Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La langue littéraire à l'aube du XXIe siècle
Narjoux Cécile
EUD
24,99 €
Épuisé
EAN :9782915611519
Non la langue littéraire n'est pas morte! C'est la pétition de principe que chaque article de ce recueil a voulu valider: à l'aube du XXIe siècle, la langue littéraire est bien vivante, revitalisée même des multiples influences, apports et supports que les nouveautés du siècle mettent à sa disposition. L'ouvrage réfute donc certains lieux communs en la matière: à l'idée d'une langue "sous verre", "malade", "neutralisée", "en morceaux" s'oppose l'idée d'une langue "sous influence" et "métissée", neutre, en cela qu'elle vise à transcender un fonctionnement de type paradigmatique; et "en mouvement" (par différents effets de manipulations graphiques, technologiques, scéniques). L'ouvrage postule ainsi qu'il n'est pas de littérature vivante sans une langue ouverte qui se met en crise et se régénère hors des circuits fermés. C'est la meilleure réponse que l'on puisse adresser aux chantres du déclin de la littérature, de la langue et de la culture françaises.
Non, la langue littéraire n'est pas morte ! " A partir d'un vaste corpus de récits d'écrivains modernes et contemporains, Cécile Narjoux s'est penchée sur l'actualité et la vivacité dans les fictions contemporaines de la notion de "langue littéraire", réputée morte ou disparue depuis Flaubert. L'examen, dans ces oeuvres, de quatre grands pôles langagiers - les temps verbaux, la phrase, le lexique et l'énonciation - révèle l'influence formelle des écritures du XXe siècle sur celles de notre nouveau siècle. Est donc renouvelé le réservoir formel de la langue littéraire, que l'on peut envisager comme inépuisable. Le récit de fiction contemporain donne ainsi à lire une double expérience du temps : expérience du temps dans la langue (la mémoire des formes passées) et expérience du temps par la langue (d'où procède la mise en fiction), et c'est à un voyage dans le temps littéraire, au travers de ses choix formels, qu'il convie le lecteur.
Depuis son entrée en littérature, en 1987, Eric Chevillard est à l'origine d'une oeuvre toute entière tournée vers l'exploration des potentialités de la langue Auteur de dix romans, de Mourir m'enrhume (1987) à Dino Egyer (2011), créateur d'un blog (L'Autofictif), où il signe quotidiennement trois billets, publiés en volumes depuis 2009, dialoguant avec certains peintres comme Gaston Chaissac (D'attaque), Eric Chevillard tient également, depuis 2011, une chronique dans Le Monde des Livres. Une telle posture auctoriale plurielle, qui reflète le caractère exploratoire de l'oeuvre, paraît caractéristique du nouveau siècle en ce qu'elle prend appui sur des supports variés et convoque diverses sémiotiques comme point d'ancrage/d'encrage, ou comme ligne de fuite, de sa propre écriture. C'est cet attrait pour l'écriture du nouveau siècle qui réunit stylisticiens et traducteurs au sein d'un volume que vient conclure un entretien avec Eric Chevillard.
Qu'il s'agisse du poète ou du romancier, on se sera longtemps exclamé sur le "style", sur la "langue", voire sur "l'écriture" d'Aragon, mais on les aura finalement peu décrits. Cet ouvrage se consacre donc à la matière même de l'oeuvre, celle sur laquelle il n'a jamais cessé d'exercer une attention vigilante: "Toute la vie, dans le secret de mon coeur, je me suis considéré comme un linguiste". Tant il est vrai que la langue, Aragon n'en a pas été seulement un praticien, mais également un technicien et un critique, se faisant tour à tour traducteur, lexicographe et linguiste. Les études proposées sont signées de spécialistes d'Aragon attentifs à sa langue ou de linguistes amateurs d'Aragon. Ce dialogue a permis de dégager trois grandes perspectives, valorisant le rapport complexe de l'auteur au lexique, à la phrase et à l'énonciation, ou sa conscience toujours affichée et inquiète de la langue. S'esquisse donc la cartographie des styles - plutôt que du style - de cet écrivain qui a traversé tout un siècle, et dont l'oeuvre a porté les interrogations et les expérimentations.
Résumé : Virgule ou point-virgule ? Point ou points de suspension ? La ponctuation est un véritable casse-tête ! Cet outil propose : règles et exceptions ; explications simples et claires, démarche progressive ; ouvertures culturelles, exemples nombreux, classiques et actuels ; exercices de difficulté croissante avec leurs corrigés ; tests, mémos, examen final pour évaluer ses compétences ; index détaillé. Destiné a tous ceux pour qui le bon usage de la langue française est une nécessité et un plaisir !
Quand il présente Fenêtre sur cour en 1954, Alfred Hitchcock jouit d'une popularité croissante, bien que la critique peine encore à le prendre au sérieux. Le film est tourné en un lieu unique, un défi séduisant pour le réalisateur qui confirme son inventivité en matière de mise en scène, de montage et d'utilisation de la musique. L'intrigue, quant à elle, offre une dimension subversive évidente : le spectateur se trouve dans la position du héros-voyeur, et tous deux sont déçus quand ils pensent qu'il n'y a pas eu meurtre ; en finissant par assouvir leurs désirs macabres, Hitchcock joue ainsi avec leurs sentiments. Il contourne également la censure, l'épilogue n'étant qu'une façade, au même titre que les murs en briques des immeubles du décor. Comme la caméra qui dépasse le cadre strict de la fenêtre de l'appartement de Jeff dès la scène d'ouverture, cet essai se propose d'étudier ce classique à la lumière des autres réalisations du cinéaste, afin de montrer combien Fenêtre sur cour peut être envisagé comme une synthèse de son oeuvre, périodes anglaise et américaine confondues.