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Le mythe ou la représentation de l'autre dans l'oeuvre romanesque d'Aragon
Narjoux Cécile
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782747513470
Cécile Narjoux propose ici une étude novatrice de toute l'œuvre romanesque d'Aragon, incluant les proses poétiques (Le Paysan de Paris), présémiologiques (Henri Matisse, roman) et quasi théoriques (Théâtre/roman). La " fabulation magico-romanesque " d'Aragon, selon l'expression de Breton, est ainsi envisagée comme une écriture essentiellement polyphonique, faisant dialoguer les mythes de l'Antiquité et ceux de l'imaginaire aragonien. Se dessinent par là même une intertextualité interne à l'œuvre et une autobiographie poétiquement masquée, dont la cohésion est assurée in fine par le motif architectural et mythique du labyrinthe, " grande ossature inconsciente ", qui fait, selon Proust, le style d'un écrivain et fonde sa littérarité. Naît ainsi une rhétorique spécifiquement aragonienne qui s'illustre dans le retour de figures de style privilégiées, telles l'antithèse, la métaphore, l'oxymore, l'hypallage et la métonymie : autant de tentatives stylistiques de concilier par l'écriture les contradictions internes à l'œuvre et à la psychologie de l'auteur et de ses personnages. Ceux-ci, pris dans le mouvement apparemment progressiste du Monde Réel, se retournent en fait sans cesse sur leur passé : c'est la " grande aventure négative " (Les Voyageurs de l'impériale) qui les met aux prises avec l'idée de Temps qu'incarnent et explicitent les quatre grands archétypes de la femme aragonienne auxquels se confrontent tour à tour les archétypes correspondants de l'homme aragonien. " Où cela commence, ou cela finit-il, moi ? " est-il dit dans Théâtre/Roman. Toute l'œuvre d'Aragon tente d'y répondre en mettant continuellement en scène les conflits du Moi et de l'Autre, de l'Autre et du Même, tension éminemment productive puisqu'elle aboutit à l'une des écritures les plus puissantes et originales du XXe siècle.
Non, la langue littéraire n'est pas morte ! " A partir d'un vaste corpus de récits d'écrivains modernes et contemporains, Cécile Narjoux s'est penchée sur l'actualité et la vivacité dans les fictions contemporaines de la notion de "langue littéraire", réputée morte ou disparue depuis Flaubert. L'examen, dans ces oeuvres, de quatre grands pôles langagiers - les temps verbaux, la phrase, le lexique et l'énonciation - révèle l'influence formelle des écritures du XXe siècle sur celles de notre nouveau siècle. Est donc renouvelé le réservoir formel de la langue littéraire, que l'on peut envisager comme inépuisable. Le récit de fiction contemporain donne ainsi à lire une double expérience du temps : expérience du temps dans la langue (la mémoire des formes passées) et expérience du temps par la langue (d'où procède la mise en fiction), et c'est à un voyage dans le temps littéraire, au travers de ses choix formels, qu'il convie le lecteur.
Grammaire graduelle du français.Complète et détaillée, pour un niveau universitaire.Actuelle, avec les dernières avancées de la linguistique.Progressive, des sons aux mots (phonétique, orthographe, lexique, classes de mots...) et à la phrase (simple, complexe, accords...), du texte (connecteurs, anaphores...) au discours (énonciation, actes de langage...) .Graduelle, avec 4 niveaux de lecture1. Entrée principale, avec les notions de base2. Niveau d'approfondissement, pour une mise en perspective3. Remarques, sur des observations culturelles ou historiques4. Questions/réponses transversales et synthétiques, pour se préparer aux épreuves écrites et orales.Méthodique, avec un sommaire approfondi, rappelé à chaque chapitre.Pratique, avec une mise en évidence des éléments essentiels et des tests opératoires, des renvois, un index de 4 500 occurrences, une table des questions/réponses La référence des étudiants en LettresLettres modernes, Lettres classiques, Grammaire, Sciences du langage, MEEF (métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation). CAPES et Agrégation.
Qu'il s'agisse du poète ou du romancier, on se sera longtemps exclamé sur le "style", sur la "langue", voire sur "l'écriture" d'Aragon, mais on les aura finalement peu décrits. Cet ouvrage se consacre donc à la matière même de l'oeuvre, celle sur laquelle il n'a jamais cessé d'exercer une attention vigilante: "Toute la vie, dans le secret de mon coeur, je me suis considéré comme un linguiste". Tant il est vrai que la langue, Aragon n'en a pas été seulement un praticien, mais également un technicien et un critique, se faisant tour à tour traducteur, lexicographe et linguiste. Les études proposées sont signées de spécialistes d'Aragon attentifs à sa langue ou de linguistes amateurs d'Aragon. Ce dialogue a permis de dégager trois grandes perspectives, valorisant le rapport complexe de l'auteur au lexique, à la phrase et à l'énonciation, ou sa conscience toujours affichée et inquiète de la langue. S'esquisse donc la cartographie des styles - plutôt que du style - de cet écrivain qui a traversé tout un siècle, et dont l'oeuvre a porté les interrogations et les expérimentations.
Non la langue littéraire n'est pas morte! C'est la pétition de principe que chaque article de ce recueil a voulu valider: à l'aube du XXIe siècle, la langue littéraire est bien vivante, revitalisée même des multiples influences, apports et supports que les nouveautés du siècle mettent à sa disposition. L'ouvrage réfute donc certains lieux communs en la matière: à l'idée d'une langue "sous verre", "malade", "neutralisée", "en morceaux" s'oppose l'idée d'une langue "sous influence" et "métissée", neutre, en cela qu'elle vise à transcender un fonctionnement de type paradigmatique; et "en mouvement" (par différents effets de manipulations graphiques, technologiques, scéniques). L'ouvrage postule ainsi qu'il n'est pas de littérature vivante sans une langue ouverte qui se met en crise et se régénère hors des circuits fermés. C'est la meilleure réponse que l'on puisse adresser aux chantres du déclin de la littérature, de la langue et de la culture françaises.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !