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Halbwachs et la mémoire sociale
Namer Gérard
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782738495952
C'est l'oubli de la société qui intéresse d'abord Halbwachs quand il décrit la classe ouvrière dans sa thèse de 1912 ; il l'appelle une classe sans mémoire parce qu'elle a été reléguée, seule en face de la matière. Contre cette mémoire oublieuse de la société naissent les exigences collectives de consommation ostentatoire. La construction sociale de la mémoire individuelle constitue dans Les cadres de 1925 la première sociologie de la mémoire qui cherche une même structure dans la mémoire collective et dans la tradition historique. Le deuxième système de sociologie de la mémoire se centre sur la mémoire sociale : le support de la mémoire n'est plus le groupe mais le courant de pensée traversant diachroniquement et synchroniquement la société. L'essentiel de ce second système est une polémique radicale mais cachée contre Marc Bloch. Halbwachs répond d'abord par La Topographie Légendaire des Evangiles qu'il n'y a aucune incompatibilité entre la pensée causale de l'historien et la pensée finalisante du sociologue. Dans Mémoire collective il finira par opposer la richesse de la multiplicité des mémoires collectives à la facticité et au terrorisme du temps homogène et unique des historiens. Le contexte de l'antifascisme qui lui fait camoufler sa polémique est aussi à l'origine d'une réévaluation de la mémoire du solitaire comme mémoire culturelle ou savante ; le temps de la mémoire sera à la fois durée historique et éternité du sens telle qu'on n'oublie jamais rien.
Rousseau théorise le passage de la société par ordre à la société de classes. Il étudie la stratification et la mobilité sociales. Il ne sépare jamais la rationalité de la méthode, la critique morale et l'espoir de la loi égalitaire. Il écrit pour notre temps puisqu'il est le premier à poser les rapports d'une politique démocratique dans son contexte européen. " Tout tient à la politique ? " Certes... mais à la politique extérieure.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.