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Le temps des choix. 2016 et au-delà
Ndong Sima Raymond
PG DE ROUX
21,00 €
Épuisé
EAN :9782363711779
2016 est une année cruciale pour le Gabon : le septennat d'Ali Bongo Ondimba arrive à son terme, et le 27 août, les Gabonais vont devoir élire un nouveau président de la République. Parmi les candidats en lice, Raymond Ndong Sima. D'abord ministre de l'Agriculture puis Premier ministre du président sortant, il est aujourd'hui l'un des plus virulents contradicteurs du régime, dont il avait déjà dénoncé les dysfonctionnements dans Quel renouveau pour le Gabon ? (éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2015). Pour lui, la perspective du scrutin présidentiel est l'occasion de "parler vrai": c'est-à-dire pointer sans ambages les défauts de gestion du pouvoir en place et exposer en toute clarté la situation réelle du pays, sur tous les plans. Et, surtout, proposer des solutions à la fois raisonnables et vigoureuses pour diversifier la base productive de l'économie, réformer les institutions de l'Etat, améliorer les conditions de vie de tous les citoyens, rénover les infrastructures et en créer de nouvelles, resserrer les liens du Gabon avec ses voisins de la sous-région... Tel est l'enjeu du présent ouvrage : "parler vrai" aux Gabonais pour leur donner les moyens de décider de leur avenir.
Résumé : Elle s'appelle Laurence Ndong. Elle est Docteur en Sciences de l'Education plus spécialement en Didactique des sciences expérimentales. Désormais, qui parlera de la politique gabonaise, parlera d'elle comme la Zola du Gabon. Dans cet empire du silence politique une voix s'élève. C'est celle d'une femme qui s'exprime par son livre Gabon, pourquoi j'accuse. Avec tact, mesure, mais, surtout, avec audace elle nous dévoile les moeurs cachées de la vie politique gabonaise. Elle n'écrit pas pour donner des leçons. Elle écrit car toute la misère politique qu'elle a observée et côtoyée lui fait peur pour l'avenir de son pays qu'elle aime tant. Elle écrit surtout pour transmettre à chaque Gabonaise et à chaque Gabonais la conviction profonde qui l'anime : changer de mentalité est encore possible, changer le pays aussi. Elle a bien conscience que les changements ne se produisent pas tout seul, il faut les faire arriver. Ce livre comptera, certainement, dans la science politique gabonaise et peut-être aussi africaine car, elle conclut en s'étonnant du silence et de l'inaction de la Communauté Internationale face aux violations des Droits Humains que certains présidents africains font subir à leurs populations, comme si les Africains étaient des sous-humains ou des non-humains.
Le 27 septembre 2016, Ali Bongo Ondimba a prêté serment pour un second mandat à la tête du Gabon. Cette cérémonie a mis un terme à un processus électoral commencé en juin de cette année avec la formation, en violation de la loi, de l'assemblée plénière prévue par l'article 12 bis de la loi 7/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections en république gabonaise. Elle a vu s'envoler définitivement pour cette échéance, l'espoir d'une alternance que beaucoup appelaient de leurs voeux tant les performances économiques et sociales étaient décevantes. Le discours ronflant des premières années du septennat qui s'achevait avait en effet montré ses limites en raison de contradictions essentielles entre une conception monarchique du pouvoir présidentiel et la rigueur d'une gouvernante vertueuse. Les incidents qui ont suivi la proclamation des résultats au début du mois de septembre 2016 ont plongé le pays dans une situation de violences encore plus brutales que celles de 1993 et 2009". Chronique du rendez-vous manqué, une fois de plus, une fois de trop, avec l'alternance en 2016 au Gabon, l'ouvrage de Raymond Ndong Sima ne se contente pas d'en analyser les causes en profondeur. Il confronte tous les acteurs du système à leurs responsabilités individuelles dans l'échec du projet collectif, celui de la démocratie véritable. A l'heure où la désaffection des Gabonais pour leur classe politique ne cesse de grandir dangereusement, la nécessité de reconstruire l'opposition sur des bases solides s'impose plus que jamais.
