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Tous en ligne ! Vivre à l'heure de l'hyperconnexion
Naivin Bertrand ; Georgelin Mélanie
HERMANN
24,05 €
Épuisé
EAN :9791037005458
Depuis l'avènement du web 2. 0, nos usages d'internet n'ont cessé de se diversifier grâce à une technologie toujours plus tournée vers l'internaute. C'est ainsi que des blogs et forums du début des années 2000 aux actuels réseaux sociaux, celui-ci fut amené progressivement à densifier sa présence sur la Toile et à toujours plus s'y exprimer. Internet est alors devenu un nouvel espace d'expression, offrant à l'homme hyperconnecté que nous sommes devenus une panoplie personnalisée à portée de clic et en constante évolution. Des simples échanges entre membres d'une même communauté numérique que permettaient les premières plateformes sociales, nous sommes aujourd'hui invités à toujours plus investir Internet jusqu'à y opérer un transfuge de notre personnalité, nous numériser en somme, et ce d'autant plus que les actuelles interfaces mobiles nous offrent désormais un accès total et permanent au web. Dès lors, nous ne comptons plus aujourd'hui les informations et les activités qui nécessitent que l'on se connecte avec notre Smartphone et qui sont grâce à lui consultables et opérables en ligne. Une véritable "tech-sistence" où le numérique s'impose toujours plus dans notre quotidien. Mais quels impacts cette mise en ligne continue de soi a-t-elle sur notre relation au monde et à nous-mêmes ?
Résumé : Du succès de la saga Moi, moche et méchant au #chubby sur Instagram, du selfie au photo-dumping, du désormais incontournable pull moche arboré à Noël à l'improbable design de la Citroën AMI, il semble qu'aujourd'hui, la Beauté avec un grand B ne soit plus en vogue. Normatif et dictatorial, artificiel et trompeur, prompt à l'asservissement et au rejet du différent, le Beau est alors à présent accusé d'intolérance et de propagandisme. Dès lors, la Laideur est devenue en art une source intarissable de liberté esthétique et une critique de la culture du Surhomme des dictatures du XXe siècle avant que le moche ne soit considéré comme une réponse à l'hyperesthétisme impersonnel et deshumanisant des mass media. Depuis, l'heure semble désormais à l'élaboration d'une esthétique de l'inesthétique et à la banalisation comme à la valorisation de nos penchants les plus abjects. De cette tendance émerge une nouvelle valeur qui ne prétend plus à la transcendance du Beau ni au choc cathartique du Laid, mais revendique une mocheté assumée et militante. Un moche qui entend déconstruire les anciennes hiérarchies esthétiques et morales au profit d'une vision résolument inclusive. Un néo-moche que nous qualifions d'imbeau, et dont ce livre propose d'analyser la genèse artistique autant que sociétale.
La laideur. Tout le monde semble se sentir capable de la repérer, la catégoriser, la définir. Quoi de plus évident en effet que ce laid qui, de l'avis général s'oppose au beau. Pourtant, et s'il semble que presque tout puisse être divisé en ce qui est laid et ce qui ne l'est pas, la même question revient sans cesse : qu'est-ce qui fait la laideur ? La frontière entre ce qui nous répugne et ce qui nous plaît paraît en effet parfois bien mince. C'est ainsi également que ce que nous considérions un temps "beau" peut se découvrir un jour "laid" et que nous pouvons nous surprendre à nous montrer fascinés par la laideur. C'est ainsi, encore, que le laid peut parfois se cacher dans ce qui nous paraissait au premier abord beau, et que la beauté peut n'être qu'une laideur maquillée. C'est ainsi enfin que de belles images peuvent trahir une société laidement artificielle. Dans ce livre, des philosophes, un théoricien de l'art et un spécialiste du design reviennent donc sur cette laideur qui, si elle semble provoquer l'unanimité, n'en finit pas de nous interroger sur ce que Kant appelait notre faculté de juger, et sur le "goût" en général.
Il est devenu commun de considérer le selfie comme un autoportrait photographique. . Et pourtant, le passage du self-portrait au selfie révèle un nouveau regard photographique. L’image de soi devient alors dialogique et permet au Petit Poucet 2. 0 que nous sommes de garder la trace de lui-même dans un présent menacé. Face à un futur apocalyptique, le selfiste se vérifie. Cet essai se propose d’analyser l’obsession de rester avec soi à travers les trois grands moments photographiques que furent l’apparition de Kodak, du Polaroïd et du smartphone.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.