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Mort et thérapie en Afrique. Enjeux, représentations et symboles
Ndiaye Lamine ; Diop Abdoulaye-Bara
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782296549104
A travers des exemples pleins d'images et de symboles – nous convenons qu'un symbole est une image signifiante, ce livre s'attache à élucider, par l'usage de la "toute-puissance" (le l'écrit, la manière dont des communautés données perpétuent, en adoptant le principe de la modification des faits, des comportements sociaux et des weltanschuung. C'est de la sorte qu'est abordée la question du rite articulé autour de la mort, du deuil, de la parenté, de la maladie et de la quête de la bonne santé qui, souvent, dans le contexte négro-africain, en évoquant le sacré, s'oppose à la mort ainsi insérée dans la vie. Par conséquent, devrons-nous signaler que, en (re)posant la question du rapport fondamental entre la mort et la thérapie, l'auteur veut simplement montrer en quoi la faucheuse, au travers d'un ensemble d'imaginaires, de symboles, de représentations socioculturelles, de pratiques rituelles, etc., devient, souvent, une voie assurée de maintien, de consolidation, de recomposition ou de "re-création" des équilibres somatique, mental et social, momentanément perturbés, et dont dépend la survie du groupe.
Servir résolument l'institution" : telle est la vocation première de ce présent essai court, stimulant et qui se lit facilement. Le professeur Lamine Ndiaye y présente quelques sérieuses pistes de réflexion, envisage, tour à tour, les différents problèmes de l'université. Tous les acteurs sont pris en compte par l'auteur qui connaît parfaitement le système et qui veut répondre, le plus efficacement possible, aux besoins du moment et à ceux de demain.
Le très beau texte, de facture socio-anthropologique, de Faye nous rappelle les monographies fort intéressantes et devenues classiques des grands auteurs africanistes, européens et africains comme D. Boilat, H. Gravrand, A. R. Radcli ? e-Brown, E. E. Evans-Pritchard, G. Balandier, L. -V. Thomas, L. -D. Faye, A. -B. Diop, B. Ly, M. Diouf, R. Ndiaye, M. Dupire, H. Faye, pour ne citer que ceux-là. Et, dans cette perspective, ce Sereer, "bon teint" , auteur de l'ouvrage intitulé Les Sérères du Sine du XIe au XXe siècle. Du cossaan tékrourien à la guelwarisation des institutions, peut, à première vue, nous "blu ? er" par rapport à sa "sérèrité" qui ne se voit pas, mais se lit. Littéraire, anthropologue et chercheur aguerri de l'histoire et de l'organisation sociale, culturelle et politique des Sereer, Faye nous invite, à travers son oeuvre, à visiter et revisiter les coins et recoins de l'univers culturel sinois aux mille et une valeurs conservées, qui ont fait du poète-président, Léopold Sédar Senghor, l'homme qu'il fut. Ainsi, l'auteur procède à la présentation et à l'analyse de l'évolution structurelle et organisationnelle du Sine et de son peuple". Extrait de la préface du Pr Lamine Ndiaye
Les Wolof constituent le groupe ethnique majoritaire au Sénégal dont la filiation est de type bilinéaire. De la sorte, le matrilignage ("meen", en langue wolof) et le patrilignage (geno) définissent la parenté, dans son sens large, en entretenant le principe selon lequel chacune des lignées dispose, symboliquement, d'un ensemble de prérogatives non substituables. A ce propos, la mort étant fondatrice de la vie, pour se donner les moyens de s'immortaliser et de mieux rendre la vie perdurable, les Wolof mettent en oeuvre un ensemble de pratiques, de croyances et de modèles explicatifs sensés qui placent l'issue fatale non pas en dehors de la réalité sociale et donc hors de la vie, mais dans la vie. Ce faisant, il est facile de comprendre pourquoi chez les Wolof du Sénégal, la mort est un pas. Ce pas mène non pas vers un inconnu, mais vers un ailleurs symboliquement connu. De ce fait, le cimetière, espace de la symbologie par excellence, devient, par la force des choses, le lieu allégorique de cristallisation de la parenté renaissante. C'est ce que nous apprend la nécropole située au coeur de la ville sainte de Touba.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.