Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Fidélité et infifélité dans les mises en scène d'opéra
Nattiez
Vrin
29,00 €
Épuisé
EAN :9782711628964
Le monde de l'opéra — ses fidèles et ses critiques — est secoué depuis des décennies par un débat intense autour des enjeux de la mise en scène lyrique est-il légitime de qualifier certaines productions d'"infidèles" par rapport aux intentions du créateur ? Qu'est-ce qui, au contraire, permet de parler de "fidélité"? L'objectif de ce livre est de tenter de déterminer par rapport à quels aspects spécifiques de l'univers du créateur et de l'ouvre, ces jugements ont été construits. L'auteur fonde son argumentation sur quelque deux cents trente productions européennes, américaines et canadiennes, et tout particulièrement celles d'opéras de Berg, Bizet, Debussy, Haendel, Janáéek, Mozart, Offenbach, Richard Strauss et Wagner. Chez ce dernier, la multiplicité des enjeux politiques, sociaux et idéologiques en fait la pierre de touche de toute mise en scène lyrique. L'ouvre de Patrice Chéreau est également au cour de cette investigation, mais l'auteur en confronte constamment les enjeux avec les productions du Metropolitan Opera de New York, du Glimmerglass Opera Festival de Cooperstown (USA) et des Festivals d'Aix-en-Provence et de Bayreuth.
Biographie de l'auteur Longtemps professeur de musicologie à l'Université de Montréal, Jean-Jacques Nattiez est considéré comme un des pionniers de la sémiologie musicale. Il a été le directeur de Musiques: Une Encyclopédie pour le XXIe siècle en cinq volumes. Ses livres ont été publiés en albanais, anglais, arabe, espagnol, italien, japonais, portugais et roumain.
Je vous assure que je ne comprendrai jamais le succès de Tintin. Pour moi, il doit y avoir, au départ, un malentendu...", avouait Hergé. Plus de trente ans après sa mort et quarante ans après la parution du dernier album achevé, le succès de Tintin perdure. L'universalité de son audience n'est plus à démontrer, avec une traduction en plus de cent langues. Mais s'est-on vraiment interrogé sur les raisons de ce succès, par-delà la reconnaissance de l'immense talent du dessinateur et scénariste belge ? La littérature savante et critique autour de Tintin est pléthorique (biographies de l'auteur, interprétations psychanalytiques, analyses sociopolitiques, décryptage du contexte historique). Renaud Nattiez prend le parti de suivre une autre démarche, qui s'appuie sur le contenu même de l'oeuvre d'Hergé. Le vérisme, la facilité à s'identifier au héros grâce à son indétermination, les nombreux niveaux de lecture et la diversité des mobiles au service d'un objectif moral clair contribuent au succès universel de Tintin. Mais ces éléments ne suffiraient pas à expliquer un triomphe aussi durable, s'ils ne s'accompagnaient d'un atout supplémentaire déterminant que Le Mystère Tintin nous dévoile peu à peu ... Grâce à une méthode d'analyse rigoureuse qui n'exclut pas quelques détours par la philosophie, ce livre renouvelle en profondeur notre compréhension des Aventures de Tintin.
Résumé : Quels liens, tour à tour subtils, manifestes et féconds, la musique entretient-elle avec d'autres disciplines artistiques, plus particulièrement avec la littérature et les arts visuels? Pourquoi certains créateurs ressentent-ils le besoin de pratiquer des arts divers? Telles sont quelques-unes des questions qui ont inspiré ce recueil d'essais aussi érudits que passionnants sur l'art, ses métaphores, ses mécanismes. Traquant la figure du double au travers de la musique, des arts visuels et de la littérature, Jean-Jacques Nattiez réinterroge avec brio la notion de correspondance des arts. Il examine comment Pierre Boulez a entendu Paul Klee, comment Yves Gaucher a regardé Webern, comment Hubert Aquin s'est inspiré de la fugue. Se tournant vers Wagner et Richard Strauss, il convie l'opéra à sa réflexion et fait dialoguer entre elles les oeuvres de Nietzsche et Yves Bonnefoy. Il fallait sans doute un homme de carrefour comme le musicologue Jean-Jacques Nattiez pour proposer une réflexion qui invite à entendre ce qui résonne entre les notes, ce qui se glisse entre les mots, ce qui se donne à voir entre les images.
Quel est le rôle, dans la Cité, des chercheurs, des intellectuels, des professeurs, des universitaires en général? Qui sont-ils et que font-ils exactement? Quel a été leur parcours intellectuel? La collection "Profession" répond à ces questions.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.