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Zenobia
Naum Gellu ; Jurgenson Luba ; Reichmann Sebastian
NON LIEU
18,00 €
Épuisé
EAN :9782352702160
Zenobia est l'histoire d'un vieil homme qui se penche sur le mystère de sa vie. Ballotté entre la terreur et la réconciliation soudaine avec une réalité insoutenable, le narrateur dit avoir trouvé son salut dans son amour pour Zenobia. " Il suffit de creuser le sol pour faire une tanière où les amants vont hiberner : il suffit d'une robe de plastique pour se vêtir durant l'hiver, et de quelques pommes pour se nourrir. " Ainsi Zenobia, l'initiatrice, a-t-elle su à sa manière maîtriser le monde et entraîner son amant de l'autre côté du miroir. Comme chez Beckett, lorsque s'efface la logique du réel, reste celle du langage, qui nous entraîne dans les tréfonds de l'absurde et de l'humour. Zenobia a été publié en français pour la première fois en 1995 aux éditions Calmann-Levy. C'est cette traduction que nous reprenons aujourd'hui. La présente édition comporte aussi des dessins de Gellu Naum et de Lyggia, sa femme.
Apollodore, pingouin ténor, part un jour en quête de ses frères du Labrador, ce qui le mènera de Bucarest à l'Antarctique, en passant par le Sahara et le Missouri... Cette épopée burlesque mêle le roman d'aventures, le western et la fable animalière. Le grand poète roumain surréaliste, Gellu Naum, a fait voyager Apollodore en 1959, et c'est pour l'édition de 1975 que Dan Stanciu a créé ces beaux dessins psychédéliques et colorés. La silhouette bicolore du pingouin sert de fil rouge dans cet inventaire pop. Un grand livre d'enfance.
Zenobia est l'histoire d'un vieil homme qui se penche sur le mystère de sa vie. Ballotté entre la terreur et la réconciliation soudaine avec une réalité insoutenable, le narrateur dit avoir trouvé son salut dans son amour pour Zenobia. "Il suffit de creuser le sol pour faire une tanière où les amants vont hiberner ; il suffit d'une robe de plastique pour se vêtir durant l'hiver, et de quelques pommes pour se nourrir" : Ainsi Zenobia, l'initiatrice, a-t-elle su à sa manière, maîtriser le monde et entraîner son amant de l'autre côté du miroir. Comme chez Beckett, lorsque s'efface la logique du réel, reste celle du langage, qui nous entraîne dans les tréfonds de l'absurde et de l'humour.
Na'um Shuqayr est un Syrien, né au Liban en 1864, enfant d'une famille chrétienne orthodoxe, d'origine yéménite. Il fit ses études au Collège Protestant Syrien de Beyrouth et en 1883, muni du diplôme de bachelier ès Sciences, il partit pour Le Caire où il fut recruté comme secrétaire par le Service de Renseignements de l'armée anglaise jusqu'en 1889, avant d'être affecté au Service de renseignements de l'armée égyptienne. De par ses fonctions. il a accès à une grande quantité d'informations, il voyage avec les grands personnages du régime pour des tournées d'inspection, il assiste à des batailles et surtout il a accès aux archives tant publiques que confidentielles. Son Takhir as-Sudan paru au Caire en 1903 a vocation à être la première histoire générale du Soudan. Elle l'est, même si aujourd'hui on est en droit d'émettre des réserves : son chapitre sur les différentes provinces et villes fait état en détail de ce qui se passe à l'ouest et à l'est du Nil, mais est beaucoup moins prolixe quand il s'agit des Monts Nuba et du Dar For ; son chapitre sur les religions parle abondamment de l'Islam mais passe sous silence les religions animistes ou les traites de superstitions négligeables ; son chapitre sur les langues s'étend longuement sur la langue arabe et ses manifestations culturelles mais néglige les autres langues parlées dans le sud et l'ouest du Soudan, régions qui sont pour lui des "terres inconnues". C'est par ailleurs un homme de son temps, qui valorise les Blancs et une certaine forme de culture qui leur est attachée et décrit de manière péjorative les Noirs, les Négroïdes - qu'il distingue - et autres barbares. Il invente "l'indigène" comme on inventera plus tard "le colonisé". Mais lisons cet auteur tel qu'il se présente, et contentons-nous de la riche documentation qu'il nous fournit en faisant abstraction de ses jugements de valeur qui peuvent nous attrister ou parfois nous faire sourire.
