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Molière à la cour. Les Amants magnifiques en 1670
Naudeix Laura
PU RENNES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782753579989
Comédien, dramaturge et chef de troupe, Molière a consacré une part cruciale de son activité au divertissement du roi Louis XIV. L'objet de cet ouvrage est l'un de ces spectacles, Le Divertissement royal dit Les Amants magnifiques, représenté au château de Saint-Germain-en-Laye pour le carnaval de 1670. Destiné à faire éclater la plus grande variété et la plus grande magnificence, il fut conçu en collaboration avec le décorateur et machiniste Carlo Vigarani, Jean-Baptiste Lully, compositeur favori du roi, les danseurs virtuoses Pierre Beauchamps et Hilaire Dolivet, et les meilleurs interprètes, comédiens de la troupe parisienne et musiciens de la musique royale. Issus de plusieurs disciplines - histoire, histoire de l'art, musique, littérature, histoire du théâtre et de la danse - les chercheurs ici rassemblés se penchent sur la signification de cette oeuvre complexe, fruit de la culture des élites aristocratiques et des préoccupations de Molière. Une édition des textes officiels, qui accompagnèrent la création, et des archives de la production, achève de donner corps à l'aventure des artistes au coeur de cette société fascinante : la cour de France.
Histoire d'un palais, histoire d'un musée, histoire de France... Au coeur de Paris et du pouvoir, quel bâtiment mieux que le Louvre peut ainsi articuler l'histoire d'un lieu à celle d'une capitale et d'une nation ? Dès le XIIIe siècle, la forteresse et sa grosse tour s'affirment comme le symbole d'une monarchie puissante. Perdant peu à peu son rôle défensif, l'austère ouvrage militaire cède bientôt la place à une riche résidence. A la Renaissance, la construction des Tuileries à proximité fait naître le projet d'une liaison entre les deux palais : c'est le Grand Dessein. De Louis XIV à Napoléon ler, ce nouvel idéal de grandeur ne cessera d'habiter les règnes successifs. C'est finalement Napoléon Ill qui réalisera le rêve des Bourbons, mais pour quelques années seulement, jusqu'à l'incendie du palais des Tuileries, pris dans la tourmente de la Commune. Aujourd'hui, le palais du Louvre, indissociable de sa pyramide de verre, évolue, encore et toujours, pour répondre tout entier à sa fonction de musée. Si le Louvre est désormais l'un des musées les plus visités au monde, on oublie trop souvent l'histoire du palais dans lequel il se déploie. Pourtant, pendant plus de huit cents ans, les plus grands architectes se sont penchés sur cet édifice, avec une constance et un souci de perfection sans équivalents ailleurs en Europe sur une si longue durée. Au cours de cette grande odyssée créative, Guillaume Fonkenell sélectionne pour nous dix périodes clés détaillées chacune par de spectaculaires perspectives en reconstitution 3D. L'auteur signe avec cet ouvrage une synthèse qui se veut utile et accessible à tous sur l'histoire du Louvre à travers les siècles.
Dix-sept spécialistes venus d'horizons différents, de l'histoire de la littérature et de la musique, de la linguistique ou de la stylistique, étudient dans cet ouvrage la " fabrique " des paroles de musique en France à l'âge classique, cherchant à pénétrer dans le laboratoire du poète et du compositeur afin d'éclairer les arcanes de la création lyrique. Ces éclairages multiples permettent de retracer les grandes lignes d'une histoire de la poésie chantée et de contextualiser la production des oeuvres et l'évolution des genres de l'époque, depuis les psaumes, les récits de ballet ou les airs, jusqu'aux livrets d'opéra, qui constituent l'un des points d'aboutissement des pratiques du Grand Siècle. Cette vaste enquête devrait retenir tout particulièrement l'intérêt des musicologues, des historiens de la littérature, des spécialistes de l'histoire du théâtre des XVIIe et XVIIIe siècles et celui des interprètes de la musique baroque française.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.