Après une longue période de troubles des guerres de religion, le renouveau des arts se manifesta de façon particulièrement éclatante sous le règne d'Henri IV, dans tous les domaines : peinture, sculpture, architecture, mais aussi l'art des jardins, les arts de cour, notamment les ballets et les entrées. Ce fut aussi le cas de l'art du livre, encore trop peu étudié aujourd'hui. Ce livre expose l'ampleur de ce renouveau et en montre les multiples aspects. Afin de cerner les transformations et les nouvelles configurations artistiques de cette période, les pratiques artistiques sont replacées dans leur contexte historique, politique et culturel. L'ouvrage pose les enjeux épistémologiques entre pouvoir (élaboration et diffusion par l'image de la figure du "bon roi", tolérant et unificateur du royaume) et art (art de cour, art sacré, dans une époque de troubles religieux...). Enfin, dans une volonté d'inscrire la production artistique française dans un cadre plus large, ce livre explore les liens qui unissent la France d'Henri IV et de Marie de Médicis aux grands centres artistiques européens (Florence, Nancy, Anvers).
Résumé : Rassurer, accompagner et donner des pistes d'actions aux parents épuisés ! On entend souvent parler du burn out au travail ou "syndrome d'épuisement professionnel". Mais qu'en est-il de l'épuisement lié au quotidien familial ? Est-ce normal d'être parent et déprimé ? Comment faire pour renouer avec sa parentalité ? Dans cet ouvrage, Aline Nativel Id Hammou, psychologue clinicienne spécialisée dans le domaine de la parentalité, s'intéresse aux difficultés et au stress que le rôle de parent peut provoquer. Sur un ton positif et déculpabilisant, l'auteure fait toute la lumière sur le mal du parent : ses origines, son évolution, ses causes, ses symptômes et ses conséquences. Ce guide pratique et didactique offre aussi une auto-évaluation parentale, des préconisations adaptées et des solutions concrètes pour retrouver le goût de sa parentalité.
La Plaine des Palmistes, un village pimpant et sans histoire des Hauts de La Réunion. Pourtant, à six ans d'intervalle, deux jeunes filles disparurent et furent retrouvées mortes. Vingt-et-un an plus tard, en revenant sur les lieux de son enfance, Rosèn réveille de vieux démons et lorsque Misha disparaît à son tour, les événements se précipitent. Des personnages attachants, dépositaires de lourds secrets, vont devoir affronter leur passé pour traquer et découvrir l'indicible vérité. Un roman poignant et déroutant dans le cadre majestueux de la Plainedes-Palmistes où plane, plus que jamais, l'ombre des Marrons.
Les Ombrières ? " Un Domaine oublié du temps où le bonheur est en sommeil, lové dans une fleur de caféier... Des personnages figés d'ennui, anonymes sous leur résille de non-dits et d'amertume... Quand soudain la vie renaît dans le rire de Claire, la sensualité exubérante de Marine, sa mère. Marine, l'impudique. Celle par qui le scandale arrive. Marine qui, un jour, se montre imprudente dans les senteurs lascives du jardin... et c'est le draine. Une fugue, une chute mortelle, un empoisonnement... Et autour du Domaine, les langues se délient, les secrets éclatent en pleine lumière. Pierre Loricourt, le gendarme chargé de l'enquête, saura-t-il dénouer l'écheveau de cette intrigue dont les fils se mêlent à ceux tissés par l'araignée malfaisante, tapie à l'ombre de la varangue ?
Laurens Pierre ; Nativel Colette ; Vuilleumier Lau
Résumé : Dans un cours sur ce thème au Collège de France, comme dans son maître-ouvrage, Marc Fumaroli a évoqué une notion largement inaperçue jusque-là, celle de la République des Lettres, restituant ainsi à l'Europe une de ses dimensions les plus incontestables. Parti de ces réunions de savants, philologues, juristes, physiciens, naturalistes, tous des pairs, qui se reconnaissaient entre eux (cabinets, cénacles lettrés, académies), se choisissaient pour converser ou entamer un commerce de lettres dans un espace de liberté, il était remonté à l'origine : Pétrarque, créateur dans sa Correspondance d'une société de laïcs et de clercs qui partageaient sa vue d'une république chrétienne augmentée du meilleur de l'antiquité païenne, c'est-à-dire la civilisation, la capacité de sortir de la brutalité, la vertu des Humanités. Puis il avait suivi leur développement dans l'Europe des Lumières, jusqu'au moment où l'essor des nationalismes devait faire perdre le sens d'une communauté d'idées assez féconde pour qu'on en puisse nourrir la nostalgie. Une enquête aussi vaste reposait sur l'analyse et le dépouillement d'une variété tant chronologique que thématique de textes de plus de cent auteurs dont la force et la beauté méritaient d'être partagées. Offrir ces textes fut la tâche pour laquelle se portèrent volontaires trois amis proches de l'auteur. Le résultat est cette anthologie, qui donne à lire, dans le texte, la République des Lettres, depuis Richard de Bury et Pétrarque jusqu'à Leibniz et Mme du Châtelet.
