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La ville sensible coloniale et post-coloniale à Madagascar et au Mozambique (fin XIXe-années 1980)
Nativel Didier
HEMISPHERES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782377012510
La "ville sensible", faite de sons, d'images, d'impressions tactiles, d'odeurs, de sensations mêlées et d'émotions partageables constitue un fantastique champ d'exploration : comprendre les sensibilités d'une époque, c'est à la fois rendre compte de leurs composantes matérielles, mettre à jour les règles qui les conditionnent, repérer leurs effets sur la structuration des sociétés et enfin décrire les conflits qu'ils suscitent. Rares sont les études qui s'y attellent, et plus rares encore, celles qui se proposent d'éclairer l'histoire sensible des sociétés urbaines d'Afrique et de l'océan Indien, et l'impact dans le monde de l'expansion occidentale à travers les effets sensibles des colonisations ou du rayonnement européen dans des espaces non-colonisés. Tel est le propos de cet ouvrage, qui, de la "colonisation du sensible" jusqu'à sa "reconquête", pose les bases d'une anthropologie historique de la ville coloniale puis post-coloniale, à la fois comme un espace relationnel complexe et un champ de forces mêlées. Pour comprendre comment le "langage des sens" et des affects s'expriment et ce qu'ils révèlent de la ville coloniale, l'auteur s'appuie sur l'étude de trois pôles urbains qui par leur taille, leur histoire, leurs spécificités sociales, offrent un échantillon d'exemples utiles à la connaissance du fait urbain en Afrique de l'Est et dans les îles de l'océan Indien : Lourenço Marques (aujourd'hui Maputo, capitale du Mozambique), Majunga (Mahajanga, ville portuaire de la côte nord de Madagascar) et Tananarive (Antananarivo, capitale de Madagascar).
Résumé : Les rapports des artistes du Nord à l'antique ont été complexes. Eloignés de la Ville éternelle, ils n'en ont pas moins été très tôt fascinés par l'image qui leur en parvenait. Le voyage à Rome devint peu à peu, au cours du XVIe siècle, une étape obligée dans la formation des artistes français, flamands, néerlandais et allemands. Si tous les artistes ne firent pas de séjour en Italie, les nombreuses découvertes des vestiges de l'Antiquité classique - monuments, sculptures et autres objets - furent aussi diffusées dans toute l'Europe par les estampes. A partir de six études de cas menées par des jeunes chercheurs, ce volume explore la présence du modèle antique chez des artistes du Nord, au XVIIe siècle, dans des domaines aussi divers que le livre d'emblèmes, le costume à l'antique, la figure d'Hermathena, un Cabinet d'amateurs, l'architecture antique dans les Provinces-Unies et, enfin, le dialogue instauré entre l'antique et la tradition biblique par Poussin. Cet ouvrage, préparé sous la direction de Colette Nativel, avec la collaboration de Matthieu Somon, est le septième volume de la collection Histo.Art, présentant les travaux de l'Ecole doctorale Histoire de l'art de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
En 1728, le capitaine Charles Johnson publie à Londres un récit atypique. Des équipages pirates, menés par Misson, Caraccioli et Tew, auraient fondé à Madagascar une République du nom de Libertalia. Abolitionniste, égalitaire et pacifique, son modèle prend le contrepied des monarchies dominantes et s'oppose à l'économie de plantation. Surtout, elle aurait, quelques années durant, posé les jalons d'une société multiculturelle inédite. Mais si les mondes pirates européens et les sociétés littorales malgaches ont bien été en relation dans les années 1680 à 1730, aucune trace ne subsiste de cet événement. De plus, les études littéraires anglo-saxonnes attribuent le texte au romancier Daniel Defoe, célèbre auteur de Robinson Crusoé (1719) et faussaire notable. A partir d'archives, de récits de voyage et d'observations de terrain, cet ouvrage reconstitue, pour la première fois, une généalogie critique du mythe et de sa réinterprétation, des empires coloniaux aux mouvements libertaires.
C'est l'histoire de Nirina, jeune esclave, que nous conte ici Le Martin frondeur - oiseau offert en 1720 au Gouverneur par un capitaine de navire qui faisait retour vers la France. 1709, Nirina voit le jour. Sa mère, Asora, capturée à Madagascar et ramenée esclave à Bourbon, va l'élever dans le souvenir de la patrie perdue. Ses premières années sont privilégiées dans la propriété du sieur Evariste Bonniey jusqu'au jour où ses maîtres comptent la livrer à l'un de leurs invités... Un destin de femme exceptionnel qui séduit par son originalité. Un récit poignant des années phares de la colonisation de l'île Bourbon, l'essor du café et la mise en valeur de l'île.
