilogie re cemment publie e, Deux sce nes et notes conjointes, ou Yves Bonnefoy aborde directement sa sce ne primitive.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
La lecture n'a pas toujours été une activité solitaire : elle s'est longtemps pratiquée à voix haute, de manière collective, et, partagée dans les salons ou les jardins, fut un élément majeur de la sociabilité. La lecture est une rencontre : entre un lecteur, un texte et un auteur ; mais aussi entre plusieurs lecteurs qui confrontent leurs interprétations. La frontière entre l'écrit et l'oral s'estompe : la lecture vocalise le texte écrit et le prolonge par la conversation, voire la relation amoureuse. Cette anthologie regroupe une soixantaine de textes (très connus comme rares, français et étrangers) illustrant les différentes manières de lire : les rapports à l'objet-livre, à l'activité de lecture (rêverie, réflexion, méditation...) et au corps du lecteur. Car le plaisir de lire n'est pas seulement intellectuel mais aussi sensuel. On passe progressivement d'une lecture sacrée à une lecture profane, et d'une lecture édifiante à une lecture dangereuse — celle des romans, longtemps accusés de favoriser le vice de la curiosité. A l'heure où la lecture subit de profondes mutations, ces textes sont autant de témoignages d'une activité qui traverse les siècles et questionne notre rapport à la tradition et à l'altérité.
Le roi Salomon suppliait l'Eternel de lui accorder un coeur intelligent. Au sortir d'un siècle ravagé par les méfaits conjoints de la bureaucratie, c'est-à-dire d'une intelligence purement fonctionnelle, et de l'idéologie, c'est-à-dire d'une senti-mentalité binaire indifférente à la singularité des destins individuels, à quelle instance adresser cette prière? Ce livre répond: à la littérature. Me fiant à mon émotion, j'ai choisi neuf titres:"La Plaisanterie"de Milan Kundera,"Tout passe"de Vassili Grossman,"Histoire d'un Allemand"de Sebastian Haffner,"Le Premier Homme"d'Albert Camus,"La Tache"de Philip Roth,"Lord Jim"de Joseph Conrad,"Les Carnets du sous-sol"de Fédor Dostoïevski,"Washington Square"de Henry James et"Le Festin de Babette"de Karen Blixen. Et je me suis efforcé de mettre dans mes lectures tout le sérieux, toute l'attention que requiert le déchiffrement des énigmes du monde". Alain Finkielkraut.
Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de surréalité, si l'on peut ainsi dire. C'est à sa conquête que je vais, certain de n'y pas parvenir mais trop insoucieux de ma mort pour ne pas supputer un peu les joies d'une telle possession." Des projets et des promesses du premier Manifeste du surréalisme (1924) aux prises de position, politiques et polémiques, affirmées dans le Second Manifeste du surréalisme (1930), se dessine ici une théorie de l'expérience esthétique qui a bouleversé tous les domaines de la création au XXème siècle.
Quelle est la chose que l'on recherche quand on sent des gouttes ? Quelle est la différence entre la lettre "i" et un clocher ? Qu'est-ce qui va de pis en pis et se porte de mieux en mieux ? Depuis l'Antiquité et depuis cinq siècles en France, on surprend nos auditeurs en utilisant toutes sortes d'énigmes, de jeux de mots, qui sont autant de traits d'esprit. Voici plus d'un millier de devinettes : quiproquos, raisonnements, différences, combles... en prose ou en vers, anciens et modernes. Saurez-vous vraiment découvrir les réponses à ces facétieux traits d'esprit ? Enigmes, devinettes, charades, rébus : ce livre rassemble plus de 1 000 jeux de mots sous la forme de questions malicieusement posées. Mêmes si toutes les réponses sont données, idéal pour mettre l'esprit à la torture ou exciter la curiosité.