Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le miroir aveugle
Nanni Giacomo
LA PARTIE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782492768859
Il arrive qu'au crépuscule d'une longue vie, la vue comme la mémoire s'embrument. Il en est ainsi pour les êtres vivants... et pour les miroirs. C'est ce que nous raconte le miroir presqu'aveugle de cet album. Tout commence par un constat cruel : il n'arrive plus à réfléchir. En effet, le reflet flouté de deux enfants le confirme et le miroir s'agace : s'il ne les voit plus, eux se voient-ils ? Est-il devenu inutile ? Dans ce cas, mieux vaut se réfugier dans le passé. Le miroir presqu'aveugle remonte le fil de ses souvenirs mais là encore, c'est un peu flou, la mémoire est confuse... Le texte plein d'humour, porté par un graphisme original où se côtoient pixels colorés et traits maîtrisés, nous interroge sur la perception relative que chacun de nous a de la réalité. Un album singulier qui parle du vieillissement comme d'un espace créatif, d'une mémoire qui s'échappe au profit d'un imaginaire épanoui.
Résumé : "Toute cette vie passée sur les routes, à l'horizontale... Il faudra que je meure à la verticale, pour être sûr de voir la différence." Ce récit est inspiré de la véritable histoire de Charles J. Whitman (1941-1966), connu pour avoir perpétré l'un des premiers meurtres de masse aux Etats-Unis : le 1er août 1966, il a ouvert le feu depuis la tour de l'université du Texas, à Austin, faisant 16 morts et 32 blessés. Thomas Gosselin et Giacomo Nanni reconstituent la trajectoire et les derniers jours de cet homme, jusqu'à ce qu'il passe à l'acte.
Résumé : Vince Taylor n'existe pas est la biographie -en partie- imaginaire d'un personnage réel. Mêlant les faits avérés de la vie du "Démon noir du rock n' roll" et la présence fictive de l'une de ses très jeunes fans, ce roman graphique fait le choix délibéré de l'outrance, de la poésie et du fantastique pour épouser la vie délirante et l'esprit troublé de son personnage. Bad boy, psychopathe et schizophrène, a-t-il vraiment, comme il le prétend, assassiné tous ses rivaux ayant, à la recherche du succès, emprunté son célèbre costume de cuir noir ? Habité, à Paris, dans la réplique de la Statue de la Liberté ? Est-il le seul génie dont toutes les icônes des années 6o ne seraient que les plagiaires ? En donnant une forme graphique et littéraire à la vie de Vince Taylor, Maxime Schmitt et Giacomo Nanni ont écrit le roman inédit d'une époque et d'une existence vécues jusqu'à la folie.
Balestrini Nanni ; Moroni Primo ; Revel Jeanne ; L
Livre d'histoires et d'analyses politiques, compilation de documents, tracts, chansons, articles de revues ou manifestes, témoignages à la première personne et au jour le jour d'une révolte, devenue "transformation radicale de la vie quotidienne, utopie, besoin de communisme, révolution sexuelle, lutte armée, etc. ", La horde d'or est un ouvrage de grande ampleur qui parcourt l'histoire politique italienne, depuis les prémisses des années 60 jusqu'à la fin des années 70, qui verront s'exténuer les espérances et les jubilations d'une génération "outrageusement" enthousiaste. Ouvrage transgenre ou transversal, La horde d'or permet de combler un "manque d'histoire" de la fin du XXe siècle, et apporte une information de première main et de première importance sur dix années qui ébranlèrent non seulement l'Italie, mais également l'Europe, et dont l'actualité resurgit, près d'un demi-siècle plus tard, dans les mouvements et les luttes du jeune XXIe siècle, pour signifier l'inanité des réponses institutionnelles qui ont été apportées à la crise "créative, politique et existentielle" à laquelle nous sommes confrontés.
