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LE PHILOSOPHE ET SON DOUBLE UN COMMENTAIRE DE L'EUTHYDEME DE PLATON
NARCY
VRIN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782711608454
Etrange dialogue que l'Euthydème : Socrate désireux d'apprendre l'éristique ! La tentation était grande de n'y voir qu'ironie, et si nombreux sont ceux qui y ont cédé, qu'il s'en est constitué une solide tradition. Qui prête l'oreille aux sophistes, cependant, croit reconnaître certaines des doctrines les plus constitutives de l'image habituelle du platonisme, telle la réminiscence. A travers les prétentions concurrentes de Socrate et des Sophistes à la supériorité dans l'art protreptique, se fait jour un affrontement où le platonisme, ses thèses retournées contre lui, est mis sur la défensive. De tous les dialogues de Platon, l'Euthydène est peut-être le plus exclusivement consacré à l'élucidation de la relation du platonisme avec la sophistique. Ce qu'on a pris pour indigence de son contenu, c'est l'acuité avec laquelle la forme y est considérée. Formalisme moral de Socrate, formalisme éristique des sophistes : dans la leçon d'éristique donnée à Socrate apparaît, plus clairement peut-être que dans aucun texte antique, la logique propre au discours sophistique, celle-là même à laquelle a affaire sa totalité le texte platonicien. La sophistique, et Platon avec elle, relèvent d'un régime de discours pré-aristotélicein, et c'est dans la pratique de ce discours que demande à être réinscrite la tant galvaudée ironie socratique. En même temps qu'elle remet en cause bien des représentations traditionnelles, tant du personnage de Socrate que de la filiation de Platon à Aristote, la lecture de l'Euthydème est ainsi un exemple du renouvellement que peut apporter une histoire des pratiques discursives à la compréhension des dialogues de Platon.
Les lumières de Rousseau à portée de tous de manière simple et rapide, c'est ce que propose ce dictionnaire. Rassemblant des fragments courts de son ?uvre (de la Nouvelle Héloïse à sa correspondance), l'ouvrage nous invite à (re)découvrir la pensée de Rousseau dans ses multiples aspects : politique, philosophique ou encore poétique?
Résumé : " Savoir " n'est que l'une des variantes de la traduction du grec Sophia, et " l'amour du savoir ", l'une des façons de traduire le terme forgé, dit-on, dans le milieu socratique, philosophia. Faire entendre dans Sophia " savoir " plutôt que " sagesse ", c'est orienter cette présentation de Platon vers les aspects épistémologiques de sa philosophie, plutôt que sur son versant politique et éthique. Qu'est-ce donc que le savoir pour Socrate ou, à travers le Socrate des dialogues, pour Platon ? On retiendra pour significatif de la recherche contemporaine que l'ensemble des contributions qui forment ce volume examinent la question à partir de la République. La République, puis la trilogie Théétète, Sophiste, Politique, et enfin le Parménide : voilà le corpus sur lequel on interroge ici Platon.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.