Révérence ou impertinenceA ? Des philosophes se sont donné rendez-vous dans la commune de Descartes (Indre-et-Loire). Chacun à sa manière pour célébrer l'incontournable philosophe français⦠et faire le constat du chemin parcouru et de la distance prise depuis le Cogito. Une belle occasion de passer en revue les étapes de l'évolution de la pensée philosophique et d'évoquer la multitude des voies empruntées par les penseurs du xvie siècle à nos jours, de Vico à Piaget, Sartre et Camus en passant par Diderot, Kant ou C. S. Peirce. En somme, comme l'écrit en ouverture l'un des contributeurs du volume, le philosophe Tony Brachet, "A On a tant écrit sur Descartes - le philosophe - que l'exhaustivité, du moins l'exhaustivité historique, semble proche. L'objet de cet ouvrage n'est d'ailleurs pas le passé, l'histoire de la philosophie, mais la mise en perspective du grand penseur par des contemporains.
Explicitant la philosophie et les critères de son approche, Zafrani écrit lui-même à ce sujet : "Nous nous sommes proposés, tout au long de nos études et de nos recherches, de réaliser à la fois une analyse raisonnée des situations et une synthèse équilibrée des phénomènes afin de servir la science et la conscience historique, la mémoire collective et un patrimoine culturel qui nous est cher, à mille égards. Cela, nous l'avons fait avec le projet d'une quête des lieux de dialogue, de rencontres des hommes et des idées, d'espaces de convergences entre cultures et civilisations qui sont autant d'espaces de fidélités, de liberté et d'universalisme." Haïm Zafrani, auteur notamment de Deux mille ans de vie juive au Maroc, Juifs du Maroc. Vie sociale, économique et religieuse. Etudes de taqanot et responsa, et de Juifs d'Andalousie et du Maghreb, a consacré toute son existence à ses recherches et à l'enseignement, en étant toujours soucieux de transmettre son savoir. Son engagement, en la matière, qui était une forme de militantisme, ne peut qu'inciter à la réflexion tous ceux qui se soucient aujourd'hui d'histoire, de culture, de patrimoine, de diversité, de paix et de fraternité en ces premières décennies du XXIe siècle. Une urgence d'autant plus vitale pour l'humanité que l'enracinement culturel est devenu un enjeu capital dans le monde ultra-connecté. L'on ne peut que saluer et se réjouir de l'initiative prise par Mustapha Saha de consacrer un ouvrage à ce "penseur de la diversité", et de présenter, avec sa belle plume et le sens de la formule qui le distingue, l'homme dont il était familier depuis fort longtemps, et une oeuvre féconde dont il a une connaissance intime et qu'il rappelle avec une remarquable précision. Mohammed Kenbib.
Comme l'a écrit Bertrand Tavernier, les films de Quentin Tarantino sont "extrêmement bien pensés et réalisés ". Quelles sont les clés de ce que Tarantino appelle lui-même son "esthétique globale"? C'est le propos de ce livre. Cette esthétique est indissociable d'un rapport constant avec le regard du public : celui-ci n'est jamais réduit par Tarantino à une consommation passive, mais constitue un vecteur de la création du film. Autre principe : Tarantino non seulement filme les images montrées, mais il leur surajoute une ou des indication(s) de ce qu'elles montrent et de ce qu'il y a à voir. Il ne cesse en fait de révéler au public que les images regardées sont du cinéma. Du coup, il crée un cinéma plus vrai que toute forme de mise en scène qui s'effacerait afin de faire croire à la réalité du récit porté à l'écran. Quentin Tarantino multiplie les références cinématographiques, musicales, textuelles. Ce faisant, il fait accéder le spectateur à ce qu'il appelle le "monde-du-cinéma ". Comme si chaque image renvoyait à d'autres images. Autrement dit, nous ne voyons jamais la réalité, mais toujours une image de celle-ci. Le "miracle tarantinien" est que cette réflexion - que l'on attendrait davantage d'un cinéma expérimental - a lieu à travers des oeuvres "grand public". La raison en est que Quentin Tarantino est un fabuleux conteur d'histoires, en mots et en images. Ses récits de vengeance et d'amour reprennent les archétypes de ce type d'aventures, mais selon des procédés dramaturgiques et techniques qui ne cessent de mobiliser une autre dimension majeure de son esthétique : la surprise.
La publication des mémoires de Melkon Bédrossian (1906-1990), rédigées soixante ans après les faits, apporte une pierre de plus à l'édifice mémoriel érigé en monde arménien depuis des décennies.