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DERRIDA ET LA THEOLOGIE. Dire Dieu après la déconstruction
Nault François
CERF
30,00 €
Épuisé
EAN :9782204064002
Une théologie est-elle encore possible après la déconstruction de la pensée métaphysique ? Cette étude ne cesse de tourner autour de cette question, en interrogeant et en se laissant interroger par les écrits de Jacques Derrida. Si le texte derridien opère la déconstruction derridienne de l'instance théologique ne serait pas sans reste : le théologique paraît comme supplément dans la mesure où il supplée une béance qu'il dessine et laisse ouverte à la fois. Derrida et la théologie implique un certain "entre" ; il s'agit à la fois de considérer la possibilité d'une "fin de la théologie" et celle de sa persistance dans le mouvement de déconstruction lui-même. Cette position, on le devine, n'est pas dépourvue d'ambiguïté. Il s'agit en effet d'envisager le plus sérieusement possible l'éventualité que l'instance théologique soit précisément ce que la déconstruction ne permet plus de penser ou permet de ne plus penser. Cet essai de théologie marque à sa façon la ligne de crête autour de laquelle s'annoncent la perte et la promesse d'une théologie possible.
Une introduction athéologique à la théologie ne fait que se conformer à son objet ; elle ne fait qu'un avec lui. Une introduction athéologique à la théologie ne précède pas la théologie, elle ne prépare pas l'entrée dans la théologie. Elle l'inaugure. Comme Dieu, l'athéologie est partout. A tout le moins, elle peut commencer partout. Mais ce "partout possible", cette insistance athéologique repérable dans les coins les plus surprenants, est aussi ce par quoi la référence au Tout devient impossible ou difficilement soutenable. Du fait de l'omniprésence de l'athéologie, la théologie cesse de prétendre à la totalité. C'est pourquoi elle se présente dans ce livre sous la forme de deux colonnes, qui rivalisent l'une avec l'autre, dans la reprise d'un dispositif déjà utilisé par Jacques Derrida. Dans l'espacement athéologique de la théologie: Thomas d'Aquin et Jean de la Croix côtoient Pier Paolo Pasolini et Philip Roth ; la théologie s'ouvre à la littérature ; la tour de Babel, l'exposition du Christ en croix et le tombeau vide semblent avoir des ressorts érotiques ; les anges de la Résurrection fraternisent avec les démons de la chair ; le sublime est bordé du vulgaire ; l'appel du silence résonne comme un irrésistible cri de joie.
En s'éveillant après le rêve d'une échelle qui relie la terre et le ciel, Jacob s'exclame "Ce lieu est [...] la porte du ciel." Ce livre très accessible et aux accents poétiques propose un parcours spirituel reliant les profondeurs du désir humain au monde divin. Son approche s'apparente à celle du moine bénédictin Anselm Grün. Le désir humain et le féminin ont souvent été "diabolisés", ce qui peut encore gravement inhiber l'épanouissement spirituel, non seulement des femmes mais aussi des hommes. L'auteur propose un chemin de guérison en s'appuyant sur la redécouverte de la beauté fascinante et mystérieuse de la Sagesse biblique, Sophia. Ce livre est une invitation à célébrer la face féminine de Dieu qui se reflète dans la beauté du Christ et à "contempler sur son visage la Sagesse divine vers laquelle aspire toute la création" (J. Burton, jésuite). La beauté et la Sagesse du féminin sont ainsi honorées à travers la redécouverte d'un reflet trop souvent méconnu, et pourtant si sensible, du Christ.
Rouet Albert ; Nault François ; Müller Denis ; Van
Albert Rouet : La Radical Orthodoxy : une théologie sans espérance ? François Nault : La fraternité. En lisant Derrida, Schmitt et la Bible Denis Müller : Pulsion de victoire et passion de justice Thibault Van den Driessche : Entre éthique et mystique... Paulo Becchi : La position de l'Eglise catholique sur la transplantation d'organes à partir de cadavres