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La saison des fruits à pain. La sézon fiyapen
Narèce Francine ; Briand Arthur
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782336432120
Il y a bien des années, si le matin, au réveil, une mère de famille ne se demandait pas, anxieuse : ki sa man kay ba sé timanmay-la manjé ? (Que vais-je donner à manger aux enfants ? ), cela signifiait que la saison des fruits à pain était là ! Du pain-bois disaient nos aînés, une merveille, cet arbre, un miracle son fruit ! Un kiwi géant avait murmuré une petite fille qui en voyait un, coupé longitudinalement, pour la première fois. S'il est bien préparé, il est d'une saveur inégalable. La gastronomie lui a offert un plateau d'argent afin de conjurer les confluences historiques et économiques qui le transplantèrent dans les Amériques. On regarde, on hume, on touche, on se délecte, on écoute tomber avec extravagance ces larges feuilles qui filent dans le cours d'eau de l'oubli, s'accrochent à une autre avant d'atteindre le sol ou s'étalent lentement sur l'herbe. La sézon fiyapen est arrivée et a apporté la langueur des chaudes après-midi et la douceur des soirées habitées par les contes et les histoires de toutes sortes.
On peut rêver qu'une île peuplée d'hommes, de femmes et d'enfants dont les ancêtres ont été capturés en Afrique, conquière sa liberté mais que les anciens maîtres puissent mater à jamais ces fiers mutins. Dans le théâtre que propose Francine Narèce, le rêve continue d'exister et elle persiste à démontrer que la malédiction de Cham qui hante les esprits des peuples Africains-Antillais, peut et doit être effacée à jamais. Dans cette nouvelle pièce, une réécriture de l'Antigone de Sophocle, elle reprend cette indispensable idée de la désobéissance et de la révolte. Mais elle va plus loin : les désobéissants, les indignés, les mutins, les rebelles, les révoltés sortent vainqueurs parce que le mot justice se pare de l'or de la vérité et de la magnificence de la promesse du jour nouveau.
Le théâtre, riche de tragédies dans sa tradition antique est un genre littéraire peu prisé à ce jour par les auteurs sous nos latitudes. Très peu ont osé le "théâtre de combat", le marronnage dans l'écriture. Francine Narèce relève ce défi. Cette ambition la pousse à planter sa plume dans l'encre sombre de notre histoire. Elle veut sublimer nos héros oubliés, ces combattants morts pour rien qui ont marqué notre histoire en lettres de sang. Notre histoire regorge de tragédies : que reste-t-il de tous ces sacrifices, celui de Lumina, celui d'Ignace et de tant d'autres encore, de tous ces anonymes qui ont donné leur vie pour ceux qui aujourd'hui attendent ? Serait-ce la peur qui annihile les plumes ? La peur de déplaire aux nouveaux maîtres, la peur d'échouer comme le roi Christophe ou encore Lumumba ? Dans cette réécriture de la tragédie de William Shakespeare, Hamlet, Francine Narèce porte un coup fatal. Ce sont les femmes qui sont mises en avant. Ce sont elles qui ont toujours fièrement porté en secret les ferments de la liberté. Justice leur est rendue avec Chimamanda. Arthur Briand
Telle ces fleurs qui ont mûri dans l'infini de la nuit sans qu'aucun oeil n'ait pu en saisir ni l'éclosion ni la transformation que seules les palettes de couleurs nouvelles révéleront dans le reflet du jour suivant. C'est ainsi que Francine Narèce se dit. Elle trace en suivant sa musique, sans note assourdissante, dans la cadence du défroissement joyeux de pétales qui s'ouvrent au temps : le temps de la lecture d'une plume bavarde qui danse l'envolée de petites histoires phosphorescentes ou moirées, fines et ambiguës à la fois. Complexité de l'être en quête de compréhension du dire et du conter qui dans leur essence accouchent de variétés d'orchidées aux teintes apaisantes et qui, dans un geste parfois inexpliqué, engendrent une amanite tue-mouche. Mé tou sa sé la vi-a ! Lydie Bétis.
Entre Ralph Ellison et Aimé Césaire, entre l'invisibilité constatée et la négritude revendiquée par les grands intellectuels noirs, Etienne Dumond, le héros d'Invisible négritude, cherche, à travers des expériences professionnelles diverses et variées, un antidote à une pathologie générée par le colonialisme et le racisme : la cécité sociale. Elie Pennont, l'un des comédiens martiniquais les plus connus, est chargé de donner la voix au personnage de Francine Narèce, dans un spectacle en solo. Ses indéniables talents de conteur nous feront découvrir comment prendre de la distance et de la hauteur en toutes circonstances et crier en riant que l'avis des Noirs compte.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.