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Pour une autre Afrique. Eléments de réflexions pour sortir de l'impasse
Sylla Ndongo Samba
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782336304793
Du modèle du parti unique jusqu'à la "démocratie représentative", des plans d'ajustement structurel aux réformes pour renforcer la "compétitivité" et améliorer le "climat des affaires", quasiment tous les modèles politiques et économiques en vogue ont été expérimentés sur le continent africain. Or, le constat d'échec est bien là qu'atteste la plupart des indicateurs socioéconomiques dans le domaine de la nutrition, de la santé, de l'éducation, de l'emploi, etc. Selon les projections des Nations-Unies, l'Afrique représentera près d'un quart de la population mondiale à l'horizon 2050. Si l'Afrique n'arrive pas encore à s'occuper correctement des problèmes que rencontre son milliard d'habitants, comment le pourrait-elle au moment où sa population aura doublé ? Au-delà de la critique du néolibéralisme, il est donc urgent de réfléchir à des alternatives qui pourront permettre à l'Afrique de sortir de l'impasse et de trouver la voie qui est la sienne. C'est la perspective adoptée par cet ouvrage édité par Ndongo Samba Sylla et qui rassemble des contributions d'experts des questions de développement en Afrique. La démocratie permet-elle d'arriver aux changements souhaités par les populations africaines ? Si oui, à quelles conditions ? Autrement, que mettre à la place ? Comment l'Afrique peut-elle rompre avec les pratiques néocoloniales qui contraignent son émancipation politique, économique et culturelle ? Quelle place pour les femmes dans ces processus ? Face à la paralysie et à la trahison des élites, les mouvements sociaux peuvent-ils être les porteurs des ruptures radicales tant attendues ? Quelle pourrait être la contribution des médias privés dans la mise en oeuvre d'alternatives au service des peuples ? Pour une autre Afrique essaie d'apporter des éléments de réponse à ces questions essentielles.
L'omniprésence de "démocratie" est l'un des faits les plus significatifs de notre ère. De nos jours, la démocratie est le nom du Bien en politique. Ce n'était pas le cas pendant la majeure partie de l'histoire humaine où le mot évoquait un Mal politique absolu. On lui reprochait les principaux défauts des régimes politiques auxquels on l'oppose actuellement. A rebours du mythe récent selon lequel la démocratie est une "valeur" occidentale, le fait est que s'il y a une constante historique de la pensée politique occidentale, c'est bien la haine de la démocratie.
Face aux injustices du système du commerce international, le commerce équitable s'est posé comme une démarche alternative basée sur la solidarité entre les consommateurs du Nord et les producteurs du Sud. Dans les pays riches, on le décrit souvent comme un outil révolutionnaire qui a permis de transformer positivement les conditions de vie de millions de gens dans les pays les plus pauvres. Ce succès présumé est généralement illustré par la croissance des ventes de produits portant le label commerce équitable. Ce livre, écrit avec pédagogie par un auteur qui a évolué dans ce mouvement, adopte un point de vue que l'on tardait à entendre, celui des pays du Sud. Alors qu'il est censé rétablir un regain de justice dans les relations commerciales Nord-Sud, Ndongo S. Sylla montre preuves à l'appui que le commerce équitable contribue à reproduire les mécanismes du système du commerce international. Il marginalise les pays les plus pauvres et ceux qui dépendent le plus du commerce des produits primaires. Ses gains financiers moyens sont très faibles et vont aux groupes les plus riches. Le surplus transféré par les consommateurs du Nord reste dans le Nord. En somme, si le commerce équitable parle au nom des pauvres, il bénéficie en réalité aux plus riches. Le marketing de la pauvreté au service des riches, serait-ce là l'aboutissement de cette énième entreprise de rédemption du système capitaliste ? Le dernier mot revient aux consommateurs du Nord et aux pays du Sud.
Faye Coline E. L. ; Branco Juan ; Sylla Ndongo Sam
Tribunal de Dakar, bureau du juge du 2e cabinet " Quand vous rentrerez, vous pourrez écrire un livre. " Ainsi commence ce récit. C'est le témoignage d'une jeune Française, prisonnière politique parmi mille autres, durant l'insurrection sénégalaise de 2023. Elle retrace la chronologie des événements qui ont secoué le Sénégal lors de cette longue période de tensions opposant Macky Sall, le président sortant, à Ousmane Sonko, l'élu du peuple. Tout en s'appuyant sur les réflexions de mouvements panafricanistes, Coline Fay témoigne du courage et de l'engagement d'un peuple. Elle partage aussi son vécu de la vie carcérale. Au-delà des préjugés réducteurs et paternalistes, elle propose certaines réflexions sur les relations post-coloniales entre le Sénégal et la France. Màndarga, traduit comme " marque ", " preuve ", " cicatrice " en wolof, reflète les stigmates que les épreuves de la vie impriment sur le corps et dans l'esprit. Màndarga, c'est l'extériorisation de cette expérience absurde et violente ? ; c'est la certitude de la liberté retrouvée.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.