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Parenté et Mort chez les Wolof. Traditions et modernité au Sénégal
Ndiaye Lamine ; Baudry Patrick
L'HARMATTAN
34,50 €
Épuisé
EAN :9782296086258
Les Wolof constituent le groupe ethnique majoritaire au Sénégal dont la filiation est de type bilinéaire. De la sorte, le matrilignage ("meen", en langue wolof) et le patrilignage (geno) définissent la parenté, dans son sens large, en entretenant le principe selon lequel chacune des lignées dispose, symboliquement, d'un ensemble de prérogatives non substituables. A ce propos, la mort étant fondatrice de la vie, pour se donner les moyens de s'immortaliser et de mieux rendre la vie perdurable, les Wolof mettent en oeuvre un ensemble de pratiques, de croyances et de modèles explicatifs sensés qui placent l'issue fatale non pas en dehors de la réalité sociale et donc hors de la vie, mais dans la vie. Ce faisant, il est facile de comprendre pourquoi chez les Wolof du Sénégal, la mort est un pas. Ce pas mène non pas vers un inconnu, mais vers un ailleurs symboliquement connu. De ce fait, le cimetière, espace de la symbologie par excellence, devient, par la force des choses, le lieu allégorique de cristallisation de la parenté renaissante. C'est ce que nous apprend la nécropole située au coeur de la ville sainte de Touba.
Le très beau texte, de facture socio-anthropologique, de Faye nous rappelle les monographies fort intéressantes et devenues classiques des grands auteurs africanistes, européens et africains comme D. Boilat, H. Gravrand, A. R. Radcli ? e-Brown, E. E. Evans-Pritchard, G. Balandier, L. -V. Thomas, L. -D. Faye, A. -B. Diop, B. Ly, M. Diouf, R. Ndiaye, M. Dupire, H. Faye, pour ne citer que ceux-là. Et, dans cette perspective, ce Sereer, "bon teint" , auteur de l'ouvrage intitulé Les Sérères du Sine du XIe au XXe siècle. Du cossaan tékrourien à la guelwarisation des institutions, peut, à première vue, nous "blu ? er" par rapport à sa "sérèrité" qui ne se voit pas, mais se lit. Littéraire, anthropologue et chercheur aguerri de l'histoire et de l'organisation sociale, culturelle et politique des Sereer, Faye nous invite, à travers son oeuvre, à visiter et revisiter les coins et recoins de l'univers culturel sinois aux mille et une valeurs conservées, qui ont fait du poète-président, Léopold Sédar Senghor, l'homme qu'il fut. Ainsi, l'auteur procède à la présentation et à l'analyse de l'évolution structurelle et organisationnelle du Sine et de son peuple". Extrait de la préface du Pr Lamine Ndiaye
Trois récits, trois femmes qui disent non. Elles s'appellent Norah, Fanta, Khady Demba. Chacune sebat pour préserver sa dignité contre les humiliations que la vie lui inflige avec une obstinationméthodique et incompréhensible. L'art de Marie NDiaye apparaît ici dans toute sa singularité et son mystère. La force de son écriture tient à son apparente douceur, aux lentes circonvolutions qui entraînent le lecteur sous le glacis d'une prose impeccable et raffinée, dans les méandres d'une conscience livrée à la pure violence des sentiments.
Servir résolument l'institution" : telle est la vocation première de ce présent essai court, stimulant et qui se lit facilement. Le professeur Lamine Ndiaye y présente quelques sérieuses pistes de réflexion, envisage, tour à tour, les différents problèmes de l'université. Tous les acteurs sont pris en compte par l'auteur qui connaît parfaitement le système et qui veut répondre, le plus efficacement possible, aux besoins du moment et à ceux de demain.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.