Les informations relatives à la nourriture sont de nature extrêmement diverse. L'alimentation intervient dans les conceptions de la santé, des plaisirs, des moeurs, de l'ordre public. Les sources d'information disponibles sur l'alimentation sont nombreuses et leurs visées respectives peuvent, ou bien se renforcer, ou bien se contredire. La question est alors de savoir comment les consommateurs arbitrent entre santé et plaisir, nutrition et saveur, bienséance et confort, croyance et science, tempérament et pression sociale, innovation et habitude, ou encore considérations éthiques et servitudes quotidiennes. Quelle légitimité accordent-ils aux paroles d'interlocuteurs venant d'horizons divers, de la médecine à la publicité, du gouvernement à la philanthropie, et qui diffusent messages et recommandations concernant la nourriture et l'hygiène de vie ? Ce sont les questions qui animent ce livre. Les chapitres contribuent à la restitution de l'univers informationnel des consommateurs depuis le XIVe au XXe siècle. Ils s'attachent à décrire et expliquer l'émergence et le fonctionnement des repères qui nous orientent dans les marchés alimentaires et des services qui s'y rattachent. Les thèmes concernent l'identification des produits et de leurs caractéristiques, l'imagination liée à l'alimentation et à la cuisine, et l'intervention des autorités publiques dans les transactions alimentaires.
Résumé : Dans une région bien délimitée, la légation de Bologne et le duché de Milan, à la même époque, autour des années 1580, trois artistes, Vincenzo Campe, Bartolomeo Passerotti et Annibale Carracci, vont se mettre à peindre un nouveau type de représentations, ce que l'on nommera a posteriori des scènes de genre. Une simultanéité étonnante, d'autant plus que ces nouvelles peintures ont une autre caractéristique commune : elles représentent toutes des personnages aux gestes et aux formes d'action dictés par la présence de la nourriture. Comprendre le rôle de l'aliment dans l'émergence même de la peinture de genre en Italie est ce à quoi s'attache ce livre. D'Anvers à Bologne et Crémone, des tableaux de boucherie à la littérature macaronique de Folengo, du musée d'Ulisse Aldrovandi aux écrits des diététiciens italiens de l'époque, des Zanni de la Commedia dell'arte à la figure emblématique de la Cula, ce texte analyse les liens entre peinture et nourriture, mis en perspective dans la culture italienne du Cinquecento. Basé sur un riche corpus iconographique et un ensemble de textes artistiques, ce livre tire son originalité de l'exploitation de toute une production littéraire et théâtrale de la Renaissance ayant trait à la nourriture, mais aussi de traités de diététiques, de livres de cuisine et de textes relatifs à la théorie des humeurs. Au croisement de l'anthropologie et de l'histoire de l'art, ce travail de recherche éclaire l'apparition de la peinture de genre en Italie par l'analyse des motifs alimentaires qui y sont représentés. Chargée à la fois de significations traditionnelles et de sens nouveaux, la nourriture représentée génère, de toute évidence, un dispositif créateur organisant ces peintures de genre.
Les migrations internationales sont une clef de compréhension essentielle du fonctionnement du monde actuel. Elles constituent un enjeu fondamental dans chacune des sociétés qu'elles concernent, qu'il s'agisse des régions d'origine, des pays d'installation ou des zones de transit. Le "paradigme migratoire" offre un puissant outil d'analyse des transformations sociales et spatiales à l'oeuvre dans le monde. Aurait-on pu par exemple imaginer, il y a trente ou quarante ans, que la question migratoire marquerait à ce point les élections nord-américaines, britanniques, allemandes, hongroises, autrichiennes, néerlandaises, italiennes... et bien entendu françaises ? Les auteurs — géographes, sociologues, historiens, anthropologues, juristes, démographes — font le point sur la façon dont ont été conçues, élaborées et traitées les problématiques relatives aux migrations depuis une trentaine d'années. Chaque chapitre montre comment un domaine de recherche a émergé, tiraillé entre demande publique (possédant us propres objectifs généralement de court terme) et autonomie de la recherche attachée à la construction des savoirs. Il en résulte un ouvrage qu'on peut utiliser comme un manuel, utile à tous ceux qui veulent comprendre la complexité des migrations internationales.
A travers une galerie de portraits de traducteurs et traductrices ayant exercé entre 1940 et 1944, cet ouvrage offre un éclairage nouveau sur la vie littéraire durant la seconde guerre mondiale. Traduire, comme écrire, sous la botte de l'occupant nazi, c'est résister ou collaborer. Ce livre explore les trajectoires individuelles et le travail de ces médiateurs, "acteurs invisibles de la littérature". Quelle est leur place ? Dans quel contexte évoluent-t-ils ? Quel est leur rôle ? Hélène Bokanowski, Maurice Betz, Pierre Darmangeat, Paul de Man ou encore Jean Wahl : ces portraits saisissent la traduction sous plusieurs aspects : biographique, historique, sociologique, historique, éditorial et théorique. En s'appuyant sur des archives privées inédites, cet ouvrage constitue un apport précieux aux études sur la vie littéraire francophone en temps de guerre. Avec les contributions de Lucile Arnoux-Famoux, Albrecht Betz, Stéphanie Braendli, Pauline Giocanti, Yanno Guo, Sylvie Humbert-Mougin, Alexis Tautou, Hubert Roland, Thomas Vuong.