[...] j'ai écrit un pohème où je disais tout à fait autre chose mais qui exprimait exactement mon âme et ma chair offensées je ne l'ai lu à personne pendant des années et un beau jour je l'ai lu à un ami que j'aimais beaucoup et je le lui ai lu comme si je l'avais serré dans mes bras car il était pohète lui aussi et il m'a écouté en diable dans le silence et puis m'a parlé très élogieux d'autres pohèmes à moi qu'il disait admirer il les trouvait subtils et les connaissait par coeur et du diable il a parlé après de je ne sais quelles limites de je ne sais quelles zones qui devraient rester strictement intimes et ainsi de suite.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".
Le match sans fin- Lève-toi!Meduna fait une belle passe à Srba. Celui-ci avance résolument balle au pied; à peine le temps de dire «ouf» et le ballon fait trembler les filets...- Lève-toi! te dis-je.... immédiatement le public envahit le terrain... Eman sent que le policier le tient au col et le secoue. Il se débat...- Tu m'entends? Combien de fois dois-je te dire de te lever?Le froid s'immisça sous la couverture. Eman replia ses jambes; il se défendait, refusant de quitter ce rêve plein de suspense! Mais Eman senior, debout au-dessus de lui, lui arracha la couverture et répéta sans ménagement:- Tu vas te lever, oui? C'est toi qui es de service aujourd'hui!Eman s'étira et bâilla bruyamment.- Pourquoi vous tempêtez? demanda-t-il plaintivement à Eman senior. Il n'y a pas le feu. On ne peut vraiment pas...Et il se blottit à nouveau dans son coin, dans l'espoir d'apprendre l'issue de son beau match.Mais Eman senior était intraitable. Il attrapa la jambe de son fils et le tira du lit en criant:- Fini de dormir! Faire la fête avec des amis et refuser de te lever le lendemain matin, eh bien non, il n'en est pas question!Eman junior s'assit sur le lit et entama les pourparlers. Et si, aujourd'hui, le vieux s'occupait du service, non? C'est qu'Eman junior ne se sentait pas très bien. Il va de soi qu'en guise de compensation Eman junior en ferait le double plus tard.Eman senior lâcha un rire narquois. Que nenni! On essaie de l'avoir avec une astuce politique? Ce morveux se mettrait-il en tête que son vieux père se taperait le boulot à sa place? Eh bien non, tout se fera dans le respect des règles. Aujourd'hui, c'est le tour du fils, point final! Toute autre considération est à proscrire.Eman junior pensa que c'était là beaucoup de bruit pour rien. Il glissa les mains sous sa tête et s'étira délicieusement. Il savait qu'il avait tort mais enfin... où s'était-on arrêté tout à l'heure? Ah oui, Srba ralentit la course du ballon et...
Résumé : Terre incandescente et inhospitalière, Djibouti est le point de rencontre de trois rifts formant des paysages désertiques "de roc, de sable et de sel". Dénué de ressources naturelles autres que la mer, le soleil, le vent et la chaleur, ce petit Etat de l'Afrique de l'Est est pourtant un acteur essentiel de la région. Stratégiquement situé, Djibouti est la porte de la Corne de l'Afrique, et le port du géant éthiopien enclavé. Havre de stabilité entre l'Erythrée totalitaire et la Somalie décomposée, il est l'oeil du cyclone et accueille la plus importante base militaire française à l'étranger. Cette ancienne colonie française, indépendante depuis 1977, dispose surtout d'atouts touristiques spectaculaires où le minéral domine et le vivant est en sursis : de la banquise de sel du lac Assal aux cheminées de calcaire ocre aux formes surréalistes du lac Abbé, en passant par la mystérieuse forêt du Day et les mangroves de l'île de Moucha. Cet ouvrage est une invitation au voyage sur cette terre volcanique inondée "de lumières et d'espaces", qu'avaient décrite en leur temps Monfreid, Gary, Kessel et Rimbaud.