Un père avait deux fils. Le premier était réfléchi et intelligent. Le cadet en revanche était sot, incapable de comprendre et d'apprendre". Ainsi débute Histoire de celui qui s'en alla chercher la peur, conte des frères Grimm magistralement réinterprété ici par Giacomo Nanni. C'est en s'engageant sur les chemins de la falaise à la recherche de la peur que l'idiot a rencontré l'amour. Mais en bousculant les conventions, il se heurte aux préjugés des puritains et déclenche la haine d'une communauté prompte à passer de l'enseignement des Évangiles au plaisir du lynchage collectif. Malheur à celui par qui le scandale arrive... Revisitant la grande tradition du mélodrame et des amours impossibles, Giacomo Nanni décortique ce drame familial pour en exposer l'implacable mécanique sociale; il en tire un manifeste esthétique ébouriffant. Ses constructions géométriques, son utilisation de la répétition et le rythme circulaire qu'il donne à l'histoire transforment ses planches en un théâtre où se révèle tout son art de la mise en scène. Ses personnages rejouent pour nous l'éternelle défaite du fou, le sacrifice des amoureux et la corruption des autorités morales avec un brio qui rend la conclusion plus déchirante que jamais.
Une histoire désopilante où les mots sont les matériaux d'un jeu littéraire. Un ver vert aux yeux vairons décide un jour de se rendre à Versailles pour y rencontrer le Roi. Hélas, ce ver commet un impair en nommant Vercingétorix celui qui se fait appeler Roi Soleil. C'est vers là que tout bascule et que l'on tente de mettre le ver vert sous les verrous... Bruno Gibert se livre dans cet album à l'un de ses passe-temps favoris, la contrainte oulipienne qui impose ici la récurrence du son "ver" dans un récit conduit par le nonsense. Le texte fait jaillir en vert les mots homophones tandis que les images, où le grotesque se déploie dans des décors soignés, proposent une partie de cache-cache entre le lecteur et le ver. Si le premier effet du livre est de nous faire rire aux dépends d'un ver idiot, il incite par ailleurs l'enfant à tenter lui-même des acrobaties sémantiques et lexicales.
Un album documentaire adapté aux plus petits pour saisir les grands principes d'un monde vivant vieux de deux cents millions d'années. L'un des angles choisis par Bastien Contraire est celui de l'échelle comparative. Grâce à un jeu de correspondances sur la double page, le lecteur découvre, par exemple, que le protocératops était à peine plus grand qu'un mouton et que le spinosaure pesait aussi lourd que douze ours blancs. Il apprend plus loin que les velociraptors chassaient en groupe, que certains dinosaures étaient couverts de plumes ou encore qu'ils avaient pour contemporains serpents, tortues et libellules...
Un récit essentiel et généreux pour savourer encore et encore les moments précieux de l'enfance.Une enfant se projette dans son rôle imminent de grande soeur et imagine ce qu'il faudra préparer, partager, montrer, mais aussi garder pour soi. La jeune narratrice déclame à l'enfant qui va arriver la liste des bonheurs à venir et des savoirs accumulés, dont elle-même prend peu à peu conscience. C'est par cet exercice qu'elle affirme son identité, ses goûts, se découvre et exprime ses réflexions. Les images de Loren Capelli, au stylo et pastels secs, déploient le récit au fil des saisons ; utilisant la couleur avec générosité et une grande liberté pour livrer par éclats ce qui compose le monde de la narratrice.
Une histoire d'éveil à la vie sensible et joyeuse qui s'adresse aux très jeunes lecteurs. Dans cet album, Pauline Martin met le nouveau-né au coeur de son propos. Exception faite de quelques scènes qui indiquent que le parent aimant n'est jamais très loin, il est ici seul en scène et il agit. Sans autre guide que ses sens en alerte, Bébé entre progressivement en contact avec le monde. L'exploration, et surtout l'observation qui revient dans plusieurs scènes, développent sa motricité et stimulent son autonomie. Pauline Martin insiste sur l'importance de laisser le bébé vivre ses expériences pour mieux avoir conscience de lui-même et construire ses propres repères d'espace.