Les activités transfrontalières illicites entre le Gabon, le Cameroun et la Guinée équatoriale sont le principal sujet abordé par cet ouvrage. Ces activités se définissent comme l'ensemble des activités contraires aux différentes législations nationales et internationales dont les auteurs et les impacts traversent les frontières de plusieurs Etats. Ce livre interroge les pratiques de contournement et de transgression de la loi à travers une analyse des flux illégaux de personnes et de marchandises. Pratique nouvelle au triangle frontalier Gabon-Cameroun-Guinée équatoriale, les activités transfrontalières illicites sont l'oeuvre d'une population composée de trois acteurs distincts (population locale, gardes-frontières et transporteurs routiers), dont le point commun est d'être liés à la frontière par leur lieu de résidence et/ou d'origine et aussi par leur activité professionnelle. L'auteur montre que la pratique des activités transfrontalières illicites obéit à deux logiques : la survie économique (pour le cas de la population locale) et l'ascension sociale (dans le cas particulier des agents étatiques et des transporteurs routiers). Eu égard à ces logiques, la principale hypothèse est que la frontière — au-delà d'être une limite interétatique et en raison des différentiels qu'elle induit — est un outil de spéculation permettant de tirer des bénéfices pécuniaires. L'objectif de cet ouvrage est donc de démontrer que la transgression de la frontière permet à la population concernée de se procurer des ressources financières afin de faire face à la précarité économique ou, au contraire, d'asseoir socialement sa notoriété.
Un exorcisme pour déposséder les femmes africaines et camerounaises qui célèbrent le 8 mars, il fallait bien y penser. Heureusement que l'auteur est un prêtre. Partant des excès que se permettent quelques femmes ce jour-là, il met en scène une jeune fille révolutionnaire qui tente de recentrer son objet. Le nom de cette jeune fille traduit déjà ce programme de lutte pour la liberté et l'égalité. Tout au long du livre, elle s'attèle avec force à revendiquer et à lutter pour une égalité de sexe qui se vit dans les faits. Mais arrivera-t-elle à vaincre ces pouvoirs conservateurs qui ont dépossédé la femme au fil des siècles ? La femme africaine régnera-t-elle enfin, afin de tirer nos sociétés du cachot de la misère et du désespoir ?
Les histoires des vraies gens, on ne devrait pas les raconter autant à la légère." S'il y a bien une chose dont Ethel ne doute pas, c'est qu'elle est juive. Jusqu'au jour où Côme, son ami chercheur, lui montre en passant la photographie d'une adolescente disparue en 1944. Ethel y reconnaît sa grand-mère, Marie, mais non la croix bien chrétienne qui pend à son cou. Pourquoi sa merveilleuse grand-mère lui aurait-elle menti sur ses origines? Le désarroi de la jeune femme est d'autant plus fort que Marie, frappée d'Alzheimer, ne peut plus s'expliquer. Sous le choc, Ethel décide de mener l'enquête à la place de Côme. Une imposture qu'elle regrettera amèrement en découvrant ce que dissimule celle de Marie. Un récit sous haute tension et magistralement orchestré.
Philippe, brillant conseiller politique, est de permanence, cette nuit-là, à l'Elysée. Le standardiste du Palais, un ancien du GIGN, se charge de filtrer les appels importuns. Détournement d'avion, panique boursière en Asie du Sud-Est, prise d'otages à la mairie de Nanterre, frasques nocturnes de personnalités en perdition, etc. aucune situation de crise ne semble résister au savoir-faire de Philippe, modèle de sang-froid et d'habileté. Gérer une liste improbable d'événements sans avoir à réveiller le Président fait partie de sa routine. Mais quand le téléphone sonne à cette minute précise, il est loin de se douter que c'est son propre passé, hanté par la mort et les occasions manquées, qu'il va devoir affronter. Une femme en pleurs est à l'autre bout du fil. Elle est une amie proche du Président. Pas une maîtresse mais une amie. Elle lui doit la vie et s'apprête à la lui rendre. Philippe, bouleversé, poussé dans ses derniers retranchements, écoute cette inconnue, Marie, évoquer son suicide. La carapace de cet homme, rendu cynique et froid à force de servir le pouvoir, cède d'un coup au souvenir d'autres vies brisées, celles des fidèles amis qu'il n'a pas su dissuader de passer à l'acte. Décidé à sauver Marie, il cherche à la faire parler, à l'amener à raconter son histoire. A gagner du temps... Une longue et douloureuse "négociation" à haut risque